Chevrolet Silverado 2016: Le diable est aux vaches!

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2016

Alors que le Ram 1500 fait parler de lui parce qu’il est le seul pick-up d’une demi-tonne à proposer un moteur diesel et que le Ford F-150 révolutionne le petit monde des camionnettes avec sa carrosserie tout aluminium, le duo Chevrolet Silverado / GMC Sierra a de la difficulté à se démarquer. Pire, lors de sa plus récente refonte (2014), son style a peu évolué. Faisons le point…

Depuis déjà plusieurs années, Chevrolet et GMC (si vous le voulez bien, à partir de maintenant nous ne parlerons que du Chevrolet Silverado. Le GMC Sierra est une copie conforme, sauf pour quelques détails de présentation qui, selon mon humble avis, sont du plus bel effet. D’ailleurs, il s’en vend davantage). Depuis plusieurs années, disais-je, Chevrolet semble à la traîne face à ses rivaux. Pourtant, le Silverado est loin d’être un mauvais véhicule.

Des idées simples, peu coûteuses et efficaces

Moins tape-à-l’œil que le Ram et au style moins agressif que le nouveau F-150, le Silverado n’est quand même pas la Fraisinette des pick-up. Deux détails à souligner : le pare-chocs arrière compte, à ses encoignures, une ouverture qui permet de mettre le pied pour faciliter l’accès à la boîte. C’est simple, efficace, peu coûteux à produire et n’a pas de mécanisme qui risque pas de geler l’hiver… Il y a aussi le panneau basculant qui, sur certaines versions, possède un ressort qui retient le poids dudit panneau lorsqu’il s’abaisse, un élément très apprécié.

Dans l’habitacle, outre un système audio complexe à comprendre, l’absence d’un repose-pied et une console centrale très grande, mais pas suffisamment pour contenir mon ordinateur portable, il y a peu à redire. La bonne qualité des matériaux et le niveau de finition sont à mentionner. Les sièges avant sont confortables mais, à l’arrière, à moins de choisir la cabine multiplace, il n’y a pas de quoi se pavaner. Et encore moins si l’on opte pour la cabine classique qui ne possède pas de siège arrière.

C’est sous le capot que ça se joue

Au chapitre de la mécanique, le Silverado compte sur trois moteurs. Tout d’abord, le V6 de 4,3 litres est tout indiqué pour les travaux légers (léger voulant dire une capacité de remorquage de 3 266 kilos – 7 200 livres maximum). Les versions dotées du V8 de 5,3 litres me paraissent nettement plus intéressantes, quoique plus dispendieuses. Ce moteur est amplement puissant et peut remorquer jusqu’à 5 352 kilos (11 800 livres), selon le modèle et l’équipement. Ces deux moulins sont jumelés à une boîte automatique à six rapports qui a la faculté de se faire oublier.

Enfin, en option, les modèles à cabine allongée et multiplace ont droit à un V8 de 6,2 litres associé à une boîte à huit rapports, une nouveauté depuis l’année dernière. Parfait pour ceux qui doivent remorquer jusqu’à 12 000 livres ou 5 443 kilos (encore une fois, il faut opter pour le bon équipement). Quant à la capacité de charge, le payload en bon français, elle est moindre avec le moulin de 6,2 litres (966 kilos – 2 130 livres) qu’avec le 5,3 (1 029 kilos – 2 270 livres), ce qui est normal puisqu’il est plus lourd. En passant, les versions dotées du rouage 4x4 possèdent une gamme basse suffisamment démultipliée pour pouvoir se sortir du pétrin, peu importe le moteur.

Lorsque chargé, le 5,3 litres a plus de difficulté que ses concurrents à garder le rythme. Lors du match comparatif qu’on retrouve dans la première partie de ce Guide, c’est celui dont la consommation a été la plus affectée par la charge (1 180 kilos ou 2 600 livres). Cependant, précisons que dans le domaine de la camionnette, un détail comme un rapport de différentiel légèrement plus élevé ou plus bas qu’un autre peut faire toute une différence en faveur ou en défaveur d’un véhicule.

Sur la route, on ne peut pas s’attendre qu’une camionnette se comporte comme une sportive. La direction est assez floue, mais elle me semble dans la bonne moyenne de la catégorie. Les suspensions tapent quelquefois dur et lors de passages sur des bosses, la suspension avant peut avoir tendance à réagir horizontalement plutôt que verticalement. Ce n’est jamais dangereux et il suffit de lever le pied. Aussi, la puissance des phares ne m’a pas impressionné outre mesure.

Depuis quelques années, on dirait que General Motors a perdu la touche pour ses camionnettes d’une demi-tonne. Ce sont toujours d’excellents véhicules, robustes, bien finis et confortables. Or, la concurrence n’arrête jamais de viser la jugulaire et chez GM, on suit sans aucun doute le marché avec attention. Souhaitons qu’un grand coup se prépare chez le Général.

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