Mercedes-Benz B 250 4Matic et CLA 250 4Matic: Classe neige

Points forts
  • Rouage intégral intéressant
  • Transmission compétente
  • Lignes sensuelles (CLA250)
  • Sièges chauffants enfin offerts de base
  • Habitacle vaste (B250)
Points faibles
  • Moteur manque un peu de vie
  • Insonorisation plus ou moins réussie (B250)
  • Caméra de recul fait partie d'un groupe optionnel à 3 800$
  • Système multimédia peu "amical"
  • Places arrière de type punition (CLA250)
Évaluation complète

C’est dans des conditions très hivernales que Mercedes-Benz a convié les journalistes, plus tôt cette semaine, à faire l’essai des nouvelles Classe B250 4Matic et CLA250 4Matic. Pour la petite histoire, soulignons que les deux voitures se partagent le même châssis et les mêmes organes mécaniques. Elles sont d’abord apparues sur le marché en version traction (roues avant motrices). Déjà à ce moment (fin décembre 2012 pour la B de deuxième génération et septembre 2013 pour la CLA), on parlait d’une éventuelle version toutes roues motrices ou, comme on dit communément, AWD pour All-Wheel Drive. Pour des raisons marketing, les constructeurs donnent un nom quelquefois quasiment poétique à leur rouage intégral . Chez Mercedes-Benz, c’est le 4Matic, qui équipe plus de 80 % des véhicules vendus par la marque au Canada et beaucoup plus au Québec, un pays qui n’est pas un pays…

Le rouage intégral des B et CLA est fortement dérivé de celui qui équipe les autres produits Mercedes-Benz sauf qu’il est adapté pour des véhicules qui sont à la base des tractions alors que les autres sont nés propulsions (roues arrière motrices). Dans le cas des B et CLA, le système fonctionne comme une traction quand la route est parfaite et peut expédier jusqu’à 50 % du couple aux roues arrière si le besoin se fait sentir. Ce rouage est aussi utilisé dans le multisegment GLA mais pas dans la CLA 45 AMG 4Matic. Dans cette dernière, le système est différent et beaucoup plus axé vers la sportivité.

Pas tant de différences que ça!

 Le rouage intégral ajoute à peu près 40 kilos à une B 250 ou à une CLA 250 de base. Les conditions climatiques nous ont empêché de faire des tests d’accélération. Toutefois, j’imagine que le 0-100 km/h demanderait une seconde de plus avec le rouage intégral, ce qui devrait donner environ 8,0 ou 8,2 secondes. Le moteur et la transmission demeurent strictement les mêmes. Il s’agit d’un quatre cylindres 2,0 litres turbocompressé développant 208 chevaux à 5 500 tr/min et 258 livres-pied de couple entre 1 200 et 4 000 tr/min. La boîte automatique est à sept rapports à double embrayage. Peu importe le modèle, la sonorité du moteur en accélération n’est pas tellement réjouissante et il semble toujours manquer un peu de punch à bas régime.

La principale différence entre un modèle de base ou 4Matic tient surtout à la bosse sur le plancher à l’arrière, beaucoup plus prononcée puisque le rouage intégral exige un arbre de transmission qui active le différentiel arrière. Selon les données de Mercedes-Benz, le coffre des véhicules ne perd pas de volume dans l’opération. 

Là où il y a une perte, une relative perte faut-il avouer, c’est dans le compte de banque qui sera soulagé de 2 200$ supplémentaires lorsque le 4Matic sera coché. Ce montant sera en grande partie récupéré lors de la revente dans quelques années. Cependant, beaucoup de gens optent surtout pour la location dans ce segment de marché. Je ne serais pas surpris que les concessionnaires « donnent » le 4Matic pour ne pas être pris avec une voiture à traction qui sera plus difficile à revendre dans deux ou trois ans.

Outre une meilleure traction dans la neige ou sur la glace, le comportement routier des B et CLA 4Matic n’est pas différent de celui des versions de base et nul doute que la plupart des conducteurs ne remarqueront pas ses effets bénéfiques. En poussant la machine un peu plus, au-delà des différents systèmes de contrôle de traction et de stabilité latérale, le 4Matic assure une tenue de route supérieure. Il faut aussi dire que nos véhicules étaient équipés d’excellents Pirelli PZero Sotto d’hiver. Le jugement demeure encore le meilleur allié durant la blanche saison…

Mercedes-Benz B 250 4Matic 2015

La B250, 4Matic ou pas, possède un habitacle très vaste par rapport à ses dimensions extérieures. Comme toute Mercedes qui se respecte, les sièges avant sont vraiment confortables malgré leur fermeté. Sur les versions de base, on retrouve encore et toujours cette détestable roulette servant à ajuster les dossiers. Je ne peux pas croire que des ingénieurs puissent élaborer un rouage intégral très sophistiqué qui exige des connaissances aigües en électronique, mécanique, électromécanique, hydraulique, etc., mais qu’ils puissent être totalement incapables de créer un petit levier en plastique qui ne demande pas de nous déboîter le poignet à chaque utilisation. 

Le dossier des sièges arrière est encore trop droit à mon goût et la malheureuse personne qui se tapera la place centrale devra composer avec un tunnel plus imposant entre les jambes.  Je sais, ça fait bizarre dit comme ça… mais c’est ça. Enfin, l’habitacle est relativement bruyant, pour une Mercedes s’entend, autant au niveau du moteur en accélération que des bruits de la route.

Lors de notre essai de la B 250 4Matic, nous avons obtenu une moyenne de 9,9 l/100 km. Cette note doit toutefois être prise dans un contexte de conduite hivernale. La veille, après une séance d’exercices (slalom, freinage, tenue de route sur le bassin olympique), l’ordinateur affichait 12,0 l/100 km avant d’être remis à zéro. Mercedes avance plutôt 8,9 l/100 km au combiné ville/route contre 8,0 pour une version à traction.

Une B 250 se détaille 31 300 $ et une B 250 4Matic 33 500 $ avant, bien sûr, de consulter le catalogue des options.

Mercedes-Benz CLA 250 4Matic 2015

Plusieurs ont reproché à la berline CLA 250 de ne pas avoir assez de puissance, compte tenu de la sportivité de ses lignes. Ils auront matière à déblatérer encore davantage avec le rouage intégral qui sape quelques chevaux. D’un autre côté, il n’y a pas de quoi mettre Paul Arcand sur le cas. Ceux qui désirent quatre roues motrices et des performances débridées peuvent se rabattre sur la CLA 45 AMG 4Matic. Avec la 250 4Matic, la moyenne de consommation s’est établie à 9,6 l/100 km toujours, précisons-le, dans un contexte hivernal.

Assez curieusement, je trouve le tableau de bord de la B plus agréable à regarder et à utiliser que celui de la CLA… même si le bouton sur la console pour régler une foule de paramètres à l’écran est aussi mal placé dans l’une que dans l’autre.

Mes remarques sur les sièges avant et arrière de la CLA sont à peu de choses près les mêmes que pour la Classe B sauf qu’il y a beaucoup moins d’espace pour les passagers arrière, ligne du toit oblige. 

La CLA de base coûte 34 600 $ et la 4Matic 36 800 $. 

Peu importe le modèle, fiez-vous à Mercedes pour offrir des groupes d’options plutôt chers! Mais au moins, les sièges avant chauffants font maintenant partie de la dotation de base alors qu’il fallait auparavant choisir un groupe de plus de 2 000 $ pour réchauffer nos arrières... Il y a de ces initiatives que l’on apprécie!

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