Lexus CT200h 2012, quand luxe et écologie se marient

Points forts
  • Coup de crayon heureux
  • Confort relevé
  • Équipement complet
  • Habitacle cossu
  • Fiabililté légendaire
Points faibles
  • Insonorisation ratée (pour une Lexus)
  • Puissance trop juste
  • Consommation correcte sans plus
  • Coffre et places arrière restreints
  • Prix du groupe technologie très élevé
Évaluation complète

Même si on en parle abondamment, les voitures hybrides sont encore loin d’être légion! Il faut dire que la technologie qu’elles requièrent a assurément fait déjà fuir beaucoup de clients potentiels et le coût de remplacement des batteries a eu de quoi faire faiblir les flammes les plus ardentes… même si, dans l’ensemble, lesdites batteries se sont avérées très fiables et leur durée de vie aussi longue que celle de la voiture.

Le marché de l’hybride est donc encore assez limité et question de plaire à un public de plus en plus large, les constructeurs diversifient leur offre. Par exemple, Honda offre la CR-Z aux sportifs et Toyota, par le biais de sa division Lexus, propose aux gens appréciant le luxe la CT200h. Dans le créneau du luxe, Lexus offre aussi la LS600h mais à plus de 100 000$, on comprend facilement sa faible diffusion!

Le printemps dernier, donc, la CT200h est venue grossir les rangs de l’offre hybride de Toyota. Il ne faudrait toutefois pas croire qu’il s’agit d’une voiture tout à fait nouvelle puisque le châssis et la mécanique proviennent de la modeste Prius!

Y’a de la Prius là-dessous!

Pourtant, la CT est quelques pouces (140 mm) plus courte que la Prius. Ce sont surtout les places arrière qui écopent et, un peu, le coffre (445 litres pour la Prius contre 405), ce qui est un peu étonnant, compte tenu que la clientèle Lexus apprécie généralement avoir davantage d’espace que dans une vulgaire Toyota. Côté moteur, c’est du copié-collé même si la fiche technique de la CT affiche un gros cheval de plus que celle de la Prius (135 et 134). Dans un tel cas, je me demande si ce n’est pas simplement lors de l’arrondissement quelconque d’une donnée que le moteur de la CT devient plus puissant… La transmission est à rapports continuellement variable (CVT) dans les deux cas. Le poids de la Lexus étant plus élevé que celui de la Toyota, équipement de luxe oblige, la première est désavantagée de 40 kilos par rapport à la seconde. Nous y reviendrons…

Le look de la CT200h est nettement plus invitant que celui de la Prius et il faut donner le crédit aux designers qui ont su cacher les origines modestes de la voiture. Même dans l’habitacle, on retrouve le luxe habituel aux produits Lexus. Les matériaux sont agréables au toucher et ils sont assemblés avec une précision maniaque. Bien entendu, tous les accessoires qui facilitent la vie affichent présent, même dans la version de base (climatiseur deux zones, radio satellite de belle sonorité, compatibilité Bluetooth, moquette épaisse partout, etc) et très présents dans les Touring, Premium, F-Sport (qui ne semble pas apporter grand-chose de vraiment sportif) et Technologie.

Les sièges avant sont très confortables, de même que ceux à l’arrière même s’il faut se contorsionner un peu pour accéder à ces derniers. La place centrale, toutefois, ne mérite pas de figurer dans une Lexus. Les dossiers s’abaissent pour former un fond plat avec le coffre. Celui-ci, dont l’ouverture est petite, n’est pas très vaste mais on apprécie vite les bacs de rangement placés sous le plancher.

Urbains demandés

Côté conduite, la CT200h saura satisfaire… les écolos urbains. Tout comme la Prius, elle est infiniment plus à l’aise dans un centre-ville bondé que sur les longues autoroutes quoiqu’il ne faille pas, non plus, considérer la CT200h comme une smart! En fait, si elle se fait davantage apprécier en ville, c’est surtout à cause de sa motorisation hybride qui affectionne les arrêts (le moteur à essence stoppe net) et les freinages où le système de récupération d’énergie envoie des électrons à la batterie pour la recharger.

Bien que le mandat d’une hybride soit d’économiser la planète au lieu de privilégier le plaisir de conduire, la faible puissance du moteur combinée à la boîte CVT n’est pas de nature à encourager les promenades, longues comme petites. Chaque accélération est accompagnée d’une sonorité bien peu élégante, surtout dans une Lexus. Les ingénieurs ont sans doute voulu économiser des kilos en appliquant des matériaux isolants avec parcimonie…

Le conducteur peut choisir entre trois modes : Eco, Normal et Sport. Le mode Eco, vous l’auriez deviné, privilégie l’économie d’essence et il permet de rouler plus longtemps en se servant uniquement des batteries. Mais le moindre changement d’angle de l’accélérateur et le moteur à essence intervient! Pour un minimum de plaisir, il faut opter pour le mode Sport qui, sans changer radicalement le comportement de la voiture, la rend plus agréable à vivre. Les accélérations et les reprises sont plus nerveuses et, malgré cela, la consommation demeure modérée.

Relativisons…

Durant la semaine d’essai où votre journaliste préféré n’a pas adