BMW Série 3 2014: Métissage

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2014

Au cours des dernières années, BMW a véritablement adopté le concept du métissage. En effet, le constructeur bavarois ne cesse de développer de nouvelles variations sur des thèmes élaborées à partir de ses nombreux modèles. La nouvelle Série 3 Gran Turismo et la récente Active Hybrid 3 sont les toutes dernières manifestations de cette tendance. BMW choisit également de suivre la voie tracée par Audi en adoptant une nouvelle désignation pour les modèles coupé et coupé-cabriolet de la Série 3 dont les modèles à venir seront des Série 4, en plus d’ajouter un modèle Gran Coupe reprenant le style de coupé quatre portes inauguré sur la Série 6 Gran Coupe. Ces nouvelles versions misent sur une allure plus sportive tout en faisant usage de motorisations connues.

En Amérique du Nord, l’appellation GT ou Gran Turismo est très souvent réservée à des modèles sport qui mettent l’accent sur les performances, mais en Europe elle désigne plutôt des voitures de touring capables de transporter les passagers et leurs bagages en tout confort sur de longues distances, et c’est précisément la mission que s’est donnée BMW avec la nouvelle Série 3 GT. Au Canada, ce modèle est équipé avec la traction intégrale de série et deux moteurs à essence sont au programme, soit la 328i avec son quatre cylindres turbocompressé et la 335i qui fait appel au six cylindres en ligne turbocompressé.

Plus confort que sport
Sur la route, il devient vite évident que la 3 GT n’est pas aussi incisive que la berline de Série 3 lors des transitions rapides d’un virage à l’autre, même avec les roues de 19 pouces et l’ensemble M Sport proposé en option. Comme la 3 GT fait 200 millimètres de plus en longueur et 81 millimètres de plus en hauteur que la Série 3 Touring (familiale) et qu’elle est également plus lourde de 60 kilos, son centre de gravité est plus élevé. Tout cela fait en sorte que sa conduite n’est pas aussi inspirée, même avec la sélection du mode Sport qui raffermit à la fois la direction et les suspensions. Le moteur six cylindres en ligne turbocompressé livre sa cavalerie avec panache jusqu’à 7 000 tours/minute, la voiture est capable d’abattre le sprint de 0 à 100 kilomètres/heure en 5,4 secondes et les paliers de changement des rapports permettent de s’éclater au volant mais, même si la Série 3 GT peut être pilotée avec enthousiasme, ce n’est cependant pas sa vocation première.
 
La Série 3 Gran Turismo mise sur le confort avec son habitacle plus spacieux. À l’avant, conducteur et passager font face à la même planche de bord et console centrale qui équipent la berline de Série 3, mais les passagers arrière bénéficieront d’un dégagement accru pour la tête ainsi que d’un dégagement pour les jambes qui est à mi-chemin entre la Série 5 et la Série 7. L’espace de chargement est chiffré à 520 litres avec tous les sièges en place et peut atteindre jusqu’à 1 600 litres même si les dossiers des sièges arrière ne se replient pas complètement dans le plancher.

La version hybride
Le modèle ActiveHybrid 3 ajoute un moteur électrique capable de livrer l’équivalent de 55 chevaux et 155 livres-pied de couple au six cylindres turbocompressé, ce qui entraine également un surpoids d’une centaine de kilos pour les batteries dont la capacité est limitée à 675 watts-heures. Avec cette motorisation et la sélection du mode ECO PRO, qui vise à maximiser la contribution du moteur électrique, il est possible de rouler dans un silence presque complet sur la seule puissance des électrons sur de courtes distances si l’on est très délicat avec l’accélérateur puisqu’une pression plus soutenue commande aussitôt l’entrée en action du moteur thermique. La poussée des deux moteurs, thermique et électrique, permet à la ActiveHybrid 3 de boucler le 0-100 kilomètres/heure en 5,5 secondes et j’ai enregistré une consommation moyenne de 8,5 litres aux 100 kilomètres au cours d’une semaine d’essai avec ce modèle dont le prix de revient était cependant très élevé, la facture s’élevant à 65 550 $ avec les options.

Du côté des motorisations plus conventionnelles, le six cylindres en ligne continue de séduire par sa souplesse, sa sonorité et surtout sa grande douceur. Le moteur 4 cylindres turbocompressé est presque aussi performant et plus économe, ce qui en fait un choix plus rationnel, mais les puristes auront toujours un faible pour le six cylindres en ligne, une configuration fétiche du constructeur bavarois.

Par ailleurs, les mordus de performance attendent la prochaine M3 avec impatience, son lancement devrait avoir lieu au Salon de l’Auto de Genève en mars 2014. On s’attend à ce que le V8 soit sacrifié sur l’autel du respect des nouvelles normes de consommation et d’émissions polluantes et qu’il soit remplacé par un moteur six cylindres avec double turbocompresseur pour une puissance chiffrée à 444 chevaux, mais qui pourrait facilement être portée à 500 chevaux par une reprogrammation de l’électronique. Une boite manuelle à six vitesses et une boite à double embrayage à sept rapports seraient au programme. Il y a fort à parier que les ingénieurs de BMW feront appel à des matériaux plus légers ainsi qu’à de nouvelles techniques d’assemblage afin de respecter un poids approximatif de 1 500 kilos. On a déjà hâte…

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