MINI Cooper S Cabriolet 2016 : une autre raison pour détester l’hiver

Points forts
  • Plaisir de conduite
  • Bonne économie de carburant
  • Toit électrique polyvalent et facile d’utilisation
Points faibles
  • Visibilité arrière nulle avec le toit baissé
  • Quelques plastiques discutables dans l’habitacle
  • Peu d’espace à l’arrière
Évaluation complète

On peut adorer l’hiver pour le ski, le hockey et les bonshommes de neige. Et quoi de plus relaxant que de regarder une douce tombée de neige, à travers la fenêtre du salon, bien emmitouflé d’une couverture avec une tasse de chocolat chaud à la main, accompagné de notre tendre moitié?

En revanche, on peut détester l’hiver pour le froid, les factures salées d’électricité et de chauffage et, bien sûr, l’obligation de sortir chaque matin de la semaine pour aller travailler, y compris le déneigement de la voiture et le trafic incessant.

Depuis quelques années maintenant, la marque anglaise MINI nous donne une raison de plus pour rêver à l’été.

La MINI Cabriolet, fraîchement redessinée pour l’année-modèle 2016, propose un habitacle un peu plus spacieux et confortable, une dynamique de conduite rehaussée et de nouvelles technologies divertissantes.

D’abord, la voiture est un peu plus grosse que le modèle de génération précédente. Elle est plus longue de 114 à 129 millimètres, selon la version, plus large de 44 mm et repose sur un empattement allongé de 28 mm. On profite donc d’un habitacle plus accommodant, la différence étant notable sans pour autant ruiner l’expérience d’une MINI, c’est-à-dire conduire une petite voiture. Si nous avons besoin de plus d’espace, on peut jeter un coup d’œil à la nouvelle MINI Clubman.

Évidemment, les proportions n’ont rien à voir avec la Mini originale, la bagnole créée par Sir Alec Issigonis à la fin des années 50, et qui marqué l’histoire de l’automobile pour la simplicité de sa conception, sa conduite inspirée et sa capacité de transporter quatre passagers. La marque MINI réagit tout simplement aux désirs du marché nord-américain; les gens à la recherche d’une voiture plus petite visitaient leurs concessionnaires et en ressortaient sans acheter parce que leurs voitures étaient justement « trop petites ».

Photo: Michel Deslauriers

Deux nouvelles motorisations sont offertes, les mêmes que l’on retrouve dans tous les autres récents produits de la gamme. La Cooper Cabriolet, celle de base, reçoit un trois cylindres turbocompressé de 1,5 litre qui génère 134 chevaux et un couple généreux de 162 livres-pied. Une boîte manuelle à six rapports figure de série, alors qu’une automatique à six rapports est optionnelle. Pour un moteur avec un nombre impair de pistons, celui-ci est étonnamment raffiné, musclé, et peu énergivore avec une consommation mixte ville/route de 7,2 l/100 km.

La Cooper S Cabriolet, celle que nous avons essayée, dispose d’un quatre cylindres turbo de 2,0 litres, avec 189 chevaux ainsi qu’un couple de 207 livres-pied disponible dès les 1 250 tr/min. Grâce à une fonction de surrégime, le moteur peut brièvement générer jusqu’à 221 livres-pied, permettant des accélérations de 0 à 100 km/h en 7,2 secondes avec la boîte manuelle. Notre consommation s’est chiffrée à 8,8 l/100 km au cours de l’essai, et la voiture boit de l’essence intermédiaire au minimum, préférablement du super.

En incluant la John Cooper Works Cabriolet, on se retrouve en fait avec trois moteurs différents. Celui de cette dernière, toujours d’une cylindrée de 2,0 litres, produit 228 chevaux et un couple de 258 livres-pied.

La voiture n’est peut-être pas une fusée en ligne droite, mais son couple permet des décollages surprenants, au point de nous faire ricaner comme des enfants chatouilleux. À l’instar de ses sœurs à toit rigide, la tenue de route de la MINI Cabriolet 2016 est étonnante, avec une direction ultrarapide, un châssis bien équilibré et une agilité sans borne. On a toujours envie de rouler vite à bord de cette voiture, ce qui est bon ou mauvais, selon l’humeur de la force policière de notre ville. Ou de ses quotas de contraventions à émettre, mais ça, c’est une autre histoire...

