Dodge Durango 2014: La sobriété? Connais pas!

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2014

Le Dodge Durango est disparu en 2010 pour réapparaitre en 2012 sous un format plus civilisé. Il remplaçait alors un Durango vétuste basé sur un châssis de camionnette. Ce Durango amélioré fit si belle impression que son comportement routier lui valut plusieurs éloges. Cette année, Chrysler le peaufine en le dotant d’éléments lui permettant de rivaliser sérieusement avec les autres poids lourds de la catégorie.

Les améliorations les plus notables touchent principalement l’esthétique et rehaussent l’allure sobre et trop discrète de ce VUS. On l’a donc doté de nouvelles jantes, on a remodelé ses parties avant et arrière, et reconfiguré les phares avant et les feux arrière. L’utilisation d’éclairage à DEL insuffle un style très prestigieux au véhicule, et encore plus impressionnant à l’arrière où les feux reprennent le design de la marque.

À l’intérieur, le Durango raffine également sa présentation. Le volant bénéficie de nouvelles branches latérales sur lesquelles se positionnent élégamment les commandes du système audio, du régulateur de vitesse et du centre d’information. Un léger remaniement de la console centrale a permis de disposer toutes les fonctionnalités dans une même section, délimitée par une ligne chromée. L’immense écran tactile affiche l’information de façon simple et épurée au moyen de larges icônes facilement sélectionnables du bout du doigt. L’instrumentation du tableau de bord profite aussi d’une nouvelle configuration où le cadran central, affichant la vitesse, est bordé à gauche d’un compte-tour et à droite des jauges de réservoir et de température. Les accents de chrome éparpillés sur le tableau de bord, la lumière d’ambiance bleutée de l’habitacle et la présence d’aluminium brossé donnent une belle impression de luxe et de performance.

Chrysler a profité de la refonte du Durango pour lui refiler la commande rotative des passages de rapport qui équipe déjà le RAM 1500. Cette nouvelle façon de faire permet d’épurer la présentation et son utilisation s’avère particulièrement agréable, surtout dans les situations où l’on doit constamment alterner entre les positions D et R. Autrement, l’assise haute des sièges et l’abondante fenestration favorisent une bonne visibilité malgré la longueur du véhicule et les larges piliers à l’arrière. Heureusement, une caméra de recul amène du renfort et s’avère très pratique lorsque le Durango doit s’unir à une remorque. Les places arrière ne manqueront pas de satisfaire les passagers : les dégagements y sont généreux et, selon les versions, des écrans au dos des sièges avant permettent l’écoute d’un DVD ou d’un Blu-ray.

La puissance? Pas un problème!

L’année 2014 n’amène rien de nouveau sous le capot. Chrysler offre les deux mêmes moteurs, le traditionnel V6 de base et le plus puissant V8. Tous les Durango héritent cette année, de série, d’une transmission automatique à 8 rapports qui vient remplacer celles à 5 et 6 rapports de l’an dernier. Ce changement favorise la douceur de roulement mais permet surtout de réduire (légèrement) la consommation de carburant.

Sans compter la R/T, toutes les autres versions reçoivent le très prisé moteur Pentastar de Chrysler. Ce V6 de 3,6 litres produit 290 chevaux et peut remorquer plus de 2 800 kg (6173 livres). En ville, le V6 réussit à limiter la consommation sous 13 l/100 km alors que sur l’autoroute, elle s’établit à 8,5 l/100 km, lorsqu’aucune charge n’est tirée. Équipé de la sorte, le Durango offre une étonnante douceur de roulement  et une tenue de route des plus intéressantes malgré un roulis évident. Les suspensions permettent un généreux débattement et la calibration propose un bon compromis entre le confort et la robustesse. Il ne faut également pas oublier que le châssis du Durango provient du Jeep Grand Cherokee. L’emprunt de cette plateforme rigide donne une agréable impression de solidité qui s’approche de celle des produits allemands.

Si le Pentastar ne vous convient pas, vous devrez vous rabattre sur le HEMI qui n’a d’ailleurs plus besoin de présentation, lui qui est connu de la planète entière pour sa puissance légendaire. Sous le capot du Durango R/T, Chrysler a choisi la version 5,7 litres qui fait grimper l’écurie à 360 chevaux et la consommation à plus de 17 l/100 km. Étonnamment, la capacité de remorquage n’est augmentée que de 453 kg pour s’établir à 3 265 kg (7200 livres), alors que le couple montre un surprenant 390 lb-pi. Reste que ces augmentations de puissance et de couple permettent de trainer plus aisément de lourdes charges qui essouffleraient sans aucun doute le « petit » V6 Pentastar. Les performances brutes de ce Durango à moteur HEMI sont évidemment supérieures à celles du Pentastar mais en revanche, le comportement routier ne s’améliore pas vraiment puisque le véhicule souffre toujours du même roulis et du même comportement lourdaud que les versions à six cylindres.

Le Durango a profité d’une belle renaissance en 2012. Le produit proposé répond aux besoins des acheteurs et les modifications esthétiques apportées cette année le démarquent des modèles concurrents, trop souvent sobres et discrets. Avec l’ajout d’une transmission à 8 rapports de série, il adopte un comportement sain et mieux équilibré. Un véhicule qui ne cesse de s’améliorer.

Partager sur Facebook

Plus sur le sujet

ActualitéDodge Durango Blacktop 2014 : pour faire différent
Ces temps-ci, la mode est au noir. Plusieurs manufacturiers essaient de donner à leurs véhicules un aspect plus sinistre, plus agressif en recouvrant diverses pièces de carrosserie de peinture noire. Dodge, qui fabrique déjà des véhicules au design agressif, a décidé de franchir une étape de plus en appliquant diverses …
BlogueMeilleurs achats 2014: Grands VUS
On a beau critiquer les grands VUS à cause de leurs dimensions exagérées et de leur consommation gargantuesque, n’empêche que pour plusieurs personnes, rien ne pourra jamais remplacer ces monstres de la route. Qu’il s’agisse d’entrepreneurs en construction ou de familles qui doivent remorquer une imposante roulotte et qui désirent …

À lire aussi

Et encore plus

Commentaires