Lexus GS 2016: « F » comme dans « fantastique »

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2016

Dès les débuts de la marque, les créations de Lexus attiraient les gens non pas en raison de leur sportivité ou de leurs lignes audacieuses, mais plutôt pour le confort de leurs suspensions, leur finition et leur fiabilité à toute épreuve. Sans oublier que les concessionnaires Lexus traitaient leurs clients aux petits oignons. Au fil des années, ces caractéristiques sont demeurées, à une exception près ou presque. Il s’agit de la GS, une berline aux lignes un peu plus inspirées qui a été dérivée d’une voiture-concept dessinée par le légendaire Giugiaro.

En plus d’avoir fière allure, cette première génération proposait un agrément de conduite supérieur à la moyenne de la marque. Puis, les modèles se sont succédé et la GS a toujours été la préférée des amateurs de conduite. La voiture a été redessinée avec succès en 2013 et par la même occasion, la version F Sport d’apparence plus pointue a été commercialisée. Cependant, plusieurs ont déploré le fait que celle-ci conservait le V6 de 3,5 litres de 306 chevaux de la version « ordinaire ». Mais cette année, on a droit à une authentique sportive, la GS F.

En vedette à Detroit

En janvier dernier, au Salon de l’auto de Detroit, l’une des grandes vedettes à être dévoilées a été la Lexus GS F. En tout premier lieu, son apparence est assez frappante et l’imposante calandre en forme de sablier, dont la grille alvéolée est toute noire, lance un message clair : cette voiture a été conçue pour la vitesse. Ajoutez à cela d’énormes jantes en alliage au design très sportif, sans oublier les échappements doubles à l’arrière et vous savez immédiatement que vous avez affaire à une bagnole aux prétentions sportives.

Mais il faut plus qu’une belle allure pour se qualifier comme berline sport. Les ingénieurs ont donc installé un moteur V8 de 5,0 litres produisant 467 chevaux, associé à une boîte automatique à huit rapports gérés par des manettes placées au volant. Cela est impressionnant certes, mais il faut se souvenir que la Cadillac CTS-V compte sur 640 chevaux. Chez Toyota, Lexus pardon, on souligne que l’agilité de la GS F compensera une certaine déficience en fait de puissance. Cette fois, la raison a eu le dessus sur la passion.

Les modèles de la raison

Si la GS F est le modèle de la démesure à presque tous les points de vue, il ne faut pas oublier qu’il s’agira d’une voiture d’exception produite en petite série. Ce sont les versions ordinaires qui seront le choix du public. De leur côté, les GS 350 F Sport ou GS 350 sont passablement similaires en fait de conduite sauf que la F Sport permet de choisir entre trois modes : Normal, Sport ou Sport +. Il est possible d’être plus agressif dans sa conduite lorsque les deux derniers modes sont choisis. Quant aux performances elles-mêmes, on demeure sur notre appétit bien que la plupart du temps, les 306 chevaux du moteur V6 suffisent amplement. Une boîte automatique à six rapports relaie cette écurie aux quatre roues, le rouage intégral étant désormais de série pour la GS 350.

Bien entendu, comme toute Lexus qui se respecte, l’habitacle est d’un confort superlatif et la finition est à la hauteur de la réputation de la marque, soit impeccable. Cependant, la présentation de la planche de bord n’est pas tellement inspirante. On retrouve la pendulette analogique qui semble un impératif pour les voitures de luxe, tandis que le pavé de commande mobile Remote Touch placé sur la console semble avoir été dessiné juste pour faire enrager le pilote.

Pour les écolos ne voulant pas se priver de luxe et de style, la GS 450h avec son V6 hybride associé à deux moteurs électriques délivre une puissance de 338 chevaux tout en bénéficiant d’une consommation de carburant inférieure à 7,0 l/100 km, ce qui est assez exceptionnel pour une voiture de cette catégorie. Cette version compte sur une boîte de type CVT. Alors que la GS F se veut pratiquement une bête de circuit, la 450h adopte un comportement beaucoup plus placide.

Avec l’arrivée de la GS F, cette gamme ratisse un public plutôt large, allant de la personne qui veut économiser de l’essence à celle qui aime conduire agressivement en passant par ceux qui désirent une berline de luxe fiable, tout simplement.

Partager sur Facebook

Plus sur le sujet

EssaisLexus GS F 2016 : la voiture d’Akio
À la tête d’un constructeur automobile, particulièrement dans le cas de la division suprême de la compagnie familiale fondée deux générations plus tôt, et surtout si l’on est un passionné de performances comme Akio Toyoda, on ne peut rester inerte trop longtemps. Encore moins si nos produits sont généralement considérés …
Commentaires