Volkswagen CC 2017 : dernier tour de piste

Points forts
  • Motorisation souple
  • Toujours belle malgré son âge
  • Finition intérieure
Points faibles
  • Pas d’équipement de sécurité active
  • Une seule version disponible, la plus chère
  • Dégagement limité pour la tête à l’arrière
Évaluation complète

La CC figure sur le marché depuis un bon bout de temps. Elle s’appelait jadis Passat CC, mais elle a changé de nom pour l’année-modèle 2012 afin de se distinguer de la berline intermédiaire Passat, redessinée cette année-là et désormais offerte en version nord-américaine, plus grosse que la version européenne.

La CC est l’un des premiers modèles sur le marché à arborer le style du coupé à quatre portes, et le seul proposé par une marque populaire. Aujourd’hui, presque toutes les équipes de stylistes des constructeurs automobiles tentent d’incorporer une ligne de toit fuyante à leurs berlines, mais la CC demeure une voiture unique.

Cette bagnole est toujours aussi séduisante, néanmoins, elle commence à montrer son âge alors qu’elle amorce la dernière année de sa production, avant d’être remplacée par la Volkswagen Arteon, qui sera bientôt révélée au public. La berline élancée n’est plus offerte qu’en une seule déclinaison, l’édition Wolfsburg, et avec un seul moteur.

L’an passé, la CC était équipée uniquement d’un quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres, le V6 de 3,6 litres ayant été poussé à la retraite. Logique, puisque de toute façon, très peu d’acheteurs de berlines intermédiaires choisissaient l’option du moteur plus puissant. Étrangement, le modèle 2017 a largué le quatre cylindres et le V6 revient au travail, le temps d’une année-modèle. Le rouage intégral est également proposé de série.

Photo: Michel Deslauriers

Avec 280 chevaux et un couple de 265 livres-pied sous le pied droit, gérés par une boîte automatique à six rapports, on a droit à de belles performances à bord de la CC. La sonorité de son moteur est tout aussi agréable, et sa consommation est demeurée raisonnable lors de notre essai hivernal, avec une moyenne calculée de 10,8 l/100 km. Le moteur V6 rehausse également la sensation de luxe et le rapport qualité-prix de la voiture comparativement au moteur de 2,0 litres. Toutefois, celui-ci pourrait néanmoins reprendre du service dans l’Arteon, alors si l’on préfère la douceur d’un V6, la CC 2017 pourrait être notre dernière chance d’en obtenir un. Bon, il est encore disponible dans la Passat — pour l’instant.

Les ingénieurs ont conçu presque tous les produits modernes de Volkswagen avec l’agrément de conduite en tête, et à cet égard, la CC ne déçoit pas. Ce n’est évidemment pas une voiture sport, cependant la tenue de route est belle, la direction est précise et la position de conduite inclinée nous donne l’impression d’être assis à bord d’un coupé. Malgré son âge, elle demeure plus agréable à conduire que la Passat américaine, laquelle est plus fade.

L’habitacle de la Volkswagen CC 2017 affiche également quelques rides, mais puisque la marque ne rafraîchit pas le design de ses intérieurs très souvent, ça ne paraît pas trop. La finition est impeccable, comme d’habitude, et les sièges en cuir ondulé ajoutent une belle touche de luxe.

Concernant l’ergonomie, on ne peut reprocher grand-chose à la CC, et Volkswagen a bien fait de moderniser le système multimédia l’an dernier, afin d’incorporer un écran tactile plus réactif ainsi qu’une intégration d’Apple CarPlay et Android Auto. Au moins, on retrouve un bouton de démarrage pour que l’on n’ait plus à enfoncer la grosse et lourde télécommande dans le tableau de bord.

La CC dispose de portières sans cadres, alors chaque fois qu’on les déverrouille ou qu’on les ouvre, les vitres s’abaissent de quelques millimètres, et se relèvent une fois les portes fermées afin de bien se loger dans les joints de porte. Parfait, mais en hiver, et surtout après une pluie verglaçante ou une journée froide suivant une journée clémente, les vitres ont tendance à rester collées, ce qui peut s’avérer problématique.

Photo: Michel Deslauriers

Un autre problème, du moins pour certaines personnes, c’est l’accès aux places arrière. La ligne de toit basse fait en sorte que l’on doit se pencher en montant à bord pour ne pas se cogner le melon. Une fois assis, on trouve que les sièges arrière sont confortables, avec l’inclinaison des dossiers et des coussins sculptés pour nos derrières. Malheureusement, pas de chauffage pour les sièges à l’arrière. Le passager au centre ne sera pas à l’aise avec un coussin plus rembourré et moins d’espace pour la tête, mais au moins, il y a trois ceintures; à sa première année sur le marché, la Passat CC ne pouvait accommoder que quatre personnes. Le volume du coffre est évalué à 374 litres, c’est adéquat, bien que sa profondeur nous laisse croire qu’il est encore plus spacieux.

Puisqu’il n’y a qu’une seule version tout équipée de la Volkswagen CC 2017, on peut s’imaginer qu’elle n’est pas vendue à prix d’aubaine. Son PDSF est fixé à 41 990 $ avant les frais de transport et de préparation, et pour 3 690 $ supplémentaires, on peut opter pour l’ensemble R-Line qui ajoute entre autres une apparence plus sportive et un toit panoramique. La berline se place donc dans le territoire des berlines compactes de luxe. Elle se mesure aussi aux versions plus cossues de la Nissan Maxima, bien que cette dernière ne soit pas disponible avec un rouage intégral. Elle rivalise également avec la Dodge Charger et la Chrysler 300 et leurs transmissions intégrales en option, des berlines beaucoup plus logeables.

La CC est un choix unique dans la catégorie des berlines intermédiaires à cause de sa silhouette de coupé. C’est un choix sportif dans un monde de voitures sans saveur, mais c’est cet attribut que les consommateurs recherchent surtout. C’est également une voiture vieillissante qui ne peut offrir les derniers dispositifs de sécurité active comme le régulateur de vitesse adaptatif, la prévention de sortie de voie et la surveillance des angles morts. Si l’on ne se sent pas trop concernés par ses gadgets électroniques, que l’on n’a pas de bambins à attacher à leurs sièges d’appoint tous les jours, et que le grognement d’un moteur V6 nous plaît, alors la CC mérite un coup d’œil avant qu’elle ne disparaisse.

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