Porsche Boxster 2013: Partie II, Évoluée, bonifiée, impressionnante !

Points forts
  • Silhouette améliorée
  • Performances assurées
  • Tenue de route exceptionnelle
  • Freins ultra puissants
  • Toit souple ultra étanche
Points faibles
  • Certaines options onéreuses
  • Sièges fermes
  • Espaces de rangement parcimonieux
Évaluation complète

Dans la plus pure tradition de Porsche, un premier coup d’œil à la nouvelle Boxster porte à croire qu’elle n’a subi que quelques changements mineurs. Pourtant, la simple énumération de toutes les retouches et modifications apportées serait l’affaire de milliers de mots. En effet, chaque élément a été révisé et modifié au besoin afin de rendre le véhicule le plus homogène et le plus performant possible.

Même si la silhouette et les composantes mécaniques ne semblent avoir été que légèrement retouchées, une étude un peu plus approfondie permet de conclure que c'est beaucoup plus important qu'il n'y paraît. En plus, cette Boxster bénéficie d'une nouvelle plate-forme. Celle-ci est naturellement plus rigide, mais on a également allongé l'empattement de 60 mm, ce qui a réduit par la même occasion les porte-à-faux puisque la voiture est toujours de la même longueur.  À ce sujet, vous pouvez consulter la première partie de cet article.

Une silhouette réussie

La première génération de la Boxster et les modèles qui ont succédé s'étaient fortement inspirés de la légendaire Porsche 550 dont la silhouette intemporelle demeure toujours un classique dans l'histoire de l'automobile. Cette fois-ci, on a réussi à conserver les lignes originales de la Boxster mais en y ajoutant des retouches qui font toute la différence.

Les stylistes ont gardé les mêmes proportions, mais ont donné plus de tonus à la présentation latérale en utilisant des roues plus grandes, ce qui change toute la perspective de la voiture. À l’avant, les prises d’air ont été agrandies tandis que les feux de route sont dorénavant composés de deux éléments superposés. Cette disposition est inspirée des légendaires voitures de course de la marque des années 60. Il faut également souligner que la prise d'air latérale a été élargie. Mais le changement le plus marquant est la présence d’arêtes sur la partie supérieure des ailes avant et arrière. Cela donne une allure plus distincte et plus typée. De plus, l'aileron arrière à déploiement automatique ou manuel a été repositionné, tandis que les feux sont intégrés dans cet aileron, accentuant ainsi l’aspect contemporain de la bagnole. L'habitacle a également évolué, et ce, de façon positive. L'élément le plus marquant est le nouveau design des buses d'aération. Celles-ci sont dotées d’une ouverture frontale et d’une autre sur la partie supérieure de la planche de bord. C'est original, d'allure moderne et efficace. Naturellement, on a conservé le bouton de départ à gauche du volant, comme le veut la tradition.

Les moteurs, toujours les moteurs

Comme avant, ce modèle est proposé en deux versions : Boxster et Boxster S, chacune avec une motorisation différente. La version ordinaire fait appel à un moteur de 2,7 litres produisant 265 chevaux. Il s'agit d’un gain de 10 chevaux par rapport à la version précédente. Ces équidés permettent de réaliser le traditionnel 0-100 km/h en 5,5 secondes, soit un peu plus rapidement qu’avec la version antérieure. Ces performances accrues et cette puissance supplémentaire n’ont pas d'effet négatif sur la consommation de carburant qui est réduite de 15 %. Ces résultats s'expliquent en bonne partie par une diminution du poids de la voiture, surtout en raison de l’utilisation d’aluminium pour la carrosserie, laquelle est plus légère de 35 kg. Les deux modèles sont également équipés du dispositif Stop-Start qui coupe le moteur à l’arrêt et le relance lorsqu’on accélère.

Le modèle le plus performant, et naturellement le plus cher, est la Boxster S. Elle est dotée elle aussi d'un six cylindres à plat, mais cette fois, la cylindrée est de 3,4 litres. La puissance générée par ce moteur est de 315 chevaux, un gain de cinq  par rapport à l’ancienne version. Là aussi, les performances sont légèrement améliorées, puisque le constructeur annonce un temps de 4,8 secondes pour boucler le 0-100 km/h. La consommation moyenne a été réduite de 1,4 litre aux 100 km, une économie de 15 %. Peu importe le moteur choisi, la boîte manuelle à six rapports est offerte en équipement de série. Ceux qui veulent la boîte automatique PDK à double embrayage à sept rapports peuvent la commander en option. Son efficacité est telle qu’elle permet d’obtenir de meilleures performances. Par ailleurs, il ne faut pas ignorer la boîte manuelle car son étagement, la précision de son levier et la progressivité de son embrayage sont quasiment sans égal.

Elle domine la route!

Dans le cadre du lancement de ce modèle qui a eu lieu sur la Riviera française, j'ai été en mesure de prendre le volant des deux versions. Il est certain que la S est plus rapide grâce à la puissance du moteur, mais dans les deux cas, la voiture a conservé toute son agilité et ses qualités routières qui ont toujours été appréciées depuis son arrivée sur le marché. Je ne suis pas friand des parcours montagneux qui ne cessent de serpenter. Cependant, c'était une route exceptionnelle pour découvrir les qualités de la Porsche, tant au chapitre de l'accélération, du freinage que de son comportement dans les virages. Si la présence d'une direction à assistance électrique vous inquiète, rassurez-vous, celle-ci est parmi ce qui se fait de mieux en fait d'assistance et de précision. De substantiels progrès ont été faits en la matière.

Inutile d'entrer dans les détails de pilotage, cette voiture vous fera vivre une expérience unique à tous les points de vue. Les reprises sont nerveuses, permettant ainsi des dépassements de façon sécuritaire. Vous avez accéléré trop rapidement et un virage très serré se pointe devant vous? Les freins se chargent de tout. En toute honnêteté, il est impossible de découvrir les limites d'une telle voiture sur une voie publique. Il faudrait aller sur une piste de course pour pousser le bolide dans ses limites… et je suis persuadé que mes limites seront atteintes avant celle de l'automobile! Dans le cadre de cet essai, nous avons emprunté le parcours de l'une des étapes les plus difficiles du Rallye de Mone-Carlo, et la Boxster a été à la hauteur.

Somme toute, cette Boxster conserve sa silhouette si typique, mais les changements et les améliorations l’ont bonifiée : elle consomme moins, est plus légère et comble son pilote au chapitre de l'agrément de conduite. Et il ne faut pas oublier que la capote en toile se déploie encore plus rapidement que précédemment, tandis que les coffres à bagages avant et arrière ajoutent au côté pratique de cette voiture.

Enfin, sachez que cette nouvelle génération de la Boxster a réussi à boucler le légendaire parcours du Nürburgring en moins de huit minutes, ce qui représente 12 secondes de moins que la version précédente. Tout a été dit!

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