Honda Fit 2014: Quasiment un VUS sous-compact

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2014

Apparue en 2006 (année-modèle 2007), la Honda Fit profitait du boom sans précédent de la popularité de la catégorie des sous-compactes, mené à ce moment par la Toyota Echo. Pour 2009, on révisait plusieurs éléments de la Fit pour lui permettre de demeurer dans le coup. Pour être dans le coup, elle devait l’être car sept années après son lancement initial, elle figure encore parmi les meilleurs achats de sa catégorie… quand ce n’est pas le meilleur tout court!

Il faut dire que l’offre de Honda n’est pas mauvaise du tout. Bien que le style de la Fit ne convienne pas à tous les gouts, les dimensions imposantes du coffre à bagages font que plusieurs sont prêts à accepter ce petit accroc. Lorsque les dossiers de la banquette arrière sont relevés, il y a un volume de 585 litres. Quand ils sont repliés, 1 622. Pour vous donner une idée, le coffre du CR-V, le VUS compact de Honda, contient entre 1 011 et 2 064 litres. Pour une voiture beaucoup plus petite, ce n’est pas un exploit, c’est un miracle! L’habitacle est issu du même moule. Que vous soyez assis à l’avant ou à l’arrière, si votre tête touche le plafond, de grâce, enlevez les huit bottins téléphoniques de New York que vous avez mis entre vos fesses et le siège. Et puis ce serait dangereux si vous aviez un accident. En largeur aussi, on remarque passablement d’espace. Cependant, trois adultes prenant place sur la banquette arrière sont mieux de bien s’entendre.

Magie…

Parlant de cette banquette, Honda l’a baptisée Magic Seat. Plus qu’une simple formulation d’un département de marketing créatif, elle est véritablement « presque » magique. Comme dans les camionnettes, son assise se relève à la verticale. Puisque les ingénieurs ont réussi à baisser le plancher à cet endroit (en déplaçant le réservoir d’essence en plastique sous les sièges avant), le transport d’objets volumineux est ainsi grandement facilité. Après notre dernière semaine d’essai, le seul commentaire négatif que nous avions à formuler au sujet de ces sièges était à propos de leur tissu qui retenait avec un peu trop de zèle les poussières, cheveux, fils, etc. De leur côté, certaines grandes personnes se sont plaintes d’un manque de support pour les cuisses, à l’avant.

S’il est un endroit où la Fit a perdu du terrain par rapport à la concurrence, c’est au niveau du tableau de bord. Ses plastiques durs n’ont plus la cote, de même que son design tarabiscoté. Heureusement, la plupart des commandes sont faciles d’accès et de compréhension. Sauf le bouton pour fermer la radio qui m’a fait dire de gros mots. Chaque fois, par réflexe, je pesais sur le bouton central ce qui m’amenait dans le menu pour ajuster la sonorité. J’en ai profité pour tenter d’en trouver une (sonorité) qui avait de l’allure mais peine perdue...

Le plaisir est dans les montées
Sous le capot, on retrouve toujours le quatre cylindres de 1,5 litre de 117 chevaux et 106 livres-pied de couple. Même si la Fit demeure l’une des sous-compactes les plus dégourdies, il ne faut pas espérer battre une Lamborghini Aventador, à moins que cette dernière soit en panne d’essence. Ce moteur, comme c’est souvent le cas pour les moteurs Honda, aime les hauts régimes et il faut jouer du levier de vitesses pour obtenir une meilleure coopération de sa part. Ce n’est qu’à partir de 4 000 tours/minute que la Fit dévoile son petit côté délinquant. L’autre côté de la médaille, c’est que Honda n’a jamais été reconnue pour l’insonorisation de ses voitures et la Fit en est un exemple flagrant. Donc, les accélérations sont très audibles. Et les bruits éoliens aussi, d’ailleurs.

La transmission à privilégier, si vous aimez le moindrement la conduite inspirée, est la manuelle. Certes, le point de friction de l’embrayage est à peu près aussi facile à trouver qu’une chanson de Rihanna sur une cassette huit pistes et la course du levier de vitesses est trop longue mais, au moins, cette boite permet de bien exploiter le moteur. L’automatique n’est pas mauvaise, loin de là, mais elle ne sert pas le moteur aussi bien que la manuelle. Lors de nos différents essais de la Fit, manuelle et automatique, notre moyenne a pratiquement toujours joué aux alentours de 7,5 l/100 km. Cependant, il est possible, en contrôlant le pied droit, d’obtenir 6,5 ou 7,0. Honda parle de 7,1 en ville et 5,7 sur la route.

Au volant, la Fit ne surprend pas et, surtout, ne déçoit pas. La direction est précise et son retour d’information est notable. Mieux, elle autorise un diamètre de braquage parmi les plus courts de l’industrie. Parfait pour un centre-ville! Sur mauvais revêtement, les suspensions sont un peu trop dures à mon gout mais le beau côté, c’est que la tenue de route est très relevée, ce qui résulte en une caisse qui a peu de roulis en virage. Pour une sous-compacte, s’entend. Là où c’est plus problématique, c’est lorsque de forts vents latéraux frappent la voiture. À ce moment, la Fit demande de constantes et importantes corrections du volant.

La Honda Fit demeure la référence dans le domaine de la voiture sous-compacte. Mais la concurrence se rapproche dangereusement, autant en termes de qualité de construction que de motorisation, souvent à un prix moindre. Regardez dans votre rétroviseur, gens de Honda…

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