Mercedes-Benz SLK, visite chez l'esthéticienne !

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2009

Alors que la dernière génération du roadster le plus abordable du constructeur a été introduite en 2004, le millésime 2009 a droit à une légère retouche, histoire de maintenir l’intérêt pour le modèle jusqu’à sa refonte complète prévue pour 2011. La SLK s’inscrit dans le créneau des cabriolets au côté de la BMW Z4, de la Porsche Boxster et de la Audi TT. On pourrait également ajouter à la liste la Honda S2000, mais cette voiture est beaucoup plus extrême.

Pour 2009, le constructeur a revu l’appellation de la version de base. La SLK 280 devient donc la SLK 300, correspondant ainsi un peu mieux à son moteur de 3,0 litres, moteur qui demeure inchangé cette année. L’Europe a droit à un modèle situé sous la SLK 300, soit la SLK 200 Kompressor, cette dernière étant animée par un quatre cylindres jumelé à un compresseur volumétrique. Malheureusement, Mercedes n’offre plus de quatre cylindres au Canada, ce qui fait de la SLK 300 le modèle le plus abordable.

La SLK350, plus de puissance

On retrouve en milieu de gamme la SLK 350, la version qui génère pratiquement 50 % des ventes chez la SLK. Voilà la seule version qui affiche des changements plus majeurs au chapitre des composantes mécaniques, puisque son moteur V6 de 3,5 litres développe maintenant 300 chevaux au lieu des 268 de la génération précédente. Le tout a été réussi en modifiant les pistons et en augmentant le taux de compres sion. Ce changement permet d’atteindre un régime maximal plus élevé, soit 7 500 tours/ minute, apportant ainsi un regain de puissance. Pas mal pour un V6!

Au sommet de la gamme, on retrouve finalement la SLK 55 AMG, la seule de sa catégorie à proposer un moteur V8. Forte de ses 355 chevaux, la SLK 55 AMG transforme ce cabriolet en véritable bombe, bien appuyée par la riche sonorité du moteur de 5,5 litres. Si les versions 300 et 350 proposent de série une boîte manuelle à six rapports, l’AMG reçoit la boîte Steptronic à sept rapports, également offerte en option dans les autres livrées. Pour ce qui est du reste, les équipements demeurent relativement similaires d’une version à l’autre.

Si on note peu d’améliorations technologiques, les quelques changements cosmétiques apportés à la SLK sont légèrement plus apparents. L’avant a été retouché et présente un nouveau fascia. Celui-ci reprend le style du SLR tout en imitant le museau d’une formule un. L’arrière hérite d’un becquet distinct alors que les échappements sont maintenant ovales et intégrés au bas du pare-chocs. Bref, les changements sont assez mineurs, mais le nouveau devant distingue bien le modèle 2009 de la génération précédente, un élément qu’apprécieront les acheteurs.

À l’intérieur, on note quelques retouches subtiles et discrètes. On remarque principalement un nouveau volant intégrant les commandes de l’ordinateur de bord et du système de sonorisation. Dans l’ensemble, la SLK séduit par la richesse de son habitacle, par le souci de finition ainsi que par la qualité des matériaux utilisés.

Deux arguments de taille

Afin de se démarquer de la concurrence, la SLK propose deux arguments de taille. Le premier est sans contredit son toit rétractable rigide, qui appuie le style de la voiture en lui procurant l’aspect d’un coupé sport tout en assurant une parfaite insonorisation dans l’habitacle, sans oublier une rigidité accrue du châssis. Difficile de croire que l’on est au volant d’un cabriolet. Il suffit d’appuyer sur la commande et en quelque 20 secondes, on peut apprécier les plaisirs de la conduite à ciel ouvert. Et si la saison est encore un peu fraîche, vous aurez la chance de découvrir l’autre arme secrète de la SLK, soit son système Airscarf. Grâce à ce système, vous pourrez prolonger les plaisirs de ce cabriolet ou encore commencer la saison en avance. Vous n’avez qu’à activer la commande à trois niveaux pour que deux buses situées dans le bas de l’appuie-tête vous enrobent d’un vent chaud, contrant ainsi l’air froid provenant de l’arrière du véhicule.

Combiné à la boîte manuelle, le moteur de 3,0 litres de la SLK 300 livre des performances tout à fait louables. Ce moteur demeure fougueux, mais il faudra grimper les régimes afin d’en extirper toute la puissance. Mon choix se tourne vers la SLK 350 qui séduit non seulement par son couple initial plus généreux, mais également par la sonorité unique du moteur. La nouvelle SLK profite tout de même de quelques innovations technologiques. Alors que BMW possédait son système de conduite active, Mercedes introduit sa propre technologie, distincte mais apportant le même effet. À basse vitesse, la direction bénéficie d’un démultiplié plus important, facilitant la conduite urbaine ainsi que les manoeuvres de stationnement. En conduite plus rapide, la direction s’adapte automatiquement et démontre un peu plus de souplesse.

La SLK 2009 est certes un cabriolet de choix. Si vous recherchez la sportivité absolue, vous serez probablement mieux servi chez la concurrence, mais si vous priorisez avant tout le style, le raffinement et le luxe, voilà une très bonne option.  

FEU VERT

Style exotique
Habitacle soigné et luxueux
Toit rigide
Bon choix de modèles

FEU ROUGE

Électronique intrusive
Options chères
Volume du coffre restreint

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