Toyota Highlander 2013: Discret et raffiné

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2013

Dans la hiérarchie des véhicules utilitaires sport du constructeur Toyota, le Highlander s’insère entre le petit RAV4 et le « de plus en plus gros » 4Runner. Ses dimensions le placent toutefois plus près du 4Runner puisqu’il affiche un gabarit similaire malgré les apparences. Et de ces trois VUS, le Highlander est certainement le moins connu. Il n’est pas très exubérant ni très original, mais il accomplit bien sa tâche, tout comme le fait la Camry au sein de la gamme du même constructeur. À la suite de la refonte effectuée en 2008 et des retouches esthétiques apportées l’an dernier à la partie avant, le Highlander ne présente que des modifications mineures cette année.

Présentation simple et civilisée

Le Highlander n’est pas un modèle d’audace sur le plan visuel. Il ne reprend pas les lignes angulaires du 4Runner ni les traits originaux du FJ Cruiser. Et ce n’est pas celui qui nous vient immédiatement en tête lorsque l’on planifie une folle escapade hors route (il sera probablement l’un des derniers sur la liste). En fait, le Highlander, vous permettra de vous rendre du point A au point B avec, en prime, un rouage intégral et une bonne garde au sol. Équipé de la sorte, il franchira les pires nids-de-poule au printemps et les impressionnants ourlets de neige du centre-ville de Montréal.

Assis au volant du Highlander, on remarque une présentation léchée qui ressemble davantage à celle d’une berline. Tout est disposé simplement mais efficacement, ce qui n’amène aucune réelle critique mais rien non plus pour écrire à sa mère. La position de conduite se trouve aisément au moyen des commandes électriques et les sièges avant offrent un excellent confort même s’ils manquent de support, ce qui n’est évidemment pas la priorité sur un véhicule qui n’est aucunement sportif. Sur la planche de bord figurent les habituels cadrans indicateurs présentés, encore une fois, simplement et efficacement. La console centrale intègre une panoplie de boutons, facilement identifiables puisqu’ils contrôlent le système audio dans la partie du haut et la climatisation au bas. La largeur de la console réduit l’espace disponible au niveau des genoux pour le conducteur et le passager. Autant la finition que l’agencement des matériaux sont de qualité malgré l’utilisation de plus en plus abondante du plastique qui rend la présentation moins cossue, même lorsque l’on tente d’imiter l’aluminium.

À l’arrière, tout est standard pour ce genre de véhicule. La rangée médiane offre 3 places. En théorie. Parce qu’en pratique, c’est plutôt 2 places puisque le siège du milieu est très étroit. La troisième rangée n’est recommandée que pour des enfants et son accès est limité. Quant à l’espace de chargement, il s’avère généreux, autant en profondeur qu’en hauteur.

Choix sensé

Toyota propose un trio de motorisations qui ne surprendra personne. Il permet, en fait, de couvrir la plupart des demandes de la clientèle. On trouve donc, en entrée de gamme, un 4 cylindres assez économique en carburant et capable de livrer une puissance suffisante dans la majorité des occasions mais souvent un peu trop juste. On déplore également le fait qu’il ne soit disponible qu’en 2 roues motrices. Il bénéficie toutefois d’une excellente boite automatique à 6 rapports qui se veut très douce et efficace. Cette version d’entrée de gamme a un comportement routier pratiquement neutre, sans réel dynamisme. On apprécie néanmoins la douceur de roulement de même que l’insonorisation. Par contre, en forte accélération, le hurlement du moteur se fait très bien entendre. Ce petit épisode nous donne également l’impression que le véhicule est lourd et qu’il manque un peu de cavalerie sous le capot...

Voilà pourquoi Toyota propose l’excellente et fiable motorisation à 6 cylindres. Équipé de la sorte, le Highlander dispose de 270 chevaux et de la traction intégrale. Il peut donc remorquer de plus lourdes charges en plus de livrer des performances supérieures à la version de base. Les accélérations et les reprises s’avèrent nettement plus dynamiques, ce qui se fait évidemment au détriment de la consommation d’essence.
Et c’est en réponse à cette dernière préoccupation que Toyota produit une version hybride du Highlander. Moyennant un déboursé additionnel de près de 10 000 $ par rapport à la version V6 thermique, le Highlander hybride permet d’abaisser la consommation d’essence moyenne à 7,3 litres au 100 km. La puissance disponible est pratiquement similaire à celle du V6 thermique et le couple est suffisamment généreux à bas régime pour donner une belle impression de puissance. La tenue de route s’apparente grandement à celle de la version à 6 cylindres malgré le surplus de poids amené par les trois petits moteurs électriques.

Toyota peut se vanter d’être à l’écoute de sa clientèle puisque le constructeur signe une gamme de véhicules répondant à tous les besoins. De la petite Yaris jusqu’à l’immense Sequoia, Toyota offre un choix sensé mais souvent trop conservateur. Le Highlander en est un bon exemple : gabarit intéressant, fiabilité rassurante et mécanique éprouvée. Il lui manque cependant un petit quelque chose qui lui permettrait de se démarquer des concurrents et de se faire désirer davantage. Mais au fond, veut-il vraiment se démarquer?

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