À New York, les taxis seront des Nissan

Le taxi jaune est l’un des symboles les plus reconnus de la Ville de New York, avec l’Empire State Building et la Statue de la Liberté. Chaque jour, plus de 600 000 passagers montent à bord d’une flotte composée de véhicules aussi divers que des Ford Crown Victoria et Escape Hybrid, de même que des Toyota Prius et Camry hybrides. À compter de la fin de 2013, c’est également dans le nouveau Nissan NV200 Taxi que le public new-yorkais, et les nombreux touristes en visite dans la Grosse Pomme, pourront prendre place, Nissan ayant remporté le processus de sélection du « Taxi of Tomorrow ».

Élaboré sur la base du véhicule commercial Nissan NV, le nouveau taxi new-yorkais sera animé par un moteur quatre cylindres de 2,0 litres et sera doté d’une garantie de 150 000 milles sur le groupe motopropulseur. L’accès à bord pour trois passagers se fera par deux portières coulissantes avec marchepieds rétractables, alors qu’un système lumineux préviendra les autres usagers de la route que des passagers s’apprêtent à monter ou descendre du taxi. Dans l’espace réservé aux passagers, on retrouve un plancher plat, des poignées de maintien, un toit panoramique transparent, une station de recharge avec une prise douze volts et deux ports USB, ainsi que des sièges recouverts d’un tissu durable et antimicrobien qui imite le cuir, de même qu’un écran permettant de visionner des vidéos ou d’afficher la carte de la ville et le trajet emprunté pour la course. Il sera également possible de payer en passant une carte de crédit sur un petit récepteur localisé sur la partition séparant le conducteur des passagers. Le nouveau taxi dispose aussi d’un grand espace de chargement accessible par deux portes conventionnelles à l’arrière du véhicule. Le NV200 Taxi de Nissan sera vendu aux compagnies de taxi en 2013.

La controverse iranienne

Alors que Nissan célébrait sa victoire dans le processus de sélection du nouveau taxi new-yorkais, l’avocat public de la Ville de New York organisait une conférence de presse pour décrier la situation et dénoncer le fait que Nissan fasse encore des affaires en Iran alors que les autres concurrents inscrits au concours de sélection, soit Ford et Karsan, ont stoppé leurs activités commerciales en Iran. Le lien iranien de Nissan tient au fait que le constructeur japonais, de même que son partenaire d’alliance Renault, accorde des licences de fabrication de véhicules développés par les deux constructeurs à la firme iranienne Pars Khordro. Cette entreprise est la propriété directe du gouvernement iranien et assemble des modèles comme la Renault Logan qui est commercialisée en Iran sous le nom de Tondar 90. Dans un communiqué, Monsieur de Blasio exprime ainsi son désaccord : « Vous ne pouvez pas faire des affaires avec la Ville de New York d’un côté, et aider le dangereux régime de Téhéran de l’autre. Pour notre milliard de dollars, les contribuables et les passagers de taxi doivent avoir la garantie que Nissan cessera de vendre ses véhicules en Iran. » Même si le processus de sélection est terminé, il appert que des groupes de pression continueront de protester la décision d’accorder le contrat du « Taxi of Tommorow » à Nissan.

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