Mercedes-Benz Classe GLK, trois lettres pour exceller

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2009

La compagnie Mercedes-Benz n’a pas la réputation de produire des véhicules de seconde classe. La plupart du temps, ses modèles sont la référence en fait de performance, d’efficacité et de qualité. Pourtant, lorsque le constructeur de Stuttgart s’est lancé dans la catégorie des véhicules utilitaires sport, les débuts ont été assez cahoteux. Bien que la Classe M a littéralement inventé la catégorie des VUS intermédiaires de luxe ou toutes activités, la première génération n’était pas à la hauteur de la réputation de la compagnie. On s’est rapidement repris par la suite et la nouvelle GLK en est une autre preuve.

Aucun autre constructeur européen de véhicules de luxe ne propose une gamme de véhicules aussi élaborée dans cette catégorie. Mais compte tenu de la situation économique et des restrictions pétrolières, chez Mercedes- Benz on a décidé de développer un modèle de catégorie compacte afin de parachever la gamme. On ne nous a pas fourni d’explication quant à la signification de ces trois lettres, mais je me permets une interprétation toute personnelle élaborée à partir de la documentation qui nous a été remise lors du lancement. La première lettre, G, pourrait être pour le terme gelandewagon qui signifie véhicule tout-terrain en allemand. Toujours dans la même langue, le L serait pour leighter qui veut dire léger, tandis que le K identifierait le mot kompact ou, vous l’aurez deviné, compacte en français.

Design contradictoire

Ce n’est pas que la silhouette de cette nouvelle venue ne soit pas jolie ou élégante, mais il y a quelque chose qui me dérange dans le déséquilibre des lignes de la carrosserie. En effet, avec une calandre bien en évidence on a voulu mettre de l’avant le caractère aventurier et agressif de ce modèle. Donc, la grille de calandre est constituée de trois baguettes chromées au centre desquelles trône l’étoile d’argent. C’est à partir de cet élément visuel principal que toutes les lignes de la carrosserie sont tirées vers l’arrière. Et pour éviter de donner la vision d’un véhicule court et joufflu, les stylistes ont dessiné une indentation dans les parois latérales des portières afin de galber la taille du véhicule. C’est ce qui tue et cause ce déséquilibre visuel dont je parlais précédemment... On donne des airs de costaud à la partie avant pour ensuite tenter d’amincir la taille avec un artifice visuel. Une explication de ce design nous vient à l’esprit. On a voulu créer, du moins visuellement, un descendant moderne à la Classe G, un 4X4 pur et dur.

Quoi qu’il en soit, à la regarder, cette Mercedes semble prête à affronter toutes les conditions que ce soit sur la route, sur la grand-route ou encore dans des sentiers difficiles d’accès.

Puisque ce véhicule est étroitement dérivé de la berline de Classe C, la planche de bord reprend ni plus ni moins l’architecture de base de cette dernière. Les buses de ventilation sont à la même place, les cadrans indicateurs circulaires sont toujours dans un réceptacle en forme de demi -lune. Les stylistes font appel à une applique en bois ou en aluminium brossé qui traverse celle-ci. Soulignons au passage l’excellente habitabilité de ce modèle, le confort et le support latéral de ses sièges, de même que le confort de la banquette arrière qui sera en mesure d’accommoder même un joueur de football.

Comme il se doit, cette Mercedes-Benz est dotée d’un équipement de série très complet. Au chapitre de la sécurité, la GLK cache sept coussins gonflables, dont un coussin de sécurité pour les genoux du conducteur.

Classe C, deuxième acte

La GLK est dérivée de la berline de Classe C dévoilée il y a deux ans. On reprend donc la même plate-forme qui a été renforcée pour les besoins de la cause, on a adapté la suspension « Agility Control » en conséquence et on conserve pratiquement la même gamme de moteurs selon les marchés en plus de proposer la transmission automatique à sept rapports 7G-Tronic. La suspension « Agility Control » est dotée d’amortisseurs qui se règlent automatiquement en fonction des conditions de la chaussée de la vitesse du véhicule. En passant, les versions nord-américaines ne pourront pas être commandées avec le groupe d’options « Hors Route ». Pour l’Amérique du Nord, un seul moteur sera disponible. Il s’agit d’un moteur V6 de 3,5 litres d’une puissance de 272 chevaux. Couplé avec la boîte automatique à sept rapports, il boucle le 0-100 km h en 7,1 secondes tandis que la vitesse de pointe est de 230 km/h. Lors de notre essai, la moyenne de consommation de carburant enregistrée a oscillé entre 11,2 litres à 12,5 litres aux 100 km.

