Chevrolet Orlando 2013: La Floride accessible

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2013

Curieusement, même si le relativement nouveau multisegment de Chevrolet porte un nom qui réfère à une ville américaine, il n’est distribué qu’au Canada. Les Américains, qui n’en sont pas à une contradiction près, ont décidé de ne pas s’en prévaloir. Tant pis pour eux!

L’Orlando a beau reprendre le nom d’une ville reconnue pour attirer les jeunes de tout âge, il ne faudrait pas croire qu’il soit aussi agréable à vivre qu’un manège de Disney World! En fait, il s’avère beaucoup plus terre à terre… et c’est tant mieux puisqu’il le fait consciencieusement.

Ce nouveau Chevrolet vient jouer dans les plates-bandes de véhicules déjà établis, tels les Mazda5, Kia Rondo et Dodge Journey. On ne peut donc pas dire qu’il s’agit d’une fourgonnette au même titre que les Dodge Grand Caravan ou Honda Odyssey car il est beaucoup plus petit. Par contre, on pourrait facilement le placer dans la catégorie des minifourgonnettes. Mais puisque ses portes arrière ne sont pas coulissantes, on doit le placer dans les multisegments. En passant, les portes arrière sur charnières ont autant de détracteurs que d’amateurs.

Comme tout multisegment qui se prend pour une minifourgonnette, l’habitacle de l’Orlando fait preuve d’une belle polyvalence, à défaut d’être le plus vaste. Il faut dire qu’il est construit à partir de la plate-forme Delta de la Chevrolet Cruze, une voiture compacte. L’Orlando, par contre, possède un empattement 3 pouces (75 mm) plus long que la Cruze et une longueur hors- tout supérieure de 2,7 pouces (68 mm). L’Orlando est aussi plus large de 1,5 pouce (39 mm) et plus haut de 6,3 pouces (159 mm). Bien malin qui pourrait y voir une berline compacte!

Pas cinq, pas six mais sept places

Contrairement au Dodge Journey et Kia Rondo, l’Orlando n’est pas offert en version cinq places. Peu importe la variante, il s’agit d’un véhicule sept places. La Mazda5, de son côté, n’en propose que six. Si les sièges avant et de la deuxième rangée de l’Orlando sont passablement confortables malgré leur dureté initiale, ceux de la troisième rangée conservent à tout jamais cette dureté initiale… Lorsqu’ils sont relevés, le coffre est réduit à sa plus simple expression, soit 101 litres, ce qui laisse les 1er juillet libres… Par contre, une fois tous les dossiers abaissés, on retrouve 1 594 litres, soit moins que les Kia Rondo et Dodge Journey mais davantage que la Mazda5.

Le conducteur fait face à un tableau de bord plutôt joli et facile à consulter et la plupart des commandes sont placées de façon ergonomique. Soulignons l’ingénieux espace de rangement derrière le module de commandes de la radio et la qualité des matériaux, infiniment meilleure qu’auparavant chez General Motors. La visibilité tout le tour est bonne, merci aux grands rétroviseurs extérieurs. Un essai lors d’une journée venteuse nous a permis de constater que l’Orlando est relativement sensible aux vents latéraux. Mais n’ayez crainte, il ne tombera pas sur le côté!

Une Chevrolet Cruze gonflée
Si notre multisegment- vedette repose sur le châssis de la Cruze, il fallait quelque chose de plus substantiel au niveau de la motorisation. Les ingénieurs ont donc retenu le V8 de 638 chevaux de la Corvette ZR1… ben non, c’est une blague! Ils se sont contentés du quatre cylindres de 2,4 litres à injection directe de l’Equinox et de la Malibu qui, dans le cas de l’Orlando, développe 174 chevaux. C’est bien mais c’est un peu juste si on a l’intention de transporter plusieurs personnes ou de remorquer les 1 000 livres maximales acceptées par le véhicule. Deux transmissions à six rapports sont proposées, soit une manuelle qui ne devrait pas connaître beaucoup de succès ou une automatique au fonctionnement généralement satisfaisant. Seules les roues avant sont motrices et Chevrolet ne prévoit pas de rouage intégral dans un avenir rapproché. Malgré un poids d’environ 1 600 kilos, les accélérations et les reprises sont correctes… avec un adulte à bord! Quant à la consommation, GM annonce 10,6 litres en ville et 6,9 sur la route.
Sur la route, justement, l’Orlando adopte un comportement tout ce qu’il y a de plus normal. Les suspensions avant à jambes de force (MacPherson) et à poutre déformable à l’arrière garantissent un bon niveau de confort tout en assurant une tenue de route correcte. Bien entendu, une suspension arrière indépendante aurait une incidence positive sur le confort sur chaussée dégradée, par contre on y perdrait en espace de chargement puisque les tours des amortisseurs empièteraient dans l’habitacle. On ne peut pas tout avoir! Dans la version LTZ, les suspensions sont calibrées différemment et les pneus de 18 pouces ajoutent à la sportivité… quoique ce ne sera jamais une Corvette. Il faut aussi penser que des pneus de 18 pouces, c’est bien beau mais ça coûte cher à remplacer…

General Motors annonce son Orlando sous les 20 000 $, une aubaine! Par contre, la plupart des gens optent pour une version 1LT à plus de 22 000 $ ou une 2LT à presque 25 000 $. L’aubaine est toujours là mais elle prend le bord tranquillement… Si vos besoins en espace vous obligent à avoir quelque chose de plus élaboré qu’une berline et vous permettent de vous passer d’une fourgonnette, l’Orlando et ses comparses sont de véritables trouvailles!

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