BMW X1 xDrive28i: Nouvelle plateforme pour petit X

Points forts
  • Plus d’espace intérieur
  • Belle tenue de route
  • Douceur de l’automatique à huit rapports
  • Des pneus ordinaires et à affaissement limité sont offerts
Points faibles
  • Pas de choix de motorisations
  • Un peu moins puissant que l’ancienne version à quatre cylindres
  • Les options feront rapidement grimper le prix
  • Fiabilité à prouver
Évaluation complète

BMW a introduit le X1 en Europe en 2009 comme étant un « véhicule d’activités sportives » d’entrée de gamme. Il est arrivé au Canada en 2012, une entrée tardive qui s’explique par notre marché relativement petit. Les ventes étaient initialement concentrées ailleurs. Le X1 s’est avéré un gros vendeur pour BMW, le constructeur avançant que son VUS compact s’est emparé de 50 % de son segment de marché.

Le X1 roule au Canada depuis trois ans maintenant, et fait bonne figure ici aussi. Pour 2016, BMW introduit la prochaine génération du X1, et il est entièrement redessiné.

Plus gros… à l’intérieur

En passant à une nouvelle génération, le X1 gagne en dimensions, mais principalement à l’intérieur. Sa capacité de chargement grimpe de 15 %, affichant désormais un volume de 505 litres derrière la banquette arrière en place, et de 1 550 litres lorsque le dossier divisible 40/20/40 est rabattu. Cette aire de chargement est accessible par l’entremise d’un hayon à commande électrique, qui peut être doté, en option, d’un système mains libres : on n’a qu’à balancer un pied sous le pare-chocs pour amorcer l’ouverture.

On retrouve 3,8 cm de dégagement additionnel pour les jambes à l’arrière (et jusqu’à 6,6 cm avec la banquette coulissante offerte en option) ainsi qu’un plus grand dégagement pour la tête à l’avant et à l’arrière, malgré une assise relevée de 3,8 cm. De plus, de nombreux compartiments de rangement pratiques ont été placés à travers l’habitacle.

Ce gain en espace intérieur est disponible même si la plupart des dimensions extérieures ont été réduites. Bien que le X1 soit plus large de 2,2 cm et plus haut de 5 cm, il est plus court de 2,9 cm et roule sur un empattement rétréci de 9 cm, pour se situer désormais à 267 cm.

Cette énigme dimensionnelle a été provoquée par les ingénieurs qui ont installé le moteur dans l’autre sens sous le capot. Oui, mesdames et messieurs, cela signifie que le X1 reçoit un moteur transversal et est maintenant construit sur une plate-forme à roues motrices avant.

Avant et droit devant

Dans un des premiers communiqués de presse décrivant la première génération du X1, on citait qu’il était offert avec une transmission intégrale ou bien un rouge à propulsion « typique à la marque ». Cet attribut ne s’applique plus au X1, maintenant que cette nouvelle génération est basée sur une plate-forme à traction. Le X1 xDrive28i, qui sera la seule version disponible au Canada en 2016 (la version xDrive35i à motorisation six cylindres disparaît), tournera ses roues avant uniquement lors d’une conduite légère et constante, comme les balades sur une autoroute à niveau. L’ancienne version favorisait plutôt les roues arrière.

Toutefois, le système xDrive est continuellement variable, et 100 % de la puissance peut être redirigée aux roues arrière au besoin. La puissance est transférée aux roues via une automatique à huit rapports, l’unique boîte disponible.

Le quatre cylindres turbo de 2,0 litres, issu de la famille modulaire de moteurs EfficientDynamics et le seul offert dans le X1, est monté transversalement, ce qui contribue à augmenter le volume de l’habitacle tout en réduisant l’empattement. Cela explique aussi pourquoi il n’y a plus de moteur à six cylindres, peu importe le marché : il n’y a tout simplement pas de place sous le capot.

Le comportement d’une voiture sport

BMW a choisi la région Copper Canyon au Mexique pour le lancement médiatique du X1, tout comme pour celui de la nouvelle BMW 340i 2016, où se trouve une entaille terrestre plus large et plus profonde que le Grand Canyon. Le paysage est spectaculaire, alors que des routes en serpentin enveloppent les flancs de montagne et dévalent les gorges.

Une révélation surprenante, directement reliée à la nouvelle plate-forme à traction et au châssis plus rigide, c’est que le X1 soit devenu très agile. Et je veux dire agile comme une voiture sport. Même si sa garde au sol a été augmentée, l’empattement raccourci et le poids allégé (le X1 a perdu quelque 30 kg) ont vraiment rendu sa tenue de route plus dynamique. On a l’impression que le X1 est plus léger sur ses pattes que la 340i sur ces chemins sinueux et parfois bosselés. Sa direction est vive et elle prend les courbes avec une étonnante précision. Malgré sa hauteur, son roulis de caisse est très minime.

Le moteur de 228 chevaux affiche un muscle insoupçonné à bas régime, même si un délai dans la livrée de puissance se fait indéniablement sentir lorsque l’on appuie sur l’accélérateur, et c’est encore plus remarquable en mode confort qu’en mode sport : ce dernier permet notamment un régime moteur plus élevé, peu importe la vitesse. Quand vient le temps de ralentir le X1, on sent les freins puissants, quoiqu’un peu trop mordants par moment.

Les routes empruntées ont souvent été détournées par ce qui semble être de nombreux éboulements dans la région, mais passer du mode Sport au mode Confort a permis au X1 de franchir les surfaces accidentées avec aplomb.

Le meilleur des X

Tous ces changements ont nécessité une hausse de prix de 1 800 $, le PDSF de base se situant maintenant à 38 800 $. Malgré cette augmentation de tarif, le BMW X1 xDrive28i 2016 a beaucoup à offrir, et il s’agit probablement du meilleur modèle X de BMW jusqu’à présent.

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