Mercedes-Benz annonce une consommation moyenne de 10,4 litres aux 100 km. Toutes les GLK importées au Canada seront équipées du rouage intégral 4Matic qui a prouvé son efficacité depuis plusieurs années. Ce constructeur utilise deux versions de ce rouage intégral, celui de la GLK est similaire à celui utilisé sur les modèles de Classe C et de Classe S. Le couple est réparti en mode 45:55 entre les roues avant et les roues arrière. De plus, les ingénieurs ont programmé ce mécanisme et la suspension pour que le véhicule affiche un comportement sous-vireur. Il faut mentionner que le rouage 4Matic a peu d’effet sur la consommation en raison de son faible taux de friction. Terminons ce tour de la mécanique en précisant que les modèles canadiens seront chaussés de roues de 19 pouces, tandis que des jantes de 20 pouces sont optionnelles.

Solide et agile

Il suffit de rouler moins d’un kilomètre pour constater la rigidité de la caisse et l’excellence de l’insonorisation. On note également la grande surface vitrée du toit ouvrant offert de série et le confort des sièges qui peuvent se régler à l’infini grâce à leurs commandes électriques. Le réglage en hauteur et en profondeur du volant se fait manuellement, permettant de peaufiner sa position de conduite. Sur la route, on oublie rapidement qu’on est au volant d’un utilitaire sport ou d’un véhicule toute activité, comme on se plaît à les appeler en Allemagne. En effet, le comportement d’ensemble de la GLK est passablement semblable à celui de la berline de Classe C, ce qui n’est pas surprenant puisque la première est dérivée de la seconde. Le moteur V6 réagit rondement et les passages de rapports s’effectuent sans problème et en douceur. La direction à assistance variable en fonction de la vitesse est précise et pas trop assistée.

Et contrairement à certains modèles Mercedes-Benz essayés récemment, il est facile de doser la force appliquée sur la pédale de frein. Nous avons pu rouler quelques dizaines de kilomètres à haute vitesse sur les autoroutes allemandes et le véhicule s’est révélé stable comme le roc tant sa stabilité directionnelle était remarquable. De plus, même dans les virages serrés, le centre de gravité relativement élevé n’est pas apparu comme un handicap. En conduite urbaine, l’excellente visibilité périphérique et les larges rétroviseurs extérieurs s’associent à un rayon de braquage relativement court pour nous permettre de nous faufiler avec facilité dans la circulation, aidés en cela par la nervosité du moteur en reprise et en accélération. Nous avons également eu l’occasion d’effectuer une randonnée sur un parcours réservé aux véhicules tout-terrain et avons été impressionnés par les capacités de conduite hors route de ce véhicule.

Celui utilisé lors de cet essai était doté de l’option « Hors Route », mais sur la presque totalité du parcours, je suis persuadé que le la version canadienne aurait quand même pu s’en tirer sans ennui. La GLK possède tous les attributs et les toutes les qualités pour s’imposer dans cette catégorie. Sa seule grande faiblesse est l’absence d’un moteur diesel BlueTec. Mais comme le moteur diesel V6 3,0 litres Bluetec est déjà monté sur plusieurs autres véhicules utilitaires de la marque, on peut espérer que son arrivée sous le capot de la GLK ne saurait tarder.

FEU VERT

Plate-forme ultrarigide
Moteur bien adapté
Excellente habitabilité
Tenue de route impressionnante
Équipement de série très complet

FEU ROUGE

Absence de moteurs diesels
Version “Off Road” non disponible
Silhouette rétro
Système de navigation perfectible

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