Lexus GS350/460/450h, seule dans son créneau

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2009

Depuis le lancement de la toute première berline GS, dessinée par Giorgetto Giugiaro, cette série a toujours occupé une place spéciale au coeur de la gamme Lexus. Elle s’est constamment démarquée par son style et par son comportement plus inspiré, ce qui fut confirmé avec le lancement de la deuxième génération en 2006. Avec une motorisation variée qui comprend un groupe propulseur hybride, elle s’est également taillé un créneau unique chez les berlines de luxe.

Lorsque vint le temps de créer la deuxième génération de la berline GS, les stylistes de Lexus ont réussi à s’inspirer de la silhouette élégante de la première, tout en la modernisant. Ils en profitèrent aussi pour mettre son habitacle au goût du jour. Les ingénieurs firent de même avec la structure et les trains roulants y compris par l’ajout d’une version à rouage intégral, une première pour une berline Lexus. Sa seule lacune évidente, un moteur de base dénué de caractère, fut corrigée l’année suivante. Or, ce V6 de 3,5 litres et 303 chevaux était si performant que Lexus a sagement haussé la cylindrée de la version V8 de 4,3 à 4,6 litres l’an dernier. Le nouveau moteur de la GS 460 est essentiellement identique à celui de la grande LS 460, mais sa puissance est de 342 chevaux au lieu de 380 et son couple légèrement inférieur. Sans doute pour respecter la hiérarchie de la gamme.

Écologie et performance

La série GS s’est également démarquée avec l’apparition de la GS 450h, dotée d’un groupe propulseur hybride essence-électricité dont la puissance combinée est évaluée à 339 chevaux. Les GS 350 AWD et GS 450h sont très performantes, faisant virtuellement jeu égal au sprint 0-100 km/h et sur le quart de mille. La cote de consommation combinée de la GS 450h est cependant de 8,3 L/100 km contre 10,0 pour la GS 350 AWD et 10,5 pour la GS 460. On y gagne donc en consommation mais la GS 450h se distingue davantage par le fait que son moteur thermique est coupé à chaque arrêt et qu’elle peut rouler uniquement à l’électricité jusqu’à environ 50 km/h vers l’avant, si on accélère doucement. La pollution est alors nulle. é;.....

Quelle que soit la version, les GS se caractérisent par une qualité de fabrication et une finition irréprochables, à la hauteur de la réputation blindée de Lexus. Elles affichent un silence remarquable sur autoroute, presque entièrement dépourvu de bruit de vent. On entend par contre très clairement les pneus tapoter sur les petites fentes et petites bosses, le signe d’une grande rigidité structurelle. La position de conduite est sans faille et combine un volant sport à trois branches avec réglage électrique sur les deux axes, un siège impeccable avec des réglages parfaitement accessibles et un repose-pied plat et solide. L’ergonomie générale des contrôles est excellente, entre autres pour les qualités tactiles des commandes, leviers, boutons, molettes et autres.

Les contrôles des principaux systèmes – climatisation, sono, navigation – sont regroupés sur un écran tactile au centre du tableau de bord. Les touches sont grandes et l’écran est clair, sauf au soleil où il est complètement lavé. Il lui faudrait une visière. Les avis sont partagés concernant la petite console escamotable installée à gauche du volant qui comporte les réglages pour les rétroviseurs, l’illumination du tableau de bord, la télécommande du coffre, le bouton du volet d’essence et autres. Elle dégage le tableau de bord mais impose une manoeuvre additionnelle pour des réglages auxquels on veut accéder rapidement. Sans compter qu’il faut savoir ce qui s’y trouve pour y aller directement. Quant au coffre, l’ouverture est courte mais son volume acceptable.

Raisonnablement sportives

Les GS affichent un très bel aplomb en général. La tenue de cap est très bonne, comme le centrage de la direction. Elles se révèlent agiles pour leur taille et leur poids mais également très stables. La version GS 350 AWD à rouage intégral se comporte comme une propulsion, par contre. En poussant le moindrement, on se retrouve facilement avec un survirage qui est corrigé immédiatement par l’antidérapage. Les GS disposent d’ailleurs d’une impressionnante panoplie de systèmes électroniques assez efficaces. Le freinage à commande électronique (brake-by-wire) est par exemple puissant, avec une pédale qui offre des sensations linéaires et naturelles. Quant à la GS 450h, j’ai pris grand plaisir à la piloter lors de l’éprouvant rallye Targa Terre-Neuve de 2 200 km où elle s’est révélée étonnamment rapide et solide. Avec la motricité additionnelle d’un différentiel autobloquant et un peu plus de garde au sol, elle pourrait surprendre la deuxième fois. Somme toute, les GS sont des berlines de luxe attrayantes, offertes avec une motorisation très variée pour cette catégorie.

À part certaines réserves exprimées quant à la fiabilité de la GS 350 AWD dans une étude américaine sérieuse, la fiabilité de cette série est supérieure à la moyenne. Les GS possèdent pratiquement tous les attraits des grandes LS, dans un format moins imposant, drapées d’une silhouette plus originale et à prix nettement moindre. Si vous n’avez pas besoin des places arrière ou du coffre d’une limousine, et si vous pouvez résister aux charmes d’une griffe germanique, la GS mérite un sérieux coup d’oeil. Et si vous cherchez à résoudre la quadrature du cercle en combinant luxe, performance, écologie de pointe et comportement sportif, la GS 450h est le meilleur choix actuel, sinon le seul.  

FEU VERT

Finition et assemblage irréprochables
Motorisation efficace et variée
Comportement sûr

FEU ROUGE

Suspension ferme (surtout GS 450h)
Ouverture et volume du coffre (surtout GS 450h)
Éclairage habitacle faible

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