Audi TT et TTS Roadster 2016: Deux cabriolets séduisants

Points forts
  • Éléments visuels inspirés de la R8
  • Les sièges chauffants optionnels sont très efficaces
  • Tableau de bord high-tech impressionnant
  • Plage de puissance large et linéaire
  • Excellente transmission à double embrayage
Points faibles
  • Faible visibilité arrière avec le toit en place
  • Sensation un peu molle à la pédale de frein
  • L’habitacle pourrait être plus silencieux avec le toit en place
  • Tableau de bord virtuel non standard
Évaluation complète

Je me réjouissais à l’idée de passer une journée sur les routes de Majorque, en Espagne, et d’échapper momentanément à notre hiver glacial. Mieux encore, l’auto à essayer dans les îles Baléares était un cabriolet, ce qui est toujours agréable, surtout lorsqu’il fait beau.

Malheureusement, le temps ne s’est pas révélé pas aussi clément qu’on aurait pu le souhaiter. La température atteignait tout juste les 6 °C, le ciel était couvert et il tombait une pluie intermittente... Mais la Audi TT Roadster 2016 a su compenser en livrant une expérience de conduite exceptionnellement agréable. Et, oui, j’ai quand même roulé avec la capote abaissée.

La TT Roadster a été lancée en 1999, et elle en est seulement à sa troisième génération avec ce modèle 2016. Il s’agit néanmoins d’une refonte significative, à l’image de celle de sa cousine, la TT Coupé 2016. 

La nouvelle génération de TT a rapetissé un peu au niveau des mesures extérieures, ce qui est plutôt inhabituel chez les constructeurs. Elle a perdu 2,1 cm en longueur hors tout, 1 cm en largeur et quelques cheveux en hauteur (3 mm). Même si elle est un peu plus courte, la nouvelle Roadster est dotée d’un empattement allongé de 3,7 cm (à 250,5 cm). Visuellement, cela se traduit par un porte-à-faux réduit à l’avant et à l’arrière, et une silhouette plus musclée. Les amateurs de la marque reconnaîtront le nouveau devant de la TT avec sa large calandre et ses phares effilés vers l’arrière, inspirés de la R8.

En l’absence de toit fixe, le châssis doit être renforcé. Ce facteur, combiné au poids supplémentaire des deux moteurs électriques qui actionnent la capote, entraîne une augmentation de poids de 90 kilos par rapport au coupé (pour un total de 1320 kg).

Un nouveau moteur turbo

Sous le capot, on retrouve un nouveau moteur quatre cylindres de 2,0 litres, suralimenté par turbocompresseur. Il produit 230 chevaux et un couple de 273 lb-pi. En version TTS, il livre 310 ch et 280 lb-pi de couple. Ce nouveau moulin permet de faire accélérer les Roadster de 0 à 100 km/h en 5,6 et 4,9 secondes, respectivement. Avec le coupé, ces temps sont réduits d’environ deux dixièmes de seconde, principalement à cause de la différence de poids.

Que ce soit en version TT ou TTS, les deux Roadster seront livrés avec une transmission à six rapports S tronic à double embrayage. Cette transmission est très efficace et on peut l’utiliser en différents modes automatiques ajustables, ou de façon manuelle à l’aide des palettes au volant. Elle permet des démarrages très fluides à partir de l’arrêt, et elle passe les vitesses de façon nette et rapide. Chaque changement de rapport est accompagné par un grondement à l’échappement, pas nécessairement subtil, mais qui renforce le côté sportif du cabriolet. Comme dans le cas de l’ancienne génération, les modèles 2016 destinés au Canada seront livrés uniquement avec la traction intégrale quattro.

Évidemment, la caractéristique la plus distinctive de la TT Roadster, c’est son toit rétractable en tissu, disponible en noir, en gris ou en beige. Les moteurs électriques permettent de l’abaisser ou de le remettre en place tout en roulant, jusqu’à une vitesse de 50 km/h. Il suffit d’appuyer sur un bouton dans la console centrale pour lancer le processus, et l’opération prend une dizaine de secondes.

Avec le toit abaissé, l’habitacle est remarquablement calme, même à des vitesses d’un peu plus de 120 km/h. À preuve, pendant que je pilotais, mon partenaire de conduite consultait différents documents, et c’est à peine si les feuilles ondulaient sur ses genoux. Avec le toit abaissé, la capacité du coffre demeure la même, soit 280 litres.

Un tableau de bord virtuel

L’aménagement intérieur est tout à fait conforme à l’approche habituelle de Audi, c’est-à-dire discret, mais élégant, luxueux, intelligent et d’une finition impeccable. L’élément qui volait la vedette, c’est le nouveau tableau de bord virtuel offert en option pour remplacer les jauges et les indicateurs habituels. Il s’agit d’un écran couleur haute définition de 12,3 pouces que l’on peut configurer en fonction de ses préférences. En mode navigation, par exemple, la carte à haute résolution est plus grande que sur tout autre système de navigation accessoire vendu sur le marché. L’écran du Roadster est deux fois plus lumineux que celui du coupé pour qu’on puisse bien le lire même avec le toit abaissé. Soulignons que dans le modèle européen que j’ai conduit, le système de navigation était très précis. Il annonçait les virages à prendre bien à l’avance et il donnait une image détaillée de la route à suivre.

Mon modèle d’essai était équipé de sièges sport S optionnels. Ces sièges chauffants sont également munis d’appuis-tête chauffants qui envoient un courant d’air chaud délicieusement réconfortant dans le cou. Cette fonction s’est avérée précieuse pour m’aider à avoir l’air cool en roulant toit abaissé, malgré le temps très frais. En fait, en mettant le chauffage et les sièges chauffants au maximum, la bulle d’air calme de l’habitacle se réchauffait suffisamment pour que je puisse rouler en tout confort. Si la température avait baissé de quelques degrés de plus, par contre, j’aurais dû me résigner à remonter le toit.

Avec le toit en place, la nouvelle TT Roadster est un peu plus silencieuse que l’ancienne. Il y a encore un peu de bruit de vent qui s’infiltre dans l’habitacle, mais il demeure discret et n’entraîne pas d’inconfort.

Le plaisir au rendez-vous

À cause du temps frais et du revêtement humide, la sagesse recommandait la prudence, mais nous avons quand même pu rouler à un rythme étonnamment rapide. La TT affichait un comportement très sain et une excellente adhérence dans les virages, notamment avec le système de distribution du couple disponible, qui applique légèrement les freins sur les roues à l’intérieur du virage pour aider la voiture à tourner. En mode Dynamique, la direction et la suspension deviennent plus fermes et la transmission maximise l’accélération en laissant le régime monter plus haut avant de changer les vitesses. Pour ma part, j’utilisais la transmission en mode manuel et les changements de rapports étaient rapides et précis. Le feedback de la direction est un tantinet engourdi, mais le plaisir est quand même au rendez-vous, renforcé par le châssis solide et l’absence de roulis dans les courbes.

La TT répond de façon énergique dès les bas régimes et elle livre des accélérations linéaires, solides et satisfaisantes. Un bref essai au volant de la version TTS m’a permis de constater qu’elle tire plus fort et plus longtemps, mais la différence de puissance est surtout perceptible à hauts régimes, où le moteur semble tourner plus librement.

Les TT et TTS Roadster arriveront chez nous seulement au mois d’août et les prix n’ont pas encore été annoncés. On peut cependant s’attendre à ce qu’ils soient semblables à ceux actuellement en vigueur, soit 54 600 $ pour la TT et 65 100 $ pour la TTS.

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