Subaru Impreza 2014: Le concurrent n’est jamais bien loin…

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2014

Ah, la vénérable Subaru Impreza! Elle est âgée d’un peu plus de 20 ans déjà, et elle est devenue une bonne amie au fil du temps grâce à son bon caractère, sa fiabilité, sa souplesse. La dernière génération a été lancée en 2012, un an après que Subaru ait décidé de séparer la WRX de la lignée Impreza pour lui donner plus d’autonomie. La WRX peut maintenant s’adresser encore plus spécifiquement aux amateurs de performances, tandis que l’Impreza continue de viser un public plus large.

En 2012, la cylindrée du quatre cylindres à plat de l’Impreza est passée de 2,5 à 2,0 litres. Cette réduction de cylindrée s’est aussi accompagnée d’une réduction de puissance (de 22 chevaux) et de couple (de 25 lb-pi). Le nouveau moulin produit désormais 148 chevaux et un couple de 170 lb-pi. Du coup, il est devenu beaucoup moins gourmand : il se contente de 6,5 litres aux 100 km en moyenne avec la transmission à variation continue (CVT). Il s’agit là d’une amélioration de 30 % par rapport à l’ancien modèle. En usage routier, la consommation affichée est de 5,5 litres aux 100 km, ce qui correspond à une autonomie théorique de 1 000 km (le réservoir contient 55 litres). Ces données sont impressionnantes pour un véhicule à traction intégrale à prise constante.

L’Impreza est toujours offerte en deux configurations : berline quatre portes ou familiale cinq portes, toutes deux avec empattement de 264,5 cm. Côté transmission, on peut opter pour une boite manuelle à cinq rapports, ou pour une automatique CVT. La manuelle peut sembler un peu vieillotte en cette époque de transmissions à six et même sept vitesses, mais elle contribue à réduire les couts. Le prix de la berline de base est juste sous la barre des 20 000 $, ce qui est excellent pour une compacte à traction intégrale. La boite manuelle est livrée avec un pratique système d’aide au démarrage qui empêche l’auto de reculer dans les pentes.

La transmission à variation continue est munie d’un dispositif électronique qui simule les changements de vitesse d’une boite automatique à six rapports, question de ne pas trop déstabiliser les nouveaux venus à la culture CVT. Elle a été revue pour un fonctionnement amélioré et plus silencieux. Faute de susciter l’enthousiasme de la part du pilote, cette transmission est efficace (quoiqu’un peu paresseuse et encore audible depuis l’intérieur de l’habitacle).

Cela dit, lors de notre essai comparatif entre les Impreza et Mitsubishi Lancer de dernière génération, la Toyota Matrix et la défunte Suzuki SX4, toutes à traction intégrale, c’est l’Impreza qui avait remporté la palme à l’unanimité. Parmi les facteurs décisifs, on avait notamment souligné son bas prix et sa faible consommation d’essence.

Le cas Crosstrek
Quand on jette un coup d’œil à la fiche technique du XV Crosstrek, lancé en 2013, on voit tout de suite son fort lien de parenté avec l’Impreza. Le multisegment compact est propulsé par le même moteur, avec le même choix de transmissions (manuelle ou CVT) et son empattement est presque identique (curieusement, il est plus court de 10 mm). Par contre, avec 145 chevaux sous le capot et un poids de 1 400 kg (environ 80 de plus que l’Impreza), il ne faut pas se surprendre que les accélérations soient un peu timides.

La fiche technique révèle plusieurs autres similitudes, au point qu’on se demande si le Crosstrek n’est pas qu’un simple exercice de style. Les passagers jouissent du même espace pour la taille et les jambes que dans l’Impreza familiale. À l’arrière, le volume de chargement est de 632 litres, 1 470 litres avec les sièges abaissés. C’est légèrement moins que dans l’Impreza (respectivement 8 et 15 litres de différence). Le Crosstrek est plus haut et sa garde au sol affiche 7,5 cm de plus, ce qui peut être utile si la route en terre qui mène au chalet est particulièrement cabossée.

Le poids supplémentaire a un effet sur l’accélération, mais aussi sur l’économie d’essence. Le Crosstrek consomme un peu plus que l’Impreza (7,1 litres aux 100 km en moyenne), mais il demeure tout de même très raisonnable. Les ingénieurs de Subaru ont eu la bonne idée d’opter pour un réservoir qui contient 5 litres de plus, ce qui donne également au Crosstrek une autonomie théorique de 1 000 km sur la route.

En 2014, Subaru lancera son tout premier groupe motopropulseur hybride, et c’est le Crosstrek qui aura l’honneur d’en être le premier récipiendaire. Nul doute que cela contribuera à rendre ce multisegment plus séduisant et plus intéressant.

Le XV Crosstrek de base se vend seulement 1 900 $ de plus qu’une Impreza familiale semblablement équipée, avec groupe Tourisme. Si vous avez besoin d’aptitudes hors route supplémentaires, allez-y, vous obtiendrez en prime un style costaud et une allure plus affirmée. En outre, comme il est basé sur l’Impreza, le XV Crosstrek affiche de très bonnes manières sur la route et sa conduite se rapproche plus de celle d’une automobile que de celle d’un multisegment.

Les principaux compétiteurs du XV Crosstrek sont le Nissan Juke, le Mitsubishi RVR, la MINI Countryman et la toute nouvelle Fiat 500L. Mais en réalité, il se pourrait bien que son plus sérieux concurrent soit... l’Impreza familiale.

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