Fiat 500L 2016: Des idées de grandeur

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2016

Lancée en Italie en 2007 pour commémorer le cinquantième anniversaire de sa création, la Fiat 500 moderne, si l’on peut l’appeler ainsi, se voulait un rappel assez fidèle de l’originale, autant au niveau du style que de la philosophie. En 2011, cette belle italienne débarquait en Amérique.

C’est connu. Les constructeurs qui donnent dans la grosse bagnole ont tendance à diversifier leur offre vers le bas, question d’attirer plus d’acheteurs et ceux qui se spécialisent dans la petite voiture ou la voiture peu dispendieuse font le chemin inverse. Inévitablement, on allait un jour se retrouver avec une Hyundai plus imposante qu’une Mercedes-Benz et c’est fait depuis déjà plusieurs années. Même Fiat s’amuse à créer des voitures de plus en plus grosses!

L’unanimité? Que non.

C’est ainsi qu’est née la 500L (L pour Large). Je ne me prononcerai pas sur ses lignes que d’aucuns trouvent superbes et d’autres parfaitement laides. Je me contenterai d’ajouter que la première fois que  je l’ai aperçue, j’y ai vu une interprétation moderne de l’AMC Pacer… L’habitacle est typiquement Fiat, avec un tableau de bord tout en rondeurs qui sied bien au style de la carrosserie. Les diverses commandes sont bien placées et faciles à utiliser, mais je mets quiconque au défi de faire fonctionner l’ordinateur de bord sans avoir recours au manuel du propriétaire. 

Les personnes assises à l’arrière bénéficient de dégagements nettement plus intéressants que dans la 500 régulière. Le coffre aussi hérite de dimensions beaucoup plus généreuses que la petite 500. En passant, soulignons que la 500L possède son propre châssis. Il ne s’agit donc pas simplement d’une 500 étirée dans tous les sens.

Pour entraîner les roues avant de la 500L, les ingénieurs ont fait appel au moteur de la dégourdie 500 Abarth. Cependant, ce 1,4 litre turbocompressé de 160 chevaux en a plein les bras et il ne faut que quelques kilomètres pour se demander comment il peut être si en verve dans l’Abarth et si ordinaire dans la L. La réponse réside dans le poids de cette dernière, plus élevé de plus de 300 kilos. Entre ce moteur et les roues avant, trois boîtes de vitesses, au choix. Une manuelle à six rapports détestable au possible avec son embrayage mou, son point de friction à peu près introuvable et un levier à la course longue et imprécise. Une boîte à six rapports avec double embrayage est optionnelle dans la finition Pop de base. Dans les autres versions, une automatique à six rapports est à recommander même si son fonctionnement n’est pas toujours parfait. 

Et le 500X?

Nouveau venu dans la famille Fiat, le 500X se veut davantage un VUS sous-compact qu’une citadine, un titre réservé à la 500. Cousin très germain du Jeep Renegade, ce 500X compte sur des dimensions légèrement inférieures à celles de la 500L. Son système d’infodivertissement m’est apparu mieux conçu que celui de la L. 

Puisque les différents 500X essayés lors du lancement ont été conduits sur les routes parfaites de la Californie, il est difficile de se prononcer sur le confort, mais il serait important de rappeler que tous les modèles 500, sauf l’Abarth, n’ont pas à rougir à ce chapitre.

Encore ici, Fiat fait confiance au 1,4 litre turbocompressé de 160 chevaux et à un 2,4 litres de 180 chevaux. Si l’on se fiait (et non si l’on se Fiat…) aux chiffres uniquement, nous recommanderions le 2,4 sans l’ombre d’une hésitation. Mais ce n’est pas aussi simple que ça… Jouant à fond sur l’appellation X, si populaire de nos jours (comptez le nombre de nomenclatures de voitures avec X, vous serez surpris!), Fiat laisse sous-entendre que son 500X possède, d’emblée, un rouage intégral. À la base, il s’agit d’une traction (roues avant motrices) et les deux moteurs sont alors offerts. Le 1,4 ne peut être jumelé qu’à une manuelle à six rapports qui ne s’attire pas de bêtises ni de louanges. Pourtant, il s’agit de la même que dans la 500L! Le 2,4, lui, est plus puissant mais il est acoquiné à une automatique à neuf rapports qui a déjà connu son lot de problèmes au niveau de sa programmation. Avant de recommander cette boîte, nous attendrons un peu… Les versions à rouage intégral n’ont droit qu’au 2,4 et à l’automatique. 

Il ne serait pas surprenant que dans un avenir plus ou moins rapproché, le 500X sonne le glas de la 500L. Les deux voitures sont de gabarit similaire et une seule offre le rouage intégral.

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