Audi A3 2016: Le retour de la familiale

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2016

Lors de l’introduction de la nouvelle génération de l’A3 l’an passé, Audi a changé son fusil d’épaule et a décidé de la proposer sous les traits d’une berline quatre portes au lieu de la familiale. Pourquoi? Pour donner la réplique à Mercedes-Benz et BMW qui écoulent bon nombre d’unités dans ce segment, mais surtout pour augmenter les ventes globales du modèle en adoptant une configuration plus populaire.

Même si ce changement a permis d’obtenir les premières A3 cabriolet et S3 berline,  plusieurs loyaux amateurs auraient bien aimé que l’on continue à proposer la familiale. Il est facile de s’imaginer pourquoi. Le style, la conduite emballante et l’espace de chargement du modèle sont une combinaison difficile à égaler. Il semble que leurs doléances ont trouvé une oreille attentive puisque le constructeur l’a remise au catalogue pour 2016, non pas sans imposer tout de même un compromis quant aux possibilités.

Pas une, deux familiales

Puisqu’elle est baptisée Sportback TDI, on comprend qu’elle n’est pas proposée avec un moteur à essence mais bien une mécanique diesel. On a pigé du côté du groupe Volkswagen afin de l’équiper d’un quatre cylindres de 2,0 litres qui développe une puissance de 150 chevaux. Il est jumelé à une boîte de vitesses S tronic à six rapports et à double embrayage. L’autre familiale, c’est la Sportback e-tron qui est encore plus économique grâce à son groupe propulseur hybride. Elle hérite d’un moteur électrique de 75 kilowatts jumelé à un moteur à essence quatre cylindres de 1,4 litre qui produit 150 chevaux. La puissance combinée des deux moteurs est de 204 chevaux et le couple maximal est chiffré à 258 livres-pied. Malgré un poids supérieur d’à peu près 300 kilos, cette dernière peut boucler le sprint du 0-100 km/h en environ 7,5 secondes.

Quant à la berline A3, elle demeure pratiquement inchangée cette année et revient avec ses trois motorisations. La livrée de base reçoit le quatre cylindres de 1,8 litre turbocompressé et à injection directe qui développe 170 chevaux, principalement intéressant en raison de son prix de base attrayant, un peu plus de 30 000 $. Vient ensuite la version diesel TDI qui séduit par sa consommation réduite, surtout sur l’autoroute et finalement, la 2.0 TFSI dont le moteur développe 220 chevaux.

La S3, un vrai délice !

Vous cherchez une sportive compacte, relativement abordable et capable de vous donner des frissons sur piste ? La S3 est à retenir. Elle reçoit de série un rouage intégral quattro et le moteur qui l’anime est un quatre cylindres de 2,0 litres turbocompressé d’une puissance de 290 chevaux et un couple de 280 lb-pi. Ce sont tout de même des chiffes plus éloquents que les 220 chevaux de l’A3 régulière, mais moins brutaux que les 355 chevaux de la Mercedes-Benz CLA 45 AMG, sa plus proche rivale. En revanche, le prix de la S3 est inférieur à celui de la sportive compacte AMG, un compromis que plusieurs seront prêts à accepter.

Côté style l’A3 s’est modernisée l’an passé et ses dimensions sont en hausse, ce qui apporte un habitacle plus spacieux. On apprécie les subtilités de la S3, notamment son bouclier  plus agressif et ses jantes optionnelles de 19 pouces laissant entrevoir les étriers de freins peints en rouge. 

Les intérieurs, c’est l’affaire d’Audi. L’odeur de l’habitacle est typique, les yeux fermés on pourrait deviner que l’on est à bord d’un produit Audi. Les passagers avant profitent de sièges comportant des supports plus agressifs alors que ceux à l’arrière doivent composer avec un peu plus d’intimité, élément commun à toutes les berlines compactes. Même constat pour l’espace de chargement qui est plus réduit que dans le cas de la familiale.

Ce que l’A3 perd en aspect pratique, elle le gagne en agilité et en plaisir de conduite. On peut regretter l’absence d’une boîte manuelle, elle était drôlement intéressante, mais on ne peut passer à côté de l’efficacité de la boîte de vitesses à double embrayage. Ses changements sont rapides et précis et elle nous évite de devoir jouer de l’embrayage dans la congestion. Mise à l’essai, la S3 nous a séduites par sa grande agilité. Elle se conduit du bout des doigts et on prend plaisir à enfiler virage après virage sans véritable transfert de poids. On la sent légère et son châssis extrêmement rigide ajoute au plaisir. On apprécie le système Drive Select qui modifie la personnalité du véhicule et fait varier notamment la réponse de l’accélérateur, de la direction et de la suspension. Malgré ses prétentions de sportive, elle demeure agréable en tout et c’est ici qu’on apprécie sa sobriété.

 

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