Lexus CT 2013: La Prius de luxe

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2013

Lancée sur le marché canadien en 2011, la CT200h devenait alors le cinquième modèle à motorisation hybride chez Lexus tout en devenant la plus abordable des voitures de la marque. Construite sur la plateforme qui sert également aux Toyota Prius, Corolla et Matrix, la CT200h emprunte plusieurs éléments mécaniques à la Prius, notamment sa motorisation. Le CT du nom signifie Creative Touring Hybrid et la CT200h s’inscrit dans la catégorie des voitures de luxe de taille compacte où l’on retrouve des rivales comme l’Audi A3, la Volvo C30 et la BMW Série 1.

Pour reprendre une expression chère à mon collègue Marc Lachapelle, le moteur de la CT200h n’est pas « un foudre de guerre » puisque c’est un quatre cylindres de 1,8 litre et 98 chevaux qui loge sous le capot. Avec l’ajout du moteur électrique, la puissance totale passe à 134 chevaux, ce qui s’avère très juste dans le cas de la CT200h dont le poids est supérieur à 1 400 kilos. Vous l’aurez deviné, la performance en accélération n’est certes pas la carte maîtresse de la CT200h qui met près de 12 secondes pour faire le sprint de 0 à 100 kilomètres/heure. De plus, la voiture fait appel à une boite à variation continue, donc on repassera pour les sensations de conduite…

Consommation très frugale

C’est plutôt du côté de la consommation de carburant que cette hybride de luxe de taille compacte se distingue. Même en la conduisant sportivement, j’ai obtenu une moyenne de 6,5 litres aux 100 kilomètres. En portant attention à l’économie, il est cependant possible d’obtenir 5,8 litres aux 100 kilomètres à vitesse d’autoroute entre Montréal et Québec, et de réduire la consommation à près de 5 litres aux 100 en circulant en ville, là où les voitures hybrides sont nettement avantagées par rapport à des véhicules à motorisation conventionnelle. Aussi, il faut souligner que la transition qui s’opère automatiquement entre le fonctionnement en mode purement électrique et l’entrée en action du moteur thermique est à peine perceptible. De son côté, le freinage demeure progressif malgré la présence du système de récupération d’énergie qui est propre à tous les véhicules à motorisation hybride.

La CT200h est également dotée d’un mode de fonctionnement entièrement électrique, appelé EV pour Electric Vehicle, qui peut être sélectionné par le conducteur à la pression d’un bouton de commande, ce qui permet de circuler sur une distance de 1,5 kilomètre à une vitesse ne dépassant pas les 40 kilomètres/heure, sans consommer de carburant et sans polluer, selon les ingénieurs de Lexus. Toutefois, il m’est apparu très difficile de réaliser cet exploit dans la circulation normale puisqu’il faut absolument avoir le pied très léger sans quoi le moteur thermique se remet immédiatement en marche. Dans la circulation dense de l’heure de pointe, il est cependant possible de rouler à pas de tortue en mode purement électrique de la sortie Papineau / De Lorimier de l’autoroute Ville-Marie jusqu’au tablier du pont Jacques-Cartier, en route vers la Rive-Sud de Montréal. En plus du mode « EV », la CT200h est également pourvue de modes Eco, Normal et Sport. Ce dernier agit en raffermissant la direction ainsi qu’en retardant l’entrée en action du système de contrôle électronique de la stabilité et en augmentant la contribution du moteur électrique tout en transformant l’indicateur de charge en tachymètre de couleur rouge sur l’écran témoin.

Luxe et confort 

Au chapitre du comportement routier, la CT200h se démarque de la Prius par l’adoption de suspensions par double triangulation aux quatre roues et son châssis est assez bien équilibré. Mais comme son poids est très élevé, la dynamique en virage n’est pas un fait d’armes et il devient rapidement évident que c’est plutôt le luxe et le confort qui ont priorité ici; quoique l’insonorisation pourrait être meilleure. Le moteur s’avérant assez bruyant en accélération franche, alors que la boîte CVT maintient le régime élevé pendant de longues secondes. Les sièges avant méritent des éloges pour le confort et le maintien latéral qu’ils procurent, mais les places arrière de la CT200h offrent moins de dégagement pour les jambes que celles de la Mazda3 Sport, par exemple. Pour compléter le tableau des considérations pratiques, soulignons que le volume de chargement est de 405 litres, ce qui est tout à fait acceptable, et que le moteur de la CT200h carbure à l’essence ordinaire. L’assemblage est nettement supérieur et les matériaux sont de grande qualité, même dans le cas du modèle d’entrée de gamme qui est habillé d’un matériel de base appelé NuLuxe qui imite très bien le cuir. De plus, la dotation de série est très complète. Comme il s’agit d’une Lexus, on peut envisager une bonne fiabilité même si le modèle est plutôt récent.

Somme toute, la CT200h n’est pas une voiture à vocation sportive, malgré sa silhouette aérodynamique. Il faut plutôt la considérer comme une Prius de luxe pour tempérer les ardeurs et éviter les déceptions. Toutefois, si le confort, le niveau d’équipement et la consommation de carburant sont au sommet de vos priorités, la CT200h peut remplir la commande.

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