BMW X1 2014: Mutation génétique

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2014

Le moins que l’on puisse dire c’est que le BMW X1 cache bien son jeu car, même si son style est celui d’un véhicule utilitaire sport, son comportement routier émule celui des berlines de la marque, courtoisie d’un important transfert de l’ADN des Série 1 et 3. Dans la course à la diversité des modèles, BMW a puisé dans ses ressources existantes pour concocter un VUS que l’on peut presque qualifier de véritable hybride, dans le sens propre du terme.

Sur les marchés autres que celui de l’Amérique du Nord, le X1 est livrable avec toute une série de motorisations essence et diésel. Mais seuls deux moteurs suralimentés carburant à l’essence sont au programme pour nous, BMW jouant à fond la carte de la modularité en proposant ces deux mécaniques connues. On peut même dire qu’elles ont presque le don d’ubiquité puisqu’on les retrouve également sous le capot de plusieurs autres modèles de la marque. Le constructeur bavarois est reconnu, à juste titre, pour l’excellence de ses motorisations, et les deux choix pour le X1 se démarquent par leurs qualités distinctes, même si leurs appellations n’ont rien de logique, leurs désignations techniques n’ayant plus aucun lien avec la cylindrée des moteurs.

Petit mais costaud

Ainsi, le X1 xDrive28i fait appel, non pas à un moteur de 2,8 litres mais plutôt au quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres qui impressionne, non pas pour sa puissance qui est chiffrée à 241 chevaux, mais par son couple de 258 livres-pied qui est disponible dès 1 250 tours/minute et jusqu’à 4 800 tours/minute. Ce qui en fait presque l’équivalent d’un moteur diésel puisqu’il livre une poussée très linéaire et constante. De plus, ce moteur est jumelé à une superbe boite automatique qui compte huit rapports et le rouage intégral est de série. Au volant du X1 xDrive28i, des manœuvres comme les entrées sur l’autoroute ou les dépassements sur routes secondaires ne posent pas de problèmes, car la boite réagit rapidement et passe les rapports l’un après l’autre en exploitant pleinement le couple abondant du moteur quatre cylindres suralimenté. Parmi les bémols, on peut cependant noter le fait que la sonorité du moteur à vitesse de croisière sur le huitième rapport est plus présente, rappelant celle d’un moteur diésel. Aussi, la consommation moyenne observée s’est tout de même chiffrée à 9,2 litres aux 100 kilomètres, ce qui est bon mais pas exceptionnel.

Encore plus de punch

Depuis l’an dernier, le X1 xDrive35i est livrable avec le moteur six cylindres en ligne de 3,0 litres turbocompressé qui permet de retrancher une seconde sur le sprint de 0 à 100 kilomètres/heure. Avec ce moteur plus puissant et incroyablement souple, la dynamique est transformée puisque la boite automatique, qui compte ici six rapports et non pas huit, ne fait souvent que rétrograder d’un seul rapport lors d’une manœuvre de dépassement, laissant le couple du moteur faire le travail. Aussi, il faut noter l’absence presque totale de vibrations du moteur, la configuration d’un six cylindres en ligne étant intrinsèquement remarquablement équilibrée. Le prix à payer pour des performances en accélération relevées d’un cran est celui d’une consommation plus élevée et d’un supplément substantiel qui est exigé pour passer à ce modèle haut de gamme.

Comme le X1 est une mutation génétique des Série 1 et 3, son comportement routier est très similaire, et on peut presque le considérer comme une Série 3 surélevée chez qui le roulis en virage est un peu plus présent en raison d’un centre de gravité plus élevé. On a donc affaire à un véhicule dont la conduite est à la fois vive et directe, grâce à une direction précise qui offre un bon feedback et des liaisons au sol qui sont assurées par des suspensions bien calibrées. Il faut aussi souligner que l’empattement du X1 est très long, ce qui aide pour le confort, et que le rouage intégral est très efficace. En conduite normale, 60 % du couple est livré aux roues arrière, mais cette répartition peut atteindre jusqu’à 100 % sur le train avant ou arrière, selon les conditions d’adhérence qui prévalent, ce qui est un atout lors de la conduite en hiver.

L’habitacle du X1 offre amplement d’espace pour les passagers avant, que ce soit pour le dégagement pour les jambes ou celui des épaules, mais ça se gâte à l’arrière où l’espace pour les jambes est beaucoup plus limité et où la place médiane devient vite inconfortable à cause de la présence du tunnel de la transmission. Le volume d’espace de chargement est de 420 litres avec tous les sièges en place et les dossiers peuvent être rabattus en section, ce qui permet de porter la capacité de chargement à 1 350 litres avec tous les dossiers repliés.

Le X1 a rapidement connu un vif succès dans notre marché et se pointe au deuxième rang au chapitre des ventes au Canada pour les véhicules utilitaires sport de BMW, juste derrière le X3. Avec sa position de conduite surélevée, sa polyvalence et son excellent comportement routier, le X1 ne manque pas d’arguments pour séduire. Il faut toutefois préciser que les tarifs sont élevés, surtout dans le cas du modèle xDrive35i à moteur six cylindres en ligne, et comme les options sont chères et nombreuses, cela incite à une certaine retenue lors de la commande.

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