Audi A5 2013: Plus de style et de sagesse

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2013

L’A5 est certainement un des modèles les plus réussis esthétiquement chez Audi. Elle démontre très bien la maturité acquise par le constructeur en termes de design, alors que plusieurs des nouveaux modèles ne laissent personne indifférent. Introduite il y a déjà plus de quatre ans, l’Audi A5, et son dérivé un peu plus puissant la S5, proposent toujours un style au goût du jour, mais on a tout de même décidé d’exécuter une légère refonte cette année, histoire de maintenir la compétitivité du modèle et l’intérêt des acheteurs, surtout face à des concurrents qui ne s’en laissent pas imposer.

Si vous avez récemment acquis une A5 ou une S5, vous serez certainement heureux d’apprendre que votre voiture ne sera pas du tout obsolète avec l’arrivée du modèle 2013. On a peaufiné certains détails esthétiques à l’extérieur et à l’intérieur, mais c’est surtout sous le capot de la S5 que l’on retrouve les principaux changements. Dans le cas du duo A5/S5 2013, le mot vedette est indéniablement « économie de carburant ».

Au revoir le V8 et sa riche sonorité

Deux versions sont au catalogue, A5 et S5, se distinguant principalement par leur motorisation. Les deux sont aussi proposées sous les traits d’un cabriolet à toit souple, ce qui, en fait, vous laisse quatre choix.

Dans le cas de l’A5, oubliez les multiples déclinaisons, le choix du modèle est désormais réduit à sa plus simple expression. Elle abrite toujours sous le capot un moteur de 2,0 litres turbocompressé développant 211 chevaux pour un couple de 258 lb-pi. Ce moulin transmet sa puissance aux quatre roues – eh oui! le rouage quattro vient de série, par le biais d’une boite manuelle à six rapports de série ou d’une toute nouvelle boite automatique à huit rapports.

La S5 2012 bénéficie sans doute des plus importants changements pour 2013. Elle subit le même sort que la S4 il y a deux ans et troque donc son V8 atmosphérique pour un moteur V6 suralimenté de 333 chevaux, sept de moins que l’ancien moteur. Au revoir le bon vieux V8 de 4,2 litres avec ses 354 chevaux qui équipaient la précédente S5, on s’ennuiera certainement de sa riche sonorité. Deux transmissions sont proposées à bord de la S5. Le coupé hérite de série d’une boite manuelle à six rapports alors que la S Tronic à sept rapports est proposée en option et de série dans le cabriolet S5. Cette boite automatique à double embrayage permet d’obtenir un sprint de 0 à 100 km/h en 4,9 secondes, ce qui est tout de même louable, mais cette nouvelle motorisation trouve sa justification avec un chiffre de consommation réduit à 8,1 l/100 km selon les données du constructeur.

Quant à la bestiale RS5, elle marque un retour en 2013, propulsée par son V8 de 4,2 litres, développant la bagatelle de 450 chevaux, rien de moins. Cette bombe hérite d’un traitement visuel plus agressif et bien entendu, d’une panoplie de réglages optimisant ses qualités athlétiques.

Un peu de cosmétique au passage
À l’extérieur, le constructeur en a profité pour rafraichir les lignes du tandem A5/S5. À l’avant, on remarque une nouvelle grille trapézoïdale plus imposante et des prises d’air retravaillées. Rien de majeur. Les feux et les phares héritent d’un nouveau design alors que des diodes (DEL) supplémentaires entourent maintenant complètement les phares. Bien entendu, la S5 se distingue par divers éléments qui rehaussent son caractère sportif. On l’apprécie non pas juste en raison de sa puissance accrue, mais surtout pour ce qu’elle dégage. Elle est beaucoup plus éclatée que l’A5, surtout si vous optez pour une couleur plus voyante.

Même constat à bord où l’on a apporté quelques subtils changements. L’instrumentation a été retouchée, tout comme l’ergonomie des commandes de la console centrale. Du reste, on retrouve toujours la même richesse et le souci du détail. Le poste de conduite est clairement orienté vers le conducteur et regroupe en un seul bloc tous les éléments essentiels. On apprécie aussi l'incorporation de l'écran du système de navigation qui fait partie intégrante de cet ensemble et qui n'enlève rien au style.

Sur la route

Au volant, le quatre cylindres suralimenté surprend par sa nervosité et sa bonne puissance. Les 211 chevaux du moteur ne sont pas les plus éloquents, mais c’est son couple de 258 lb-pi développé dès les 2 500 tr/min qui lui procure ses meilleures notes. Voilà certainement un moteur bien adapté à la voiture, surtout qu’il est appuyé par deux excellentes boites de vitesse. La boite manuelle plaira aux amateurs du genre, alors que la nouvelle transmission automatique à huit rapports fournit un rendement certes un peu moins sportif, mais elle s’avère plus économique en carburant. De son côté, la S5 commandera un prix plus élevé, mais ses performances sont grandement rehaussées par son moteur six cylindres suralimenté. D’ailleurs, il ne faut pas se laisser berner par l’appellation V6 T apposée sur l’aile de la voiture qui laisse croire à un V6 turbocompressé, ce dernier utilisant plutôt un compresseur volumétrique. Nous n’avons que de bons mots pour la transmission à double embrayage, celle-ci apportant des changements de rapports hyper rapides.

Pour 2013, la gamme A5 est la direction assistée électromécanique de série. Les ingénieurs ont bien réussi à calibrer le tout puisque le sentiment de contrôle a bien été préservé. Le remaniement apporte un peu plus de sophistication à deux voitures déjà très intéressantes. Le constructeur a fait ses devoirs en ajustant le tir et surtout, en maximisant l’économie de carburant.

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