Hyundai Genesis Coupe 2013: Les années Hyundai

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2013

Si les années 1980 – 1990 ont été les années Honda, les années 2000 ont assurément été les années Hyundai. Et Kia, bien sûr. La progression des produits coréens, autant au niveau des chiffres de vente que de la qualité générale ou du design, a été fulgurante. À tel point qu’il faut commencer à se demander quand cette supériorité cessera et qui prendra la relève. Parce qu’un jour, il y aura une fin. C’est la vie, c’est comme ça. Mais pour l’instant, ça carbure solide chez Hyundai!

La Genesis Coupe fait partie de ce qui compose la vague « hyundaisienne » qui déferle sur l’Amérique. Lorsque la première génération est apparue en 2009 en tant que modèle 2010, tout le monde avait craqué pour les jolies lignes du petit coupé. La puissance des moteurs n’était pas particulièrement élevée mais elle s’avérait bien adaptée aux deux personnalités de la voiture. Ainsi, en proposant deux moteurs (un 2,0 litres turbocompressé et un V6 de 3,8 litres) et un niveau de confort et d’équipement différents, Hyundai élargissait l’offre à beaucoup plus d’acheteurs. En fait, ce qui avait surtout surpris, lors du lancement, c’était la référence à la Genesis, une berline tout ce qu’il y a de plus bourgeois. À part le nom, les deux voitures ne partageaient et ne partagent toujours pas grand-chose.

De l’utile et de l’inutile…
Le coupé a droit à une sérieuse mise à jour pour 2013. La partie avant transformée et plus agressive reprend avec bonheur la nouvelle signature visuelle de Hyundai. Les feux arrière ont été modifiés mais tout le reste de la carrosserie, déjà bien né, n’a pas été changé. Dans l’habitacle, le tableau de bord a connu aussi sa part de changements, surtout au niveau de la partie centrale du tableau de bord. Cette planche verticale reçoit désormais trois cadrans. À l’extrême droite, donc moins lisible, on remarque une jauge de température de l’huile du moteur, un accessoire qui devrait se retrouver dans toutes les voitures. À gauche, une aiguille indique la consommation actuelle de carburant tandis qu’au centre, les versions à moteur V6 ont une jauge indiquant le couple en livres-pied. Les versions à moteur turbo possèdent plutôt une jauge de pression du turbo. Je n’irais pas jusqu’à dire que ces jauges sont inutiles mais leur emplacement et leur petitesse n’aident pas leur cause...

Comme auparavant, la Genesis Coupe se présente en trois livrées : 2.0T, 2.0T R-Spec et 3.8GT. Si les dénominations sont demeurées les mêmes, c’est que la cylindrée des moteurs n’a pas changé. Ce qui n’a pas empêché les ingénieurs de faire preuve d’initiatives sous le capot. Le quatre cylindres de 2,0 litres turbocompressé livre désormais 274 ou 260 chevaux, selon que le propriétaire met de l’essence super ou régulière. Son couple maximal est obtenu dès 2 000 tr/min jusqu’à 4 500, ce qui le rend très agréable à utiliser. De plus, le temps de réaction du turbo est pratiquement inexistant. Curieusement, même s’il s’agit du même moulin qui officie dans la Sonata, il est à injection directe de carburant (GDI) dans cette dernière alors qu’il en est privé dans la Genesis Coupe.

L’autre moteur, un V6 de 3,8 litres n’est guère avare de son écurie de 348 bêtes. On ne sera pas surpris d’apprendre qu’il consomme environ un litre d’essence de plus à tous les 100 kilomètres que le quatre cylindres. Mais la différence entre les deux moulins réside bien plus dans le comportement de la voiture que dans une histoire de chiffres. Nous y reviendrons.

Pour expédier le couple aux roues arrière, Hyundai fait confiance à deux transmissions. La boite offerte de série pour tous les modèles est une manuelle à six rapports bien étagée au maniement très sportif et extraordinairement incisif… pour un produit Hyundai s’entend! L’automatique est proposée en option pour tous les modèles, sauf pour la 2.0T R-Spec qui n’a droit qu’à la manuelle. Cette automatique à huit rapports (on se rapproche d’une boite à rapports continuellement variables!) ajoute au confort dans la circulation dense tout en changeant les rapports suffisamment rapidement pour se faire aimer.

T ou GT?

La différence entre une version 2.0T et 3.8GT se situe dans le « T » et le « GT ». La première est une sportive bien plus aguerrie que celle des années précédentes. La 3.8GT est, comme son nom l’indique, une GT. Plus confortable mais un peu moins maniable, elle est plus à l’aise sur les autoroutes alors que la 2.0T préfère les routes sinueuses. Cependant, avec son différentiel Torsen à glissement limité, ses roues de 19 pouces, sa barre  anti rapprochement et sa suspension sportive, la 3.8GT n’a pas à rougir devant la compétition. D’ailleurs, la 2.0T R-Spec propose les mêmes caractéristiques.

Mieux finie que jamais, profitant d’un niveau d’équipement très relevé, la Genesis Coupe adopte un comportement routier enfin à la hauteur de ses lignes. Les sièges arrière ne sont toujours réservés qu’à des humains sans jambes, sans bras et, si possible, sans tête, le coffre est mal foutu et la visibilité arrière rend les stationnements à reculons stressants mais la colonne des « pour » compense largement pour ces quelques « contre »!

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