Subaru WRX 2016: Des sportives taillées sur mesure

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2016

Les sportives solides et performantes que sont les WRX et WRX STI ont été renouvelées avec sérieux et pertinence l’an dernier. À défaut des silhouettes racées que nous avaient promis quelques prototypes, elles rassemblent toutes les qualités qu’il faut pour être toujours les bolides les plus complets et polyvalents qu’on puisse trouver chez nous.

La WRX et sa jumelle non-identique, la WRX STI, sont à la fois très semblables et merveilleusement complémentaires. Pratiquement l’inverse de ce qu’elles étaient à la génération précédente. En jonglant habilement avec leurs composantes, jusque dans le menu détail, Subaru a réussi à leur donner des vocations, des profils et des caractères étonnamment différents. Et pourtant, elles se ressemblent tellement qu’on peine à les distinguer, direz-vous. Avec raison. Et c’est voulu.

Différence de taille sous le capot

À première vue, la WRX ressemble presque en tout point à celle que nous appellerons simplement, comme tout le monde, la STI. Entre autres parce que la différence la plus importante est bien cachée. Son moteur est effectivement une version nouvelle de 2,0 litres, à injection directe, du traditionnel quatre cylindres à plat turbocompressé de la WRX. Un groupe nettement plus doux et animé que l’ancien 2,5 litres, avec une sonorité plus aiguë. Ce ‘boxer’ plus moderne produit 268 chevaux et un couple de 258 lb-pi à 2 000 tr/min, permettant à la WRX de boucler le 0-100 km/h en 6,33 secondes et de compléter le classique 1/4 de mille en 14,33 secondes avec une pointe de 157,1 km/h.


Tout ça avec sa boîte manuelle à 6 rapports parce qu’on peut maintenant s’offrir aussi une WRX avec une transmission automatique à variation continue (TVC), un tandem qui fonctionne impeccablement, n’en déplaise aux puristes. Je n’ai pas encore complété les mesures de performance habituelles avec ce modèle précis. J’ai cependant parcouru quelques centaines de kilomètres en conduite souvent très sportive à son volant, sur certaines des routes à la fois les plus belles et les plus exigeantes de la Colombie-Britannique. Assez pour confirmer, sans équivoque, que la boîte à variation continue est un choix parfaitement valable.

La STI : un cran au-dessus pour les mordus

Aussi douée que soit la WRX, les passionnés de conduite et les habitués des circuits vont certainement savourer la précision et la finesse légèrement supérieures des commandes de la STI, le mordant de ses pneus, le roulis minime en virage et l’efficacité inégalée d’un rouage intégral dont le différentiel central est réglable, le différentiel avant autobloquant et l’essieu arrière doté d’un différentiel de type Torsen. Avec transfert de couple par application sélective des freins, de surcroît.

Ils goûteront le punch de son moteur plus musclé, une version affinée du 2,5 litres turbo familier qui produit 305 chevaux et un couple de 290 lb-pi à 4 000 tr/min. Bon pour le 0-100 en 5,83 secondes et le 1/4 de mille franchi en 13,89 secondes, à 162,8 km/h. Ils apprécieront forcément la puissance et l’endurance des freins Brembo de la STI dont les disques plus grands, tous ventilés, sont pincés par des étriers à quatre pistons à l’avant et deux pistons à l’arrière. Le double de la WRX qui se débrouille quand même bien, avec une distance moyenne de 36,2 mètres en freinage d’urgence à 100 km/h pour les 35,7 mètres de la STI.

Ils pourront même escamoter l’immense aileron arrière en optant pour la version ‘de base’ qui s’en passe, mais possède tous les éléments essentiels à la conduite, la performance et le comportement. C’est le choix pragmatique des amateurs sérieux. Le groupe Sport ajoute effectivement un toit ouvrant, donc quelques dizaines de kilos, en plus de réglages électriques pour les sièges, du système de détection d’obstacle pour l’arrière et les côtés de la voiture et de phares qui combinent des ampoules DEL et halogènes.

Le groupe Sport-tech rempile avec sellerie de cuir, jantes d’alliage BBS et une chaîne audio harman/kardon de 440 watts à 9 haut-parleurs avec un écran tactile de 7 pouces et une nuée de systèmes et connexions numériques. Il faut satisfaire aussi la clientèle moderne et branchée, après tout.

Contrairement à bon nombre de sportives de tout prix et de toute taille, les WRX et STI sont également des berlines étonnamment confortables, pratiques et spacieuses, avec un grand coffre qu’on peut allonger en repliant les dossiers arrière au besoin. Leurs commandes sont claires, simples, précises. Assez robustes, même. Elles vous mèneront partout, quelles que soient les conditions (ou presque), sans jamais rechigner. On peut même se les offrir sans verser de rançon princière. Qui dit mieux?

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