Mercedes-Benz Classe G 2016: Rien ne l’arrête

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2016

Le Mercedes-Benz Classe G, ce gros VUS aux formes archicarrées est dénigré avec vigueur par plusieurs tandis qu’il est apprécié par un plus grand nombre de gens encore. Sa silhouette datant des années 70 n’a rien pour faire rêver, et même si son habitacle s’est modernisé, il n’en demeure pas moins un tantinet austère. Pourtant, c’est un véhicule incomparable à plusieurs points de vue.

En tout premier lieu, il est incomparable en raison de son allure dépassée et de ses dimensions qui paraissent plus imposantes qu’elles ne le sont réellement. Rares sont les véhicules utilitaires capables d’en découdre aussi bien que lui avec les pires conditions de sentier. Incomparable, enfin, puisqu’il se vend à un prix faramineux et est considéré avant tout comme étant un véhicule de luxe avant d’être un utilitaire.

Malgré tout, dépouillé de tout artifice de luxe, ce même Geländewagon – c’est son nom de famille – est utilisé par plusieurs forces armées, notamment le Canada. Il existe en version « professionnelle » sur le continent européen alors qu’il s’agit d’un modèle dégarni et destiné au travail sur les chantiers, par les entreprises forestières par exemple.

Des essieux rigides en plus

Ce Mercedes-Benz de Classe G est sans doute le seul véhicule utilitaire sport dont le prix dépasse 100 000 $ et qui est doté d’essieux rigides à l’avant comme à l’arrière. En effet, malgré son prix, c’est un authentique tout-terrain pur et dur, et les spécialistes affirment toujours que ce type d’essieu est supérieur à une suspension indépendante pour négocier des conditions de sentiers presque impraticables. 

En outre, le rouage d’entraînement comprend trois différentiels, soit à l’avant, à l’arrière et au centre. Selon les conditions du terrain, il est possible de les verrouiller tous les trois afin d’assurer une traction sans égal. Bien entendu, plusieurs systèmes de contrôle électroniques ont été ajoutés au fil des années tant pour la conduite hors route que sur route. Par exemple, le G est équipé du système DISTRONIC PLUS qui gère automatiquement la distance avec le véhicule qui précède. Ce dispositif interviendra si jamais le véhicule devant s’immobilise.

Sur le marché canadien, deux modèles sont au catalogue. Le premier, le G500, remplace le G550. Il est propulsé par un V8 de 4,0 litres à double turbocompresseur  produisant 416 chevaux. L’ancien 5,5 litres permettait de boucler le traditionnel 0-100 km/h en 6,1 secondes, ce qui, avouons-le, était quand même impressionnant pour un véhicule de plus de deux tonnes et demi! Le nouveau moteur devrait retrancher quelques dixièmes.

Et ça, c’est sans compter sur le G63 AMG dont la version turbocompressée du V8 de 5,5 litres déploie 27 chevaux de plus que l’an passé. Il est certain que 536 chevaux, c’était nettement insuffisant…. Ce monstre de puissance atteignait 100 km/h départ arrêté en 5,4 secondes. Maintenant, grâce à son écurie de 563 chevaux, il devrait pouvoir le faire en 5,3. On n’arrête pas le progrès…

Selon Mercedes-Benz, la vitesse de pointe de ces deux mastodontes dépasse 200 km/h. J’aimerais bien rencontrer une personne ayant l’audace de les pousser à une telle vitesse, surtout s’il y a un fort vent latéral. Et pour demeurer dans la démesure, il faut souligner que le G est aussi offert en version G 65 AMG avec un V12 biturbo de 621 chevaux avec sortie d’échappement latéral. Récemment, on a même concocté un modèle à six roues qui en fait rêver plusieurs mais qui ne devrait pas traverser l’Atlantique. Mais, on ne sait jamais.

Bonne et mauvaise nouvelle

Débutons par la mauvaise nouvelle. En premier lieu, la hauteur du véhicule rend l’accès à bord un peu difficile et une fois les portières refermées, on est impressionné ou surpris par l’étroitesse de l’habitacle. Par contre, depuis une révision il y a quelques années, la planche de bord est plus moderne et plus conviviale. On retrouve même un écran de navigation, un accessoire apprécié lorsque l’on quitte la route. Parlant de route, autre mauvaise nouvelle, c’est que ce Classe G n’aime pas les autoroutes. Il n’est pas aussi mauvais que certains le prétendent, mais les personnes qui se le procurent ne le font pas nécessairement pour rouler à tombeau ouvert sur les autobahn germaniques.

En revanche, la bonne nouvelle, c’est que pratiquement aucun terrain ne résiste à ce gros Mercedes-Benz des bois et des champs. Son système de traction intégrale est très sophistiqué et la possibilité de verrouiller deux ou même trois différentiels permet de faire face à différentes conditions. C’est un peu cher pour aller jouer dans la forêt, mais si vous en avez les moyens, ça vaut probablement… le coût! 

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