Subaru Outback 2016: L’alternative aux VUS

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2016

Véritable croisement entre un VUS et une familiale classique, l’Outback de Subaru fait partie de ces véhicules hors normes qui redéfinissent les genres. Depuis son lancement en 1995,  l’Outback s’est inscrit comme une solide alternative aux VUS et ne cesse de faire des convertis en misant sur un centre de gravité abaissé, conjugué à de sérieuses aptitudes en conduite hors-route. Complètement redessiné l’an dernier, l’Outback poursuit sa route en 2016 en offrant une polyvalence inégalée, toutes catégories confondues.

L’Outback de Subaru est l’une des rares familiales qui a résisté au déferlement effréné des VUS que l’on peut véritablement qualifier de tsunami. En fait, il ne reste à peu près qu’elle, et quelques allemandes, dans ce cheptel de brebis égarées. Mais avec sa configuration de familiale classique jumelée à la garde au sol surélevée d’un VUS, l’Outback évoque une dichotomie qui n’est peut-être pas évidente à cerner pour l’automobiliste moyen déconcerté par les signaux divergents émanant de ce multisegment. Autrement dit, plusieurs ont le réflexe de dire « De kessé? » à la vue de l’Outback… Et pour cause. Avec son bouclier avant intégrant des phares d’appoint, elle a le physique de l’emploi. Dommage toutefois que sa calandre rappelle un peu trop celle d’une Hyundai.

Une gamme étoffée

En prenant place à bord, on constate que la visibilité vers l’avant et sur les côtés est excellente en raison de la minceur des piliers de toit, et l’on accorde une bonne note pour la qualité des matériaux. Pour ce qui est du design, c’est plutôt terne et un peu old school, mais au moins les commandes sont bien disposées et facilement repérables. Comme l’Outback est disponible en neuf finitions dont l’échelle de prix varie entre moins de 30 000$ et un peu plus de 40 000$, la dotation d’équipement est conséquente. Toutefois, même la version de base est dotée d’une caméra de recul, d’une chaîne audio gérée par  écran tactile, d’une connectivité Bluetooth et d’un régulateur de vitesse.

L’ensemble Technologie, qui comprend le système de sécurité EyeSight, est désormais disponible sur les versions à moteur quatre cylindres, et non plus uniquement sur les versions à moteur six cylindres. À l’image du système City Safety de Volvo, le EyeSight de Subaru comporte une paire de caméras localisées de part et d’autre du rétroviseur central, qui peuvent détecter un obstacle et déclencher le freinage automatique de la voiture si le conducteur est distrait et ne réagit pas assez promptement. Aussi, le système comporte des fonctionnalités comme l’alerte de déviation de trajectoire et peut maintenir une distance sécuritaire avec le véhicule qui précède si le régulateur de vitesse adaptatif est en fonction.

Des deux moteurs disponibles sur l’Outback, le quatre cylindres de 2,5 litres se révèle, sans surprise, comme le plus efficient pour ce qui est de la consommation avec des cotes de 9,3 l/100 km en ville et de 7,1 sur la route. Le six cylindres de 3,6 litres s’avère plus gourmand avec des cotes de 12,0 et 8,6, respectivement. Le moteur 2,5 litres livre des performances que l’on peut qualifier d’adéquates, sans plus, alors que le 3,6 litres permet à l’Outback de se déplacer avec plus d’aplomb.

Conduite sécuritaire

Peu importe le moteur choisi, elle fait preuve d’une grande stabilité en conduite normale avec un comportement franc et précis, et elle se défend aussi très bien en conduite hors-route, grâce à son rouage intégral qui assure une excellente motricité en toutes circonstances. Ce n’est que lorsqu’on attaque des virages à des vitesses vraiment élevées que l’Outback est affectée par un roulis important, nous rappelant qu’elle n’a aucune prétention sportive.

La vie à bord est très agréable avec des sièges confortables, à l’avant comme à l’arrière, et l’Outback est un modèle de polyvalence avec son espace cargo dont le volume passe de 1 005 litres, avec tous les sièges en place, à 2 075 lorsque les dossiers des places arrière sont repliés. À cela, on peut ajouter l’ingénieuse galerie de toit dont les traverses se déploient depuis les barres longitudinales, permettant de fixer une boîte de transport ou un kayak par exemple. Par ailleurs, la capacité de remorquage est de 1 224 kilos pour l’Outback à moteur 4 cylindres, et jusqu’à 1 360 kilos avec le moteur 6 cylindres.

Véritable hybride pour ce qui est de sa configuration, la plus récente Outback offre un degré de raffinement supérieur au modèle antérieur, d’excellentes cotes de sécurité active et passive et une polyvalence tous azimuts. Voilà qui en fait l’un des choix les plus avisés que l’on puisse faire.

 

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