Chrysler Aspen/Dodge Durango, l'hybride à la rescousse !

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2009

Je dois avouer que depuis qu’il existe, j’ai toujours affectionné le Dodge Durango. Ce VUS n’est pas de dimensions trop encombrantes, ses motorisations ont constamment été bien adaptées et surtout, il était bougrement efficace lorsque venait le temps de remorquer une charge. De puis deux ans, on peut aussi se tourner vers son équivalent chez Chrysler, l’Aspen, un VUS pratiquement identique, mais offert uniquement en configuration plus luxueuse. Chrysler voulait ainsi disposer d’un VUS de luxe pour éviter la perte de clients qui n’avaient à l’époque d’autres choix que de se tourner vers la concurrence.

Cependant, peu importe l’intérêt que l’on porte à ce duo, le prix de l’essence a drôlement affecté le marché des VUS de grande taille en 2008, et l’Aspen comme le Durango n’y échappent pas. Par contre, la disponibilité pour 2009 de versions hybrides pourrait bien atténuer un peu l’effet, mais encore faudra-t-il que cette technologie réussisse à convaincre les acheteurs. L’hybride est parvenu à se tailler une place dans le marché de voitures compactes, mais il a beaucoup plus de difficulté à se faire accepter dans d’autres créneaux. Les ventes de berlines intermédiaires hybrides n’ont jamais eu la cote, alors il faudra voir si les VUS hybrides seront mieux accueillis.

Électricité et essence, sans compromis

Pourtant, le principe d’un VUS hybride est vraiment plus intéressant, puisqu’il est beaucoup plus efficace de réduire la consommation d’un véhicule énergivore, que celle d’un véhicule compact, ayant déjà une consommation plus réduite. C’est donc le Durango et l’Aspen qui seront proposés à la sauce hybride. On retrouve à bord un système à deux modes, similaire à celui de Toyota et développé conjointement avec GM et BMW. Dans le cas qui nous occupe, ce système hybride se compose d’une transmission à variation continue et d’un moteur à essence V8 de 5,7 litres, le tout combiné à deux moteurs électriques, ce qui porte la puissance totale à 385 chevaux pour un couple de 380 lb-pi.

L’autre élément accrocheur : la technologie de désactivation des cylindres, qui ferme quatre des huit cylindres lorsque le moteur est moins sollicité. Bref, on nous promet une économie de carburant de 25 % par rapport aux modèles à essence équivalents et cette mesure pourra atteindre jusqu’à 40 % pour une conduite en ville. Voilà qui devrait donner les chiffres d’une consommation semblable à une grande berline, ce qui est relativement intéressant pour ceux qui ont réellement besoin d’un tel véhicule. L’autre élément non négligeable, c’est que le Durango et l’Aspen hybrides conservent leur capacité de remorquage (6 000 lb), ce qui dans le cas contraire aurait été un nonsens puisque bien des gens se procurent ce type de véhicule pour cette raison.

Du reste, le Durango peut également être commandé avec un moteur à essence V8 de 4,7 litres de 303 chevaux, tout comme avec un V8 HEMI de 5,7 litres de 365 chevaux, soit une puissance légèrement supérieure par rapport à 2008. Du côté du Chrysler Aspen, de part sa vocation plus haut de gamme, il hérite uniquement du moteur HEMI.

Le Chrysler Aspen, plus riche et luxueux

Depuis son remaniement majeur en 2004, le Durango affiche peu de changements extérieurs. Le constructeur a plutôt concentré ses efforts sur le groupe motopropulseur, ce qui n’est pas nécessairement un reproche. Malgré l’âge vénérable de cette génération, le Durango demeure au goût du jour, même si certains concurrents ont été modernisés et dotés de lignes plus fluides. C’est néanmoins l’introduction de l’Aspen qui aura apporté le plus de renouveau ces dernières années. À l’extérieur, les deux VUS montrent des lignes similaires. L’Aspen se démarque toutefois par ses jantes de 20 pouces, ses marchepieds intégrés ainsi que par ses phares. On perçoit l’inspiration des modèles 300 et de feu la Crossfire, surtout en raison du capot strié et de la calandre chromée. À l’intérieur de l’Aspen, on note quelques touches destinées à donner un aspect un peu plus « Chrysler » à l’habitacle par rapport au Durango.

Le tout débute par l’ajout d’une horloge analogique au centre du tableau de bord, ainsi que par l’utilisation de matériaux plus riches, incluant des boiseries et des garnitures chromées ici et là. L’instrumentation reprend aussi le style des autres modèles Chrysler et présente une apparence plus sophistiquée et luxueuse. Au chapitre des déceptions, il faut toutefois noter une colonne de direction non télescopique. Finalement, profitant d’une généreuse dimension, l’Aspen offre de l’espace pour sept personnes grâce à une troisième série de sièges. Difficile de prédire le futur du Dodge Durango et du Chrysler Aspen. Il y a actuellement de bonnes aubaines si vous prêts à acquérir l’un de ces modèles, mais il faudra aussi être prêt à en assumer les coûts d’utilisation. Faudra aussi voir si les modèles hybrides sauront donner les résultats promis et se faire accepter. Du reste, voilà deux véhicules qui continuent malgré tout à combler les attentes à plusieurs niveaux.  

FEU VERT

Motorisation performante
Espace pour sept personnes
Version hybride
Bonnes capacités de remorquage

FEU ROUGE

Certains plastiques de l’habitacle
Consommation élevée (moteur à essence)
Colonne de direction non télescopique
Valeur de revente affectée

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