Mustang Bullitt 2008, clin d'oeil à un film culte !

La persévérance de Ford aura payé lorsque le constructeur a décidé de ne pas retirer du marché sa Mustang, à une époque où les coupés sport étaient malmenés et que GM et Chrysler mettaient fin à la production de véhicules comparables. Cette décision aura d'ailleurs entraîné la fermeture de l'usine GM de Boisbriand qui fabriquait la Camaro. La dernière génération de la Mustang se sera avérée un véritable succès pour Ford puisque ses lignes rétro et son style novateur auront su raviver l'intérêt de ce modèle.

En fait, Ford a obtenu un tel succès que GM a décidé de raviver sa Camaro - espérons qu'elle nous arrive toujours en 2010 - alors que Chrysler propose de son côté la Challenger depuis quelque temps. Voilà deux véhicules issus du passé et proposant des lignes d'inspiration rétro. Cependant, le contexte actuel a fait baisser les ventes de la Mustang, alors ont peut se demander s’il n'est pas déjà trop tard pour GM et Chrysler. Est-ce que le scénario va se répéter à nouveau?

Des versions pour tous les goûts

Quant à la Mustang, dont le redesign majeur est prévu pour 2010, elle continue de séduire, notamment grâce à son choix de modèles et son prix abordable. On doit avouer que le plaisir de posséder une Mustang demeure relativement accessible puisque le modèle de base équipé du V6 se détaille sous les 25 000$ alors que vous pourrez obtenir le cabriolet pour environ 4 000$ de plus. Voilà un des éléments qui explique son succès. Tout de même intéressant, le moteur six cylindres de 4,0 litres développe une puissance de 210 chevaux pour un couple de 240 lb-pi. Combiné à une boîte manuelle à cinq rapports, on obtient une Mustang dont les performances sont acceptables et dont l'économie de carburant est supérieure.

Ceux qui désirent pousser un peu plus l'expérience Mustang peuvent se tourner vers le coupé ou le cabriolet GT, ces derniers équipés d'un moteur V8 de 4,6 litres développant 300 chevaux pour un couple de 320 lb-pi. Voilà qui donne tout son sens à la Mustang et qui nous fait revivre le riche passé de cette icône de l'époque des ''muscle cars''. Quant à la Shelby GT500, elle transforme le tout en puissant bolide grâce à son moteur huit cylindres de 500 chevaux. Avec un prix avoisinant les 50 000$, voilà un modèle qui vous donne un ratio prix/puissance plus que favorable.

Histoire de raviver l'intérêt

La recette est bien connue chez Ford et comme on y est habitué depuis quelques générations, la Mustang nous est présentée sous diverses éditions à diffusion plus limitées. La dernière en liste est la Bullitt 2008, une édition destinée à souligner le passage de la Mustang Fastback dans le célèbre film Bullitt, mettant en vedette l'acteur Steve McQueen.  Cette version, inspirée du modèle GT, voit sa puissance passer de 300 à 315 chevaux grâce à l'implication de Ford Racing qui aura su extirper un peu plus de puissance du moteur V8. Au chapitre des changements, on note une réponse supérieure de l'accélérateur et un régime maximal du moteur légèrement plus élevé. De plus, la Bullitt hérite d'un système d'échappement double de diamètre supérieur, ce qui minimise la restriction et apporte donc une sonorité distincte et un peu plus de puissance.

À l'extérieur, la Bullitt se distingue par de nombreux éléments, mais tout comme le modèle original, elle se veut un peu plus dénudée d'artifice.  D'une part, le fascia avant n'intègre pas les phares auxiliaires de la Mustang GT et le béquet arrière a été supprimé. De plus, les emblèmes Mustang ont été retirés pour laisser place uniquement au logo Bullitt, positionné à l'arrière sur le faux bouchon d'essence.  Finalement, la Bullitt arbore le vert Highland, imitant ainsi le modèle original de 1968. Une seule autre couleur est proposée, soit le noir. L'intérieur profite également de quelques retouches, notamment les appliqués en aluminium sur le tableau de bord et le pommeau du levier de vitesse qui est garni de chrome. Cependant, il est dommage d'apprendre qu'elle ne sera plus proposée au Canada pour 2010.

Au volant

Sur la route, la Bullitt offre un comportement rehaussé grâce au calibrage distinct de sa suspension. Le constructeur a également ajouté une barre antiroulis à l'avant, donnant un peu plus de rigidité à la caisse. La boîte manuelle à cinq rapports tire bien profit de la puissance disponible et permet de lancer la voiture avec fougue lors des départs arrêtés, un élément favorisé également par un ratio de différentiel optimisé à cet effet. Quant à la boîte manuelle, un sixième rapport permettrait cependant de réduire les régimes à vitesse de croisière et donc réduire quelque peu la consommation. De plus,  l'embrayage est lourd, ce qui développera vos mollets, surtout en zone de congestion. Avis à ceux qui doivent subir le trafic soir et matin, ce n'est probablement pas le combo idéal.

La Bullitt dispose d'un système de contrôle de la traction minimisant les dérapages du train arrière. Cependant, ce dernier n'est pas trop intrusif et il pourra être complètement désactivé, vous permettant ainsi de valser quelque peu avec la voiture. Bref, on a le sentiment d'avoir le contrôle.

Au chapitre du comportement, la Bullitt offre des dynamiques maximisant les performances, sans toute fois trop punir les passagers. Il est intéressant de constater que la Bullitt n'est pas qu'une opération marketing ou d'emblèmes. Les puristes seront séduits par ses composantes et il faut avouer que malgré l'âge de cette génération, la Mustang ne perd pas de son charme.

La Bullitt est produite à 7 700 unités pour le Canada et les États-Unis, ce qui lui assure une certaine exclusivité. Il y a fort à parier que la Mach 1 fera son apparition avant la prochaine refonte de la Mustang. 

Feu vert
Modèles plus exclusifs
Comportement rehaussé
Style réussi
Sonorité du V8 enjôleuse

Feu rouge

Embrayage lourd
Colonne de direction non télescopique
Insonorisation de l'habitacle

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