Acura MDX 2016: Maturité et sobriété

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2016

Le MDX a subi une cure de rajeunissement voilà maintenant deux ans. Plusieurs changements lui ont permis de rester sur le podium l’an dernier dans la catégorie des VUS intermédiaires de plus de 50 000 $. Pour 2016, Acura le dote d’une boîte automatique à 9 rapports, améliore son système de rouage intégral SH-AWD et propose l’ensemble AcuraWatch sur toutes les versions.

Le grand frère du RDX n’est pas le plus flamboyant modèle du groupe. Il ne fait aucun doute qu’un Mercedes-Benz GLE montre davantage de prestige et qu’un Porsche Cayenne s’invite naturellement sur une piste de course. Le MDX réussit néanmoins à conjuguer gracieusement ces deux caractéristiques tout en restant sobre et discret.

Vous êtes « watché »!

Outre les traditionnels gadgets que l’on trouve sur la plupart des véhicules concurrents, Acura bonifie l’offre avec l’ajout d’AcuraWatch. Dans les faits, le conducteur bénéficie d’un ensemble de 9 systèmes d’aide à la conduite, majoritairement des alertes de collisions alimentées par de nombreuses caméras et détecteurs parsemés autour du véhicule.

Coté mécanique, le MDX compte sur une unique motorisation V6 de 3,5 litres et profite cette année d’une nouvelle boîte à 9 rapports qui permet d’optimiser les performances. Dotée du système de désactivation des cylindres, la motorisation du VUS peut désactiver trois de ses cylindres afin de consommer moins de 10 litres aux 100 km sur la route. Évidemment, de nombreux critères influent sur ce système qui n’a désactivé les cylindres que très rarement durant notre essai, lequel a été principalement effectué en terrain montagneux, en hiver et lourdement chargé.

Mais son attrait, le MDX le doit à son rouage SH-AWD amélioré qui transmet 100 % du couple au roues avant en temps normal, mais qui peut distribuer jusqu’à 70 % de ce couple aux roues arrière au besoin, et même de le répartir à la roue bénéficiant de la meilleure adhérence. Même si l’efficacité est remarquable sur piste, c’est plutôt en hiver que le conducteur profite le plus de cette transmission intégrale.

Fidèle à ses habitudes, Acura propose la fonction Start/Stop uniquement sur la version Elite, la plus luxueuse. Elle permet au moteur de s’éteindre automatiquement lorsque le véhicule s’immobilise. Bien qu’il y ait un très léger délai, le redémarrage se fait discrètement et en douceur, ce qui le rend pratiquement imperceptible. En circulation urbaine, ce système favorise de très bonnes économies de carburant et limite grandement les émanations de CO2.

Exit excitations

La conduite du MDX ne procure pas de grands frissons. Même si Acura se vante d’avoir testé et calibré son VUS sur la célèbre piste du Nürburgring en Allemagne, la tenue de route ne rivalise aucunement avec celle d’un bolide de course. Les suspensions avant indépendantes et arrière à articulations multiples confèrent cependant au MDX une excellente maniabilité et un confort se rapprochant d’une berline sportive. Le VUS offre également trois modes de conduite. Selon le choix effectué, des ajustements s’opèrent sur la résistance du volant, l’accélérateur, le système SH-AWD et le son du moteur, mais rien ne modifie la fermeté de la suspension. Malheureusement, les différences sont à peine perceptibles pour la plupart des conducteurs. Le gabarit du véhicule et son comportement axé sur le confort atténuent les ajustements, si bien que l’on oublie rapidement le mode dans lequel le véhicule se trouve.

À l’intérieur, on constate l’habituelle disposition des commandes du fabricant. La présentation montre de nombreux reliefs qui ne cadrent pas toujours avec l’image de luxe pourtant véhiculée par la marque de prestige. L’habitacle réussit à procurer un environnement vaste malgré la perte de 3 cm en largeur subie lors de la dernière refonte. L’utilisation du système audio s’est grandement améliorée, mais les fonctions commandées par le gros bouton rotatif restent quelques fois hasardeuses. Audacieux pour sa version 2016, Acura a troqué le levier de vitesses traditionnel pour un sélecteur électronique à boutons-poussoirs. Son utilisation demande une légère adaptation, mais le dégagement résultant augmente l’espace disponible entre les deux occupants.

Les performances du MDX se sont embourgeoisées avec l’arrivée de la 3e génération. Malgré sa nouvelle plate-forme, la carrosserie classique qu’il adopte lui confère une image très discrète et un peu trop sérieuse. La fiabilité et la mécanique permettent au MDX de s’en sortir face à des concurrents plus excentriques.

Partager sur Facebook
Commentaires