Mercedes-Benz Classe M 2013: Puissance bestiale ou super économie?

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2013

Malgré la hausse de popularité des VUS compacts de luxe, les acheteurs demeurent toujours friands de modèles un peu plus imposants. C’est dans ce créneau que le ML évolue depuis 1997, lui qui a littéralement créé le segment de VUS de luxe. Alors que la troisième génération est offerte depuis l’an passé, le ML continue de s’écouler à bon nombre d’unités au Canada. La clé de son succès? Un logo prestigieux, un style réussi et des motorisations bien adaptées. Voilà pourquoi, malgré une rivalité très importante, le ML demeure l’un des plus populaires dans sa catégorie.
   
Tout d’abord, on a pris soin d’étudier les différentes versions pour proposer un ML à plusieurs sauces et surtout, pour toutes les bourses. Le ML 350 représente à nouveau la version d’entrée de gamme avec, sous le capot, un nouveau moulin depuis 2012, plus puissant mais particulièrement plus économique. Il s’agit d’un V6 de 3,5 litres incluant l’injection directe, qui développe une bonne puissance, 302 chevaux. Voilà des chiffres supérieurs à plusieurs des versions d’entrée de gamme de ses rivaux, notamment l’Audi Q7, le BMW X5 et le Lexus RX350. Le moteur du ML est marié à l’unique transmission offerte, soit une automatique à sept rapports. C’est une boite ultramoderne qui non seulement tire bien profit de la puissance disponible, mais qui est aussi au cœur de l’économie de carburant du véhicule.

Le moteur de la raison
Pour à peine 1 500 $ de plus que le ML 350, vous pourrez jeter votre dévolu sur le ML 350 BlueTEC qui propose un six cylindres turbocompressé de 3,0 litres commandant 240 chevaux pour un couple étonnant de 455 lb-pi dès les 1 600 tr/min. Ces dernières années, 80 % des Classe M vendus au Canada disposaient du diésel. La tendance se maintiendra certainement si l’on considère tous les avantages de cette motorisation et son prix très compétitif. Nous sommes normalement habitués à une surprime beaucoup plus salée dans le cas des moteurs diésels, mais il semble que Mercedes-Benz met les efforts nécessaires afin d’assurer le succès de cette motorisation et c’est tant mieux.

Si vous préférez miser sur la puissance plutôt que sur l’économie et l’efficacité, vous pourrez porter votre attention vers le ML 550 à moteur V8, et spécialement sur le ML 63 AMG. La griffe AMG vous permet non seulement de faire partie d’un club sélect, mais aussi de posséder un véhicule aux aptitudes rehaussées. Comme tous les véhicules du constructeur qui portaient l’appellation 63 AMG (sauf la Classe C), le ML 63 AMG a troqué son V8 atmosphérique de 6,2 litres de 503 chevaux pour un V8 biturbo de 5,5 litres et 518 chevaux. Pourquoi cette opération? Économie de carburant, tout simplement. Ce nouveau moteur est non seulement plus puissant, mais il est aussi beaucoup plus économique.

Style sportif de série
On le sait depuis longtemps, le style influence grandement le choix des acheteurs. Dans le cas du Classe M, c’est réussi. On apprécie ses lignes modernes et dynamiques, surtout depuis la refonte l’an passé. L’ensemble AMG qui équipe de série tous les modèles canadiens rehausse aussi le style du ML. À l’avant, sa grille imposante arbore l’immense étoile de Mercedes-Benz , alors qu’à l’arrière, l’épais pilier C incliné vers l’avant fait le pont avec le modèle original. Dans le cas du ML 63 AMG, il hérite de plusieurs éléments marquant son statut particulier. On a tout d’abord droit à l’avant à un bouclier distinct incluant une grille en lamelles noires, tandis qu’à l’arrière on remarque l’échappement quadruple, griffé AMG. Les flancs arborent de magnifiques jantes de 21 pouces à 5 rayons alors que les larges freins signés AMG n’ont rien à voir avec ceux des versions conventionnelles.

À bord, le Classe M affiche une excellente finition. Difficile de lui reprocher quoi que ce soit, comme c’est le cas de tous les autres véhicules du constructeur de Stuttgart... Les sièges offrent un bon support latéral et demeurent confortables, même lors d’une longue randonnée. Tous les passagers, cinq au maximum, profitent de bons dégagements et la visibilité à bord est excellente. Bon point aussi pour le généreux espace de chargement, l’un des plus grands volumes de sa catégorie.

Sur la route
Mercedes-Benz nous a toujours habitués à des véhicules dotés d’une conduite douce et confortable. C’est aussi le cas du Classe M, même si depuis quelque temps, on mise un peu plus sur la sportivité afin de ne pas laisser le champ libre à BMW et Audi. Oubliez la sportivité extrême pour le ML, l’accent est mis sur la douceur de roulement, sauf dans le cas du bestial AMG bien entendu. Ce dernier émet non seulement une sonorité plus enjôleuse, mais déballe 550 chevaux et 560 lb-pi de couple – en plus de venir avec l’ensemble AMG Performance. Dans cette livrée, il parcourt le 0-100 km/h en 4,7 secondes, un temps plus que raisonnable pour une bête de 2 345 kilos. Peu de véhicules peuvent se vanter de vous amener à la vitesse légale aussi rapidement, surtout avec la possibilité d’être en compagnie de quatre passagers.

Du reste, le V6 turbo diésel surprend par sa sonorité agréable, loin de celle des moteurs diésels du passé. On apprécie le couple du moteur développé à bas régime, mais surtout son excellente économie de carburant. Quant à la capacité de remorquage de la Classe M, 7 700 lb (3 500 kg), elle est largement supérieure à celle de tous ses rivaux.

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