Toyota Prius v 2017 : mettre la pédale douce

Points forts
  • Consommation retenue
  • Beaucoup d'espaces de rangement
  • Espace de chargement impressionnnant
  • Habitacle silencieux à vitesse de croisière
  • Fiabilité reconnue
Points faibles
  • Moteur bruyant en accélération
  • Vibrations lors du passage entre le moteur électrique et celui à essence
  • Queqlues plastiques pauvres
  • Sensible aux vents latéraux
Évaluation complète

Après deux années marquées d’abord par l’arrivée de la nouvelle Prius (2016) puis de la Prime, sa version rechargeable (2017), les ingénieurs et les designers de Toyota ont décidé de mettre la pédale douce. Ainsi, la Prius c, construite sur une base de Yaris et la v, la Prius la plus imposante, reviennent en 2017 sans changements.

Pour commencer, précisons que la Prius v est plus grosse qu’elle n’en a l’air en réalité. Avec ses lignes d’une rare sobriété, elle passe inaperçue et ce n’est qu’une fois que l’on est à son volant que l’on se rend compte de ses dimensions. Le coffre peut même contenir entre 971 et 1 906 litres selon que les dossiers de la banquette arrière sont relevés ou repliés. Ce n’est vraiment pas loin de ce qu’offre le RAV4!

À l’avant, l’espace pour la tête ne fait pas défaut. Les sièges s’avèrent confortables les premières heures et relativement confortables ensuite. En fin de compte, c’est peut-être juste mon popotin qui est difficile… En tout cas, ledit popotin a remarqué que les sièges chauffants chauffaient beaucoup! La banquette arrière procure un confort tout aussi relatif malgré que l’assise coulisse et que les dossiers soient inclinables. Heureusement, le plancher parfaitement plat ajoute au confort du passager central… si vous trouvez quelqu’un qui veuille bien s’asseoir au milieu.

Photo: Alain Morin

Espaces de rangement et autres subtilités

Devant le conducteur… rien. Outre un volant, il n’y a rien devant le conducteur. Comme dans toutes les Prius, mais ce design, selon moi, commence à dater. Ce qui n’empêche pas l’œil de rapidement trouver son chemin vers le module central, là où sont regroupées toutes les informations. Il faut cependant un peu de pratique pour savoir où dénicher l’information désirée puisque certaines données sont très petites.

Toutes les commandes tombent bien sous la main, même ce drôle de petit levier de transmission qui devient franchement agréable à manipuler une fois que l’on a saisi ses petites subtilités. Soulignons enfin que les espaces de rangement sont nombreux et facilement accessibles. D’ailleurs, sous le plancher du coffre, il y a un grand espace de rangement. Soulignons enfin (bis) que la qualité de certains plastiques pourrait être un peu plus relevée… Soulignons enfin (ter) que si les boutons pour débarrer les portes et régler les rétroviseurs s’illuminaient la nuit venue, personne ne s’en offusquerait. Soulignons enfin… ben non, on ne souligne plus rien!

Consommation fort intéressante

Sous le capot se terre un quatre cylindres 1,8 litre de 98 chevaux, marié à un moteur électrique de 80 chevaux. L’ensemble donne une écurie de 136 chevaux. Si vous croyiez qu’on pouvait simplement additionner les deux puissances pour découvrir le nombre de chevaux au total, désolé de vous décevoir! La batterie au nickel-hydrure métallique (NiMH) a une capacité de 1,3 kWh. La boîte automatique, une CVT à commande électronique, relie cet ensemble hybride aux roues avant.

Toyota publie des cotes de consommations de 5,4 l/100 km en ville et 5,8 sur la route. Lors de ma semaine d’essai, sans vraiment faire plus attention que d’habitude et sur des routes secondaires ou des autoroutes environ 70% du temps, j’ai obtenu 5,8 l/100 km selon l’ordinateur de bord. Un bon vieux calcul « à’ mitaine » a plutôt donné 6,4 (79,20 litres pour 1 230 km).

Photo: Toyota

Il ne faut pas confondre silence et calme…

Le style extérieur de la Toyota Prius v 2017 se reflète aussi dans son comportement routier. C’est d’un calme, mais d’un calme… Pas le genre de calme que l’on retrouve à bord d’une Lexus LS, non. Que non!!! Il faut entendre le moteur (à essence évidemment!) de la Prius v hurler son désespoir dès que l’on appuie le moindrement sur l’accélérateur. Dans la LS, peu importe l’angle du pied droit, le silence est roi.

La Prius v est plutôt d’un calme qui incite à ne pas dépasser les limites, à ne pas brusquer la direction, à éviter les trous dans la chaussée. À son volant, on n’a juste pas envie de s’exciter. Remarquez qu’une personne qui se porte acquéreuse d’une Prius v a sans aucun doute l’environnement bien plus à cœur que la réussite de beaux dérapages! Par contre, ce qui m’a dérangé davantage que le hurlement en accélération, c’est la vibration engendrée par la mise en marche du moteur à essence lorsque la batterie n’est plus capable de fournir. Dans mon souvenir, l’ancienne génération de la Prius était moins « shakeuse ».

La direction est assez floue, surtout au centre, et ne procure que très peu de sensation tactile. La suspension, de son côté, offre un bon niveau de confort. La tenue de route est correcte tant que l’on demeure dans les limites du raisonnable. Personnellement, je changerais les pneus Toyo Proxes A20 215/50R17 pour des modèles un peu plus performants mais, au risque de me répéter, les propriétaires d’une Prius v n’en ont sans doute rien à foutre!

La Toyota Prius v n’est pas la plus excitante à conduire, néanmoins, elle a une immense qualité que bien des autos sportives n’ont pas… Celle de remplir parfaitement son mandat, soit d’offrir à son propriétaire une consommation très retenue et en corollaire une empreinte écologique très faible, un grand espace de chargement et une fiabilité très relevée. Pas pire quand même!

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