Toyota Venza 2014: Toujours un peu différent

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2014

Toyota est un constructeur qui ne joue pas souvent d’audace. La majorité du temps, il se contente de proposer des valeurs sûres, des configurations de modèles qui ont déjà la cote des acheteurs. Et pour convaincre ces gens, ce n’est pas toujours la qualité et le style qui entrent en considération, mais plutôt la réputation de fiabilité, de solidité et de motorisation bien adaptée. L’exécution, c’est davantage le lot de Toyota, plutôt que la création. Pendant quelques années, c’était le marasme. Il faut avouer toutefois que les modèles récemment dévoilés sont plus inspirants, tant au chapitre de la conduite que de l’esthétique. Comme le Venza.

En effet, lors de son lancement il y a maintenant cinq ans, le marché pour ce gros multisegment s’est emballé. Sans même l’avoir conduit, les gens craquaient pour sa silhouette qui était fort attrayante à l’époque. À tel point qu’il y a eu rupture de stock et les acheteurs devaient patienter plusieurs semaines avant d’en prendre possession. Le Venza poursuit sa carrière sans changements majeurs et force est d’admettre que son esthétique n’a pas encore pris une ride. Les stylistes ont eu le coup de crayon génial en dessinant cette calandre chromée dont la partie supérieure accueille une portion du capot en forme de demi-lune sur lequel est affiché le logo de la compagnie. On a en plus fignolé une foule de petits détails qui donnent une impression d’ensemble fort dynamique. La section arrière est également réussie alors que les feux sont larges et disposés horizontalement tout en débordant sur l’aile arrière. Ajoutez à cela un hayon incliné vers l’avant et vous avez une silhouette plutôt agréable.

Plastique dur et espaces de rangement

Lorsqu’on ouvre la portière pour accéder à l’habitacle, on ne peut s’empêcher d’avoir une impression de futurisme avec cette planche de bord dotée d’une imposante console centrale accueillant un levier de vitesses qui serpente de gauche à droite dans un orifice cranté. Il est possible de passer les vitesses en mode manuel en poussant le levier vers la gauche. Par contre, plusieurs autres commandes périphériques ne sont pas tellement instinctives. Mis à part un cette section centrale qui semble un peu plus futuriste, le reste est quand même relativement traditionnel. Je me demande encore quelle est la logique d’avoir placé un minuscule écran d’information sur la partie supérieure centrale de la planche de bord... Il est difficile d’y lire ce qui est écrit et lorsque la caméra de recul est engagée, on n’y voit guère. Toujours au chapitre des récriminations, le plastique utilisé pour le tableau de bord est ultra dur et doté de minuscules stries sur sa surface qui sont d’un effet assez particulier. Quant aux sièges, ils sont confortables bien que leur support latéral soit moyen tout au plus.

S’il y a un point fort à souligner à propos de ce véhicule, c’est son habitabilité. En tout premier lieu, l’habitacle est facile d’accès alors qu’on s’y glisse au lieu de « se déposer » ou d’y monter. Les portières arrière sont très larges et s’ouvrent très grand ce qui rend aisé l’accès à la banquette. Le dossier de celle-ci est réglable, ajoutant au confort tandis que l’espace pour les jambes est très généreux. Les concepteurs de ce véhicule ont également créé de multiples espaces de rangement. Comme il s’agit en fait d’une fourgonnette dotée de portes à charnière au lieu de portes coulissantes, l’espace pour les bagages est vaste. Une fois la banquette arrière en place, l’espace disponible est de 870 litres. Abaissez celle-ci et vous disposez de 1 990 litres pour vos bagages. C’est presque autant que dans le RAV4!

Vacances famille

Compte tenu de son habitabilité, de son aménagement intérieur et de l’espace réservé aux bagages, le Venza est le véhicule idéal pour partir en vacances ou pour toute autre activité familiale. Grâce à sa suspension indépendante aux quatre roues, c’est relativement confortable, même sur des routes en mauvais état. Ce n’est pas le confort d’une Rolls-Royce et l’insonorisation pourrait être meilleure mais une fois sur la grande route, c’est un charme. Cependant, tout dépendant du moteur que vous aurez choisi, les performances seront différentes. En effet, le moteur de base est un 4 cylindres de 2,7 litres produisant 181 chevaux associé à une transmission automatique à six rapports. En conduite de tous les jours, alors que peu de personnes prennent place à bord sans trop de bagages, ce petit moteur se débrouille fort bien, même s’il semble travailler très fort pour faire avancer le véhicule. Les performances sont, au mieux, moyennes alors qu’il faut plus de 10 secondes pour boucler le 0-100 km/h.

Le V6 représente un choix plus intéressant. Avec ses 3,5 litres et ses 268 chevaux, il assure des accélérations plus rapides et, bien entendu, ses reprises permettent de doubler avec plus de facilité. Il est également beaucoup mieux adapté à la traction intégrale. Cette dernière est aussi offerte avec le quatre cylindres. Et lorsqu’on tient compte de la consommation de carburant, celle du V6 ne diffère que d’un litre aux 100 km par rapport au 2, 7 litres. Cela vaut peut-être la peine d’étudier cette possibilité si vous anticipez de tracter une petite remorque ou de rouler avec famille et bagages très souvent dans l’année.

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