La marque de commerce de MINI, c’est évidemment l’expérience de conduite et le plaisir de vivre à bord, et la nouvelle génération de la voiture n’a pas perdu de son charme. La MINI Cabriolet 2016 se veut propice pour profiter de l’été au maximum, puisque son toit en tissu à commande électrique peut être monté ou abaissé en une quinzaine de secondes, et ce, tout en roulant jusqu’à une vitesse de 30 km/h. Et jusqu’à 120 km/h, on peut même retrousser une portion de la capote pour simuler un simple toit ouvrant.

Les gens de MINI ont même concocté une minuterie intégrée à l’ordinateur de bord, nommé Toujours ouvert, qui calcule le nombre de minutes ou d’heures que l’on a roulé le toit baissé. Question de figurer si la dépense additionnelle de la version Cabriolet — on parle de 6 500 $ par rapport à la MINI 3 Portes — en a valu la peine. S’il pleut tout l’été, n’utilisez pas cette minuterie, ça va vous déprimer plus que d’autre chose.

Photo: Michel Deslauriers

Dans la nouvelle génération des MINI, quelques aspects ergonomiques qui rendaient ces voitures uniques ont toutefois disparu. L’indicateur de vitesse, autrefois un immense cadran logé au centre de la planche de bord, a été déménagé dans une nacelle située droit devant le conducteur. Les commandes des vitres latérales, autrefois des interrupteurs à bascule au bas de la planche de bord centrale, ont été remplacées par des commutateurs conventionnels sur les accoudoirs de porte.

Toutefois, le design accrocheur et unique de l’habitacle y est toujours. Le gros cadran circulaire abrite dorénavant et exclusivement le système multimédia et son écran de 6,5 pouces, ou de 8,8 pouces en option comme c’était le cas dans notre Cooper S Cabriolet à l’essai. En option, un ensemble d’éclairage d’ambiance comprend un anneau lumineux autour de l’écran, dont la couleur varie en fonction du mode de conduite choisi, aux forces d’accélération, à l’ajustement du volume de la radio ou à la réception d’un appel téléphonique. Un beau gadget.

L’habitacle est joli et la qualité des matériaux a progressé par rapport à la génération précédente. Cependant, certaines surfaces sont toujours garnies d’un plastique rugueux. Comme mentionné plus tôt, l’espace est suffisant, du moins à l’avant, alors qu’à l’arrière, le dégagement pour les jambes est presque inexistant. Si l’on désire voyager à quatre dans la MINI Cabriolet 2016, les occupants à l’avant devront avancer leurs sièges, et tout le monde sera probablement inconfortable. Et lorsque l’on abaisse le toit, la capote s’empile au-dessus du coffre au lieu de s’y loger, rendant la visibilité arrière presque nulle.

La MINI Cabriolet 2016 se détaille à partir de 27 990 $ avant les frais de transport et de préparation, mais l’édition 2017 qui vient tout juste d’arriver en concession voit son PDSF augmenter de 500 $. La Cooper S se vend à partir de 32 240 $ (32 740 $ en 2017), et notre voiture à l’essai incluait dix mille dollars d’options. Ouf! Au moins, les ensembles d’options ne sont pas très dispendieux, alors on n’est pas contraints de tout choisir.

À environ 30 000 $, ou moins, il n’y a pas beaucoup de décapotables sur le marché canadien pour profiter le plus longtemps possible des journées ensoleillées. Il y a la Volkswagen Beetle Décapotable, la Fiat 500c, la Ford Mustang Décapotable, la Mazda MX-5 et la Fiat 124 Spider. Seules ces deux dernières sont aussi amusantes à conduire que la MINI.

Au final, la MINI Cabriolet possède tous les atouts pour séduire, avec un look unique, une conduite enivrante et un caractère festif. Pour MINI, il ne reste qu’à améliorer sa réputation au chapitre de la qualité initiale, croupissant depuis des années au bas du classement de la firme étasunienne J.D. Power. Au moins, la fiabilité du produit semble s’améliorer avec le temps.

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