Mitsubishi Mirage 2016: Rudimentaire citadine

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2016

L’arrivée de la Mitsubishi Mirage il y a deux ans a fait couler beaucoup d’encre. On l’annonçait comme une révolution dans la catégorie des sous-compactes, une des voitures les moins dispendieuses sur le marché et des plus frugales en carburant. Mais la vague Mirage tarde à se concrétiser.

À sa deuxième année chez les concessionnaires, les ventes de la microvoiture montrent toutefois des chiffres en hausse. La Mirage n’est pas la plus élégante du lot et sa consommation n’épate pas la galerie malgré sa généreuse palette de couleurs (le vert kiwi en moins cette année)!

La Mirage 2015 reste disponible jusqu’en février 2016, date à laquelle la Mirage 2017 sera mise en vente. Une nouvelle version ES Sport s’ajoute toutefois et propose des jantes de 14 pouces, des phares antibrouillard et des jupes de bas de caisse. Techniquement, il n’y aura donc pas de modèle 2016, sauf pour la berline qui fait son entrée en scène. Connue pour l’instant sous le nom Mirage G4, elle devrait arriver chez les concessionnaires canadiens au printemps 2016. Peu d’informations nous ont été confirmées, l’essai routier sera fort probablement publié sur notre site web au moment du lancement.

Dans une classe à part

D’entrée de jeu, il faut mentionner que la voiture ne nous impressionne pas outre mesure. On s’attendait à beaucoup plus de cette nouvelle venue, mais la déception fut instantanée, dès sa présentation aux médias. L’allure générale de la Mirage fait penser à la silhouette de la défunte Toyota Echo. Le capot très court, les petites roues et les feux arrière sous-dimensionnés rappellent un design des années 90. La finition extérieure est adéquate, mais manque de rigueur dans l’exécution. Certains joints de carrosserie sur notre modèle d’essai montraient des écarts variables, surtout au niveau du capot avant. De plus, à de nombreux endroits, dont l’intérieur des portières et dans le compartiment moteur, on ne remarque qu’une seule couche de peinture.

Toutes les microvoitures ont généralement un point en commun, leur très petite motorisation. Et la Mirage ne fait pas exception en s’offrant même un léger extra : un cylindre de moins que la concurrence. Heureusement, le poids plume de la Mirage compense les maigres 74 chevaux peu enjoués qui se trouvent sous le capot. D’ailleurs, la voiture met plus de 13 secondes pour atteindre 100 km/h, une donnée que réussit même à battre la nouvelle smart fortwo. Autant sous la carrosserie qu’autour du moteur, les pièces semblent bien fragiles. L’assemblage ne montre aucun signe de défaillance mais les dimensions réduites des biellettes et des boulons n’inspirent pas tellement confiance.

Confort élémentaire

À l’intérieur, le constat est similaire : tout est fonctionnel, sans plus. Les plastiques utilisés font bon marché et s’avèrent plutôt rigides alors que la présentation sommaire reste tout de même bien pensée. Le tableau de bord n’affiche que le strict minimum, tout comme la console centrale qui ne bénéficie d’aucun élément superflu. Curieusement, la grande majorité de ces petites voitures propose des sièges avant très confortables et munis d’excellents supports, autant pour l’assise qu’au niveau du dossier. La Mirage ne fait pas exception. La proximité de la surface vitrée permet évidemment au conducteur de jouir d’une excellente visibilité, d’autant plus que les dimensions de la voiture ne viennent en rien handicaper les manœuvres de stationnement.

D’abord conçue pour être d’une extrême utilité en ville, la Mirage livre de fabuleuses performances dans ces circonstances. Sa maniabilité et son rayon de braquage extraordinaires lui permettent de se faufiler admirablement bien dans la cité. La puissance du trois cylindres suffit en situations urbaines où les accélérations extrêmes n’ont pas leur place. Des deux boîtes de vitesses offertes, la manuelle est celle qui engendre les meilleures sensations de conduite. Quant à la CVT, elle n’exploite pas adéquatement le couple à bas régime en plus de faire hurler  inutilement le moteur lors de fortes accélérations. Vous ne serez pas étonné d’apprendre que la consommation nous déçoit avec des chiffres nettement plus élevés que ceux annoncés au départ par Mitsubishi.

Ce constat peu flatteur, la Mirage le doit en grande partie à la concurrence qui en offre beaucoup plus à un prix similaire. La Mirage a le défaut de ne pas être assez différente des modèles concurrents (outre sa généreuse garantie mécanique de 10 ans) en plus de montrer des chiffres qui ne lui permettent pas de distancer avantageusement ses rivales.

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