Bonne fête, Challenger!

Même si Dodge a présenté sa Challenger il y a 45 ans aujourd’hui, son histoire débute bien avant! En 1964, de drôles de zigotos chez Pontiac décident de descendre un V8 de 326 pouces cubes dans une Tempest, une intermédiaire tout ce qu’il y a de plus paisible. L’époque des muscle cars est née!

Pourtant, bien avant Pontiac, la Chrysler Corporation avait commencé à donner dans la performance avec des moteurs de plus en plus puissants. Dans les années 1950, la marque à l’hexagone était une force majeure dans la série NASCAR où ses moteurs à chambre hémisphériques pouvaient s’exprimer librement.

Le chemin était donc pavé pour la performance. À la fin des années 60, chez Dodge, tous les modèles avaient droit à au moins un moteur très puissant et la gamme pouvait compter sur quelques modèles assez intéressants, merci. La Charger, la Coronet, la Demon, la Polara pour ne mentionner que celles-ci. Or, il manquait à Dodge une voiture pour affronter la Mustang et la Camaro qui étaient très populaires. Il y avait bien la Barracuda mais elle s’accommodait mal d’un moteur de plus de 383 pouces cubes. Cette voiture, ce sera la Challenger.

Une brillante carrière

Durant sa courte carrière (1970 – 1974), la Challenger fut l’une des Dodge les plus en vue. Sous son capot, on pouvait trouver un paisible six cylindres en ligne ou un terrifiant V8 426 Hemi. Et à peu près tout ce qu’il pouvait y avoir entre les deux. La Challenger fut aussi la vedette de Vanishing Point (Point limite zéro) – que les jeunes maniaques d’autos, aujourd’hui devenus de vieux maniaques d’autos, ont vu des dizaines de fois aux mains d’un Kowalski (interprété par Barry Newman) inspiré.

Mais les mesures antipollutions, les primes d’assurances de plus en plus élevées et les normes de sécurité plus restrictives font des voitures sport – ou le moindrement puissantes – des objets de honte. La Challenger doit s’incliner.

Ça, une Challenger?

En 1975, la Challenger n’est plus. Entre 1978 et 1983, on retrouvera une Challenger (et son équivalent chez Plymouth, la Sapporo) mais il ne s’agit que d’une Mitsubishi, une paisible compacte qui n’a plus rien à voir avec la vraie Challenger.

Le retour de la Challenger

Avec le retour du passé dans la mode automobile, en 2008 Dodge a ressuscité la Challenger avec succès. Il y en a eu plusieurs pour la trouver trop grosse, trop lourde, pas assez différente de l’originale. C’est exactement ce qui fait son charme selon les autres! Et si l'on s’émouvait des 425 chevaux – déclarés – du 426 Hemi, que dire des 707 chevaux de la nouvelle version Hellcat? La Challenger est plus vivante que jamais!

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