Chevrolet Equinox 2016: Des deux bords de la clôture

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2016

Dans le but de limiter les frais d'exploitation, une pratique courante chez General Motors consiste à utiliser une plate-forme commune pour concevoir plusieurs modèles. Ce n'est un secret pour personne que le Chevrolet Equinox partage son châssis, sa mécanique et plusieurs de ses pièces avec le GMC Terrain. Il fut même une époque où les deux comparses étaient acoquinés à un troisième larron dénommé Vue qui résidait à l'enseigne de la défunte marque Saturn.

Si l’on continue notre survol historique, les plus vieux se rappelleront que l'Equinox avait remplacé les Chevrolet Blazer et GMC Jimmy en 2006. Le Terrain est apparu bien après, soit en 2010. Dix ans plus tard, il y a encore des nostalgiques qui regrettent la disparition des Blazer et Jimmy, lesquels reposaient sur un châssis en échelle et disposaient d'un rouage à quatre roues motrices avec une boîte de transfert. Pourtant, les Equinox et Terrain consomment beaucoup moins de carburant que leurs prédécesseurs, en plus d'offrir un habitacle plus vaste et une conduite plus agréable grâce à leur châssis monocoque.

D'accord, ils n'ont pas les mêmes aptitudes pour s'aventurer en terrain accidenté et leur force de remorquage n'arrive pas à la cheville de leurs ancêtres. Mais le marché a évolué, et chez GM, les tâches utilitaires sont désormais déléguées à des véhicules plus spécialisés comme les camionnettes intermédiaires Chevrolet Colorado et GMC Canyon à quatre portes, par exemple.

Mais n'allez pas croire que l'Equinox et le Terrain sont incapables d'accomplir de menus travaux. Leur coffre à bagages est l'un des plus volumineux de la catégorie. Et pour tracter un bateau, une roulotte ou des motoneiges, les 301 chevaux du V6 de 3,6 litres sont capables de tirer une charge de 1 588 kg — ce qui surclasse la concurrence dont la majorité des modèles sont équipés d'un moteur atmosphérique à quatre cylindres.

Une cure de rajeunissement

La carrière des Equinox et Terrain n'a jamais été de tout repos. Année après année, ils doivent affronter des modèles aussi aguerris que les Ford Escape, Honda CR-V, Nissan Rogue, Subaru Forester et Toyota RAV4 — tous des surdoués à leur manière.

Pour conserver ses parts de marché, GM a donné le mandat à ses stylistes de rajeunir l'Equinox et le Terrain qui reçoivent cette année de nouveaux carénages avant et arrière, une nouvelle calandre, un capot surélevé, des feux de jour à DEL, des feux arrière redessinés et des roues d'allure plus contemporaines.

L'habitacle fait partie de ce rafraîchissement, ainsi, au tableau de bord figure une console centrale révisée et une nouvelle radio à écran tactile de sept pouces, qui inclut la téléphonie Bluetooth et une caméra arrière de série dans les versions de base. La décoration intérieure fait aussi des progrès alors qu'on trouve des garnitures chromées et des tissus de recouvrement de meilleure qualité.

Au niveau des dispositifs d'aide à la conduite, les fonctions de sécurité du système de détection des obstacles sur les côtés et d'alerte de circulation transversale arrière sont offertes en option. On trouve également l'alerte de prévention de collision et l'avertisseur de sortie de voie dans le cadre des groupes d'options de sécurité.

L4 ou V6?

Du côté de la mécanique, le moteur de série demeure le quatre cylindres de 2,4 litres à injection directe, lequel est capable de remorquer 680 kilos. Quant au V6 de 3,6 litres à injection directe, il constitue une denrée rare dans la catégorie des multisegments compacts. À l'exception de nos deux compères, seul le Mitsubishi Outlander offre une motorisation V6 dans ce segment. Sinon, il faut regarder en direction des Nissan Murano et Ford Edge lesquels se classent, en théorie, un cran au-dessus. Toutefois, les mensurations de l'Equinox et du Terrain les placent sur les deux bords de la clôture soit : entre un Rogue et un Murano, un Escape et un Edge. Comme quoi, les catégories de multisegments se chevauchent plus que jamais avec la multiplication des modèles.

Si la question de choisir entre la traction ou l’intégrale vous pose un dilemme, sachez que le système antipatinage conjugué au contrôle de la stabilité permet de sortir d'un banc de neige ou de circuler sur une surface glissante sans encombre. Mais avouons que la présence des quatre roues motrices procure une plus grande confiance en hiver ou pour tracter une remorque. On s'accorde pour dire qu'en cochant l'option de l'intégrale, le choix du V6 nous semble plus approprié même si le quatre cylindres Ecotec a du cœur au ventre et qu'il consomme beaucoup moins s'il n'est pas sollicité. 

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