Suzuki Grand Vitara 2009, du quatre au six cylindres

Aussitôt dit, aussitôt fait. Eh oui, en apprenant que notre Grand Vitara à moteur quatre cylindres venait de franchir le cap des 12 000 kilomètres, le constructeur qui souhaitait revendre le véhicule à ce kilométrage s'est empressé de communiquer avec nous pour nous proposer de le remplacer par un modèle à moteur V6. Un nouveau V6, nous a souligné le service de relations publiques de Suzuki.

Ni une ni deux, nous avons accepté. Car même si le précédent véhicule n'avait été mis à l'essai qu'à la fin de l'automne et durant toute la saison hivernale, nous savions essentiellement quelles étaient ses forces et faiblesses.

Passer au modèle à moteur V6 signifiait que nous allions faire une croix sur l'économie d'essence pour favoriser les performances et les capacités de remorquage. Or, comme le moteur quatre cylindres nous avait grandement déçu par rapport à sa consommation (12,67 litres aux 100 kilomètres sur 9 220 kilomètres), nous avions espoir que le V6 ne soit que légèrement plus gourmand. Puis, effectivement, à la lumière de ce que nous avons pu constater jusqu'ici, force est d'admettre que l'écart de consommation entre les deux est symbolique. D'ailleurs, le Guide de consommation de carburant 2009 publié par Ressources naturelles Canada fait état d'une consommation similaire sur route, pour les deux moteurs. Et dans le cas d'une conduite en milieu urbain, l'écart ne serait que de 1,3 litre aux 100 kilomètres.

Plus lourd, plus costaud

C'est du moins l'impression que l'on ressent au volant de ce Grand Vitara, par rapport au modèle à moteur quatre cylindres. L'écart de poids n'est pourtant que d'à peine 100 kilos, mais la sensation est si différente qu'on ne se croit nullement au volant d'un véhicule quasi similaire. Le vrombissement du V6 joue évidemment un rôle dans cette impression, mais le véhicule semble tout simplement mieux assis, plus lourd et plus stable que son frère de plus faible motorisation.

Le V6 propose une puissance de 230 chevaux, soit 45 de plus que le précédent V6 de 2,7 litres. Il n'y a pas encore lieu de parler de performances de haut niveau comme pour le Toyota Rav4, mais on peut certainement affirmer que ce V6 se défend honorablement par rapport aux six cylindres offerts chez la plupart des rivaux. Ses accélérations et ses reprises sont musclées et son souffle est largement réparti. Le fait qu'il soit accompagné d'une boîte automatique à cinq rapports (au lieu de quatre pour le modèle à moteur quatre cylindres) explique sans doute pourquoi sa consommation est semblable à celle de son frère. Il est encore trop tôt pour se prononcer sur sa consommation réelle, mais au cours d'un parcours de 277 kilomètres effectué par plusieurs véhicules l'un à la suite de l'autre, notre Grand Vitara s'est avéré 9 % moins gourmand que le Mazda Tribute GT 2009 à moteur V6.

Capacités accrues?

Le Grand Vitara V6 nous laisse l'impression d'être plus costaud et plus apte à effectuer des besognes de camions. Pourtant, Suzuki fait état d'une capacité de remorquage similaire à celle du modèle à moteur quatre cylindres, ce qui est tout à fait curieux. En fait, la charge maximum de 3 000 livres (1 361 kilos) me semble un brin optimiste pour le quatre cylindres, et conservatrice pour le V6. L'exercice vaudrait la peine d'être effectué, mais puisque le véhicule n'est pas doté d'une attache-remorque, nous resterons sans réponse.

Chose certaine, même si les deux véhicules affichent une capacité de remorquage similaire, je n'hésiterais pas deux minutes à opter néanmoins pour le V6. Celui-ci sera plus apte à tirer, forcera moins et sera donc certainement moins gourmand. Puis il faut considérer que sa boîte automatique possédant un rapport supplémentaire lui permet de mieux exploiter le couple et la puissance du moteur.

Version toute équipée

Cette fois, Suzuki nous a confié une version toute équipée de son Grand Vitara, la plus cossue qui soit. Il s'agit d'un modèle JLX-L V6, équipé notamment d'une sellerie de cuir, d'un toit ouvrant, de la climatisation automatique et d'un système d'accès et de démarrage sans clé. Esthétiquement, il ne se distingue que par ses jantes de 18 pouces, nouvelles pour 2009. Le prix de cette version est chiffré à 32 695 $, auquel s'ajoutent les frais habituels de transport, de préparation, de taxe d'accise du climatiseur et tout le reste.

Actuellement, Suzuki remet en revanche une ristourne de 2 000 $ applicable à l'achat comme à la location, ce qui fait baisser la facture à 30 695 $. Compte tenu de l'équipement et de la puissance offerte, il faut admettre qu'il s'agit là d'une belle aubaine. À tout le moins, cette version me semble, pour le prix, plus alléchante qu'une version à moteur quatre cylindres.

Avec le printemps qui se pointe, nous verrons au cours des prochaines semaines comment se comporte notre Grand Vitara, chaussé pour l'instant de montes pneumatiques hivernales. Je ne voudrais pas vendre la mèche, mais mon petit doigt me dit que le niveau de satisfaction sera, avec ce modèle plus élevé.

Partager sur Facebook

Plus sur le sujet

EssaisSuzuki Grand Vitara 2009, les premières impressions
Conscient du fait que les acheteurs de VUS compacts recherchent souvent l'économie, et que la plupart des véhicules rivaux proposent un moteur à quatre cylindres, Suzuki se devait de réintroduire dans son modèle phare une telle motorisation. En effet, depuis la disparition du modèle Vitara en 2004, Suzuki n'avait qu'un …
EssaisLa tournée des salons en Grand Vitara !
Il est, comme à chaque année, de notre devoir de couvrir les divers salons automobiles régionaux, nationaux et internationaux. On y retrouve toutes les nouveautés, les primeurs, et on y apprend toujours une foule d'informations parfois pertinentes, parfois cocasses. Cette année, cette tournée s'est entièrement faite à bord de notre …
Commentaires