Chevrolet Impala 2015: le passé, ré-imaginé au gout du jour

Points forts
  • Nouveau look très réussi
  • Qualité d'assemblage en nette amélioration
  • V6 puissant sans être difficile à contrôler
  • Confort souverain à bord
  • Habitacle silencieux
  • Aucune prétension sportive
Points faibles
  • Taille imposante en ville
  • Angle mort important
  • Système d'infodivertissement un peu déroutant
  • Pas de rouage intégral disponible
Évaluation complète

Le nom Impala a un long et prestigieux passé; débutant en tant que modèle haut de gamme pour les Chevrolet Bel Air 1958, l’antilope a par la suite été apposée sur sa propre voiture, devenant un modèle à part entière en 1959. Elle a traversé les époques, vendant éventuellement 1 million d’unités en 1965. Elle a aussi eu droit à un des premiers badges SS sur une Chevrolet en 1961.

Récemment cependant, le nom Impala a été un peu traîné dans la boue; si on l’associait auparavant à un luxueux coupé ou encore à une confortable berline familiale, il n’évoque maintenant plus que de vieux taxis, d’anémiques bagnoles à traction avant ou les auto-patrouilles d’il y a quelques années.

Décidément, l’animal avait bien besoin d’une remise à niveau!

Un nouveau style pour une nouvelle voiture

La première chose que l’on associe à une voiture, c’est son apparence. Pour cette raison, il était important que la nouvelle Impala (qui a été lancée en 2014, soit dit en passant) soit entièrement redessinée. Les goûts sont personnels et discutables, mais à mon avis, l’Impala 2015 est particulièrement bien réussie : son devant agressif est paré de phares qui s’allongent sur les côtés, sa grille est agrémentée d’une belle barre chromée, ses ailes arrière sont dramatiquement élargies et les contours d’échappement sont aussi chromés. Somme toute, l’Impala est magnifique. De plus, le fait qu’il s’agit d’une berline pleine grandeur lui confère une présence qui est impossible à imiter sur des véhicules plus petits.

À l’intérieur, il faut prendre un instant pour féliciter les stylistes de Chevrolet : si l’on était autrefois accueilli par des plastiques ternes et des tissus mornes en ouvrant la porte d’une Impala, le constat est tout autre aujourd’hui : mon modèle d’essai était de couleur Mohave, une teinte qui contraste merveilleusement bien avec le tableau de bord noir. Le design de l’habitacle est très moderne et de haute facture : panneaux en bois et décorations d’aluminium côtoient cuirs et éclairages aux DEL. Parlant d’éclairage : avez-vous remarqué la bande de chrome qui parcourt la planche de bord? Elle s’illumine d’une lumière verdâtre la nuit, ce qui donne une ambiance presque futuriste à l’ensemble. De plus, l’intérieur de la berline est truffé d’espaces de rangement : on voit immédiatement les divers vide-poches, mais si l’on regarde plus attentivement, on découvre une petite trappe à gauche du volant. La plus intéressante d’entre toutes se situe au milieu de la planche de bord : il suffit d’appuyer sur un bouton pour que l’écran glisse vers le haut et dévoile ainsi un petit espace caché! Mon esprit d’adolescent a évidemment pensé à tous les objets qui seraient bien camouflés à cet endroit, mais je lui ai trouvé un usage plus pratique : en y plaçant son téléphone, on est moins tenté de consulter sa page Facebook…

Conduire son propre nuage 

Pour tous les aspects négatifs de l’ancienne Impala, un point demeurait : ces grosses bagnoles se conduisaient comme si elles étaient sur des cumulus bien duveteux. C’est une chose que j’appréciais énormément, et j’avais donc peur que la nouvelle version ait été transformée en une berline pseudo-sportive, ce qui aurait ruiné la conduite.

Dès le premier coup de volant pour s’immiscer dans la circulation, mes craintes se sont avérées infondées; l’Impala est encore une grosse berline confortable avec aucune, AUCUNE prétention de performance. La direction est complètement déconnectée de la route, et le volant ne transmet aucune sensation. Le moteur V6 de 306 chevaux déplace l’auto avec autorité, mais il est très facile de s’élancer d’un arrêt sans faire crier les pneus avant (qui sont les seuls à propulser l’Impala; pas de rouage intégral au programme). L’insonorisation à bord est excellente, les sièges avant vous enveloppent et sont aussi chauffants et ventilés dans la version LTZ; pas de doutes, l’Impala est conçue pour les longues distances. Par contre, l’effet de flottement que l’on associe aux grosses berlines d’antan est presque disparu : les suspensions absorbent les (quelquefois massives) imperfections de la route, mais elles ne rebondissent pas sans cesse, ce qui occasionnait le tangage typique des grosses barges américaines. Sur la route, son V6 de 3,6 litres (les versions de base sont équipées d’un 4 cylindres de 2,5 litres déployant 196 chevaux) s’est même montré frugal, ne consommant que 9,8 litres aux 100 km. En conduite mixte, on parle de 12,1 litres/100 km, ce qui est dans la moyenne pour ce gabarit.

Dans une réalité parallèle, les dinosaures sont en pleine forme

Il est vrai que les grosses voitures comme l’Impala n’ont plus exactement la cote : on privilégie maintenant l’économie d’essence et les dimensions réduites au confort. Jusqu’à récemment, l’Impala semblait condamnée à suivre le chemin des dinosaures. Cependant, Chevrolet a décidé de raviver la voiture en la rendant à nouveau désirable. Le prix de base est de 30 645 $, mais il est possible d’équiper une Impala jusqu’à près de 45 000 $. Cette gamme de prix la place en lice contre la Chrysler 300, la Hyundai Genesis et la Ford Taurus, entre autres. Si elle était auparavant louée quand il ne restait plus de Chrysler chez Budget, désormais, la Chevrolet Impala mérite amplement de figurer sur votre liste d’achat.

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