Mercedes-Benz GLK250 2013: Le diésel est-il le remède à tout?

Points forts
  • Apparence robuste
  • Plateforme très solide
  • Diésel au point
  • Confort assuré
  • Tenue de route relevée
Points faibles
  • Poids élevé
  • Performances un peu en retrait (diésel)
  • Coût de certaines options scandaleux
  • Accélérateur peu progressif
  • Fiabilité pas encore parfaite
Évaluation complète

Chez Mercedes-Benz, le VUS compact GLK vient au second rang des ventes, après la très populaire Classe C. Pas étonnant, donc, que la célèbre marque allemande soit aux petits ognons avec le GLK.

Dévoilé en 2009, il était devenu temps de le rafraichir légèrement. On a joué un peu avec la partie avant (phares, parechoc) et avec les feux arrière, la recette habituelle, quoi. Par contre, l’habitacle a eu droit à plus d’égards. Le changement le plus marquant a trait au levier de vitesses qui est passé de la console centrale à la colonne de direction, comme « dans le temps ». Il a beau être électronique, n’empêche que l’amateur de vieux chars qui écrit cet article se dit que, finalement, « dans le temps », ils l’avaient l’affaire! Ce transfert permet à Mercedes d’offrir plus d’espaces de rangement. Le tableau de bord aussi a été revu. Désormais, les cadrans indicateurs sont plus gros, le volant fait plus moderne, et les buses de ventilation sont rondes. Le résultat est du plus bel effet.

Si la tendance se maintient…

Lorsque le GLK est débarqué en Amérique, il se présentait avec une seule motorisation, un V6 de 3,5 litres. À peu près partout dans le monde, le GLK avait droit à plusieurs motorisations dont certaines, bien entendu, fonctionnaient au diésel, ce qui n’a rien de surprenant puisque Mercedes-Benz sait y faire en la matière depuis la nuit des temps.

Voilà, maintenant que l’Amérique se met à niveau avec le reste du monde. Le GLK a toujours droit au V6 (nous y reviendrons) mais il se présente aussi avec un moteur diésel, comme son grand frère, le GL. Comme 80 % des exemplaires canadiens dudit GL sont vendus avec le diésel (GL 350 Bluetec), il y a fort à parier que la proportion de GLK diésel sera sensiblement la même.

La magie du diésel

Ce diésel, on le retrouve dans le GLK 250. Il s’agit d’un quatre cylindres de 2,1 litres (2,143 cc) double turbo. Ne cherchez pas le lien entre la cylindrée du moteur et le nom du véhicule. Chez Mercedes, c’est la confusion totale. Quoiqu’il en soit, il développe 200 chevaux à 3 800 tr/min, ce qui est peu mais il se reprend avec un couple de 369 livres-pied, disponible dès 1 600 tr/min. Il est marié à la transmission automatique à sept rapports 7G-Tronic Plus qui, elle, active le rouage intégral 4Matic. Alors que Mercedes-Benz n’hésite pas à inscrire « 4 Matic » sur ses voitures dotées de cet efficace rouage, le GLK 250 n’en fait aucunement mention sur sa carrosserie. Par contre, on retrouve l’inscription BlueTEC sur le hayon, ce qui compense sans doute aux yeux des propriétaires.

BlueTEC, c’est le nom que Mercedes-Benz donne à ses diésels. Ce nom n’est pas étranger à un autre… AdBlue. Ce liquide, à base d’urée, permet au moteur d’être propre, propre, propre. Le remplissage s’effectue au moment des changements d’huile, ce qui ajoute au cout de l’opération.

Le GLK 250 est un véhicule relativement lourd (1 925 kg) et on ne peut pas prétendre à la victoire les vendredis soir à Sanair… Ceci étant dit, il faut avouer que l’accélérateur, comme dans la plupart des produits Mercedes-Benz, est peu progressif et qu’il faut prendre le temps de s’y habituer, ce qui vient peut-être fausser un peu les impressions de conduite pendant une demi-journée. Mercedes parle d’un 0-100 km/h de 8,0 secondes, ce qui est sans doute réalisable. Là où le GLK 250 excelle, c’est au niveau de la consommation. L’auguste fabricant annonce un combiné de 7,2 l/100 km mais dans les faits, ça ne veut pratiquement rien dire. Lors de notre randonnée, nous avons obtenu une excellente moyenne de 7,0 l/100 km. J’imagine qu’une consommation moyenne de 8,0 l/100 km n’est pas utopique. Pour ceux qui saignent du nez chaque fois qu’ils entendent le mot « diésel », je vous rassure. De l’intérieur du GLK, il faut quasiment savoir qu’il y a un moteur diésel juste en avant. Le bruit caractéristique de ce type de motorisation est un peu plus audible de l’extérieur, mais on est loin des moteurs cliquetants et puants d’autrefois.

La magie du V6

On retrouve aussi un V6 de 3,5 litres qui est enfin doté de l’injection directe. Grâce à ses 302 chevaux et son couple de 273 livres-pied disponible entre 3 500 et 5 250 tr/min, il déplace le GLK avec souplesse et célérité. Sa sonorité est plus agréable que celle du diésel et il accomplit le 0-100 km/h 1,5 seconde plus rapidement, selon Mercedes. Par contre, il consomme 2,5 litres de plus à tous les 100 km (9,7), au combiné. Notre court essai à 80 % du temps sur l’autoroute (et à 120 km/h) a plutôt démontré une moyenne de 11,4. Le V6 est doté de la technologie Start/Stop qui lui permet, quand le mode ECO est activé, d’arrêter lorsque le véhicule est immobilisé, ce qui fait économiser de l’essence. Dommage que le diésel ne l’offre pas. Fait intéressant, autant le 2,1 litres que le 3,5 peuvent remorquer 1 588 kg (3 500 livres). Il appartient alors au client de décider s’il privilégie la consommation d’essence (et l’autonomie de son GLK) ou la performance.

Au sujet de la conduite, il y a peu à redire du GLK, diésel ou pas. Certes, le V6 se déplace avec plus de vélocité, autant au niveau des accélérations que des reprises. Même si le diésel possède un couple de loin supérieur, ses reprises sont moins énergiques. Le 80-120 km/h, selon un test rapide avec chrono manuel, a donné 7,31 pour le GLK250 et 5,28 pour le GLK350. Toutefois, le 250 sera avantagé en conduite hors route (et par hors route, je ne parle pas de la route bosselée et un peu boueuse menant au chalet, je parle de vrai hors route).

Un tank, ça coute cher!

Pour le reste, on est en présence d’un produit Mercedes-Benz pur et dur. Les sièges sont très confortables, on a l’impression de conduire un tank tant le châssis et solide, les suspensions offrent un excellent amalgame de confort et de sportivité, le cout de certaines options est tout simplement scandaleux (il faut choisir l’option Premium à 3 600 $ pour avoir droit à la radio satellite! Ou payer les 2 400 $ demandés pour le groupe Navigation…), l’écran central est étonnamment petit pour un véhicule dont on vient de revoir le tableau de bord… et il n’est pas tactile. Enfin, la qualité des matériaux et de la finition est exceptionnelle.

Disponible en concessions au moment où vous lisez ces lignes, les GLK 250 et 350 sont vendus à partir de 43 500 $ et 44 900 $ respectivement. Mais parions que la facture réelle sera passablement plus élevée!

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