Mitsubishi Outlander, avantage quatre cylindres

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2009

Arrivé en 2003, l’Outlander était à ce moment pourvu d’un moteur quatre cylindres qui lui permettait de rivaliser avec les Honda CR-V, Subaru Forester et autres petits VUS du genre. Lors de son renouvellement en 2007, on a cependant délaissé cette mécanique pour la remplacer par un V6 plus puissant et bien sûr, plus gourmand. Mais il s’agissait d’une erreur, puisque les acheteurs jettent de moins en moins leur dévolu sur ce type de motorisation, préférant désormais économiser à la pompe. Par conséquent, Mitsubishi a répliqué un an plus tard en ramenant au menu un moteur quatre cylindres, mais cette fois sous le capot d’un Outlander immensément plus talentueux.

Ainsi, on peut aujourd’hui se vanter chez Mitsubishi d’offrir une gamme beaucoup plus complète, comprenant un choix de moteurs et de rouages d’entrainement. Il n’est donc pas surprenant de constater que les ventes de ce véhicule sont en hausse considérable pour 2008, alors que celles de plusieurs rivaux fléchissent. Évidemment, il n’y a pas que l’ajout de ce moteur qui a fait en sorte que l’Outlander se vend mieux. Il faut aussi dire que la refonte majeure du véhicule lui permet de se positionner différemment sur le marché, créant un meilleur achalandage chez les concessionnaires. Puis, les gens ont maintenant davantage confiance en la marque qui était inconnue du public il y a à peine cinq ans. Avec raison, la clientèle ne considère plus Mitsubishi comme une marque de second rang, mais bien comme un solide rival aux meneurs. Quelques acheteurs interrogés m’ont d’ailleurs tous confié avoir envisagé le Rav4 et le Santa Fe lors de leur magasinage.

Sept places et...beaucoup d'espace

Plus généreuses, les dimensions du Outlander rejoignent maintenant celles des VUS compacts les plus imposants. On parvient ainsi à offrir aux acheteurs plus d’espace et de capacités qu’auparavant, allant même jusqu’à fournir sur certaines versions une troisième rangée de sièges. Fait inusité, alors que le petit Outlander propose dans certains cas de l’espace pour sept occupants, l’intermédiaire Endeavor ne se contente que de cinq places !

À bord, l’espace est donc spacieux pour les deux premières rangées. Le conducteur bénéficie d’un poste de conduite vaste et bien aménagé, alors que les passagers arrière se réjouissent de l’espace et du confort qui leur est accordé. Personnellement, j’hésiterais presque à installer mon chien sur la troisième banquette, tant cette dernière est « chambranlante » et bon marché... À ce niveau, avouons que le Santa Fe de Hyundai fait mieux. En revanche, ladite banquette se rabat à plat à un niveau très bas, ce qui permet d’obtenir un seuil de charge peu élevé. Le hayon rabattable en deux sections prouve que Mitsubishi a tout mis en oeuvre pour optimiser l’espace de chargement. Quant aux sièges de la rangée médiane, ils se rabattent et se replient sur eux-mêmes.

De la version ES de base jusqu’au modèle XLS, on retrouve à bord une présentation moderne et très agréable. Les lignes sobres du tableau de bord, l’éclairage rouge de l’instrumentation et le dessin des sièges prouvent que les stylistes y sont allés avec beaucoup de minutie. Malheureusement, il semble que de petites compressions budgétaires ont eu d’importantes répercussions sur le résultat final, puisque la qualité des matériaux ne rend pas justice à la beauté et à l’efficacité de cet habitacle. Dommage…

Avantage quatre cylindres

Côté motorisation, le quatre cylindres s’avère à mon sens le choix le plus intéressant. Non pas parce que le V6 ne fait que consommer davantage, mais bien parce que le rendement du quatre cylindres est plus impressionnant par rapport à la concurrence que celui du V6. En fait, le quatre cylindres jumelé à une boîte automatique à variation continue permet d’obtenir des performances honnêtes et un rendement honorable, pour une consommation se situant autour de 10 litres aux 100 kilomètres. En optant pour le V6 de 3,0 litres, vous composerez avec une motorisation un brin rugueuse et plutôt gourmande (environ 13 litres aux 100 km), qui se compare difficilement aux V6 de 3,3 et 3,5 litres offerts chez Hyundai et Toyota. Naturellement, la capacité de remorquage et les performances sont plus intéressantes qu’avec le quatre cylindres, mais là s’arrête la liste des avantages. Il est dommage que le petit moteur ne vous permet pas de bénéficier de la sellerie en cuir, du système de navigation ou de la troisième rangée de sièges.

Heureusement, toutes les versions se comportent avec brio sur la route, permettant même à ce petit VUS de se positionner avantageusement à ce niveau face aux rivaux précités. Conçu à partir des bases de la Lancer, l’Outlander reçoit une plate-forme très rigide, une direction rapide et précise et des éléments de suspension très bien calibrés qui lui permettent de briller au chapitre du comportement. Il faut également mentionner qu’il est doté d’un système de rouage intégral sur demande, ce qui signifie que l’on peut choisir le mode deux roues motrices, le mode automatique et le mode quatre roues motrices permanent. Seul élément décevant sur la route, la piètre insonorisation du véhicule, surtout au niveau des places arrière. Alors, il vous inspire ? Eh bien, sachez en terminant qu’il a démontré jusqu’ici une excellente fiabilité et que sa garantie est de loin la meilleure de toute l’industrie quoi qu’en dise GM. Et comme les incitatifs financiers sont généralement plutôt avantageux du côté de chez Mitsubishi, tout est indiqué pour que vous vous rendiez chez le concessionnaire.

FEU VERT

Bon choix de modèles
Moteur quatre cylindres nouvellement arrivé
Comportement routier dynamique
Habitacle spacieux et bien aménagé
Garantie rassurante

FEU ROUGE

Troisième banquette symbolique
Qualité de finition décevante
Moteur V6 grognon et gourmand
Une seule version à moteur 4 cylindres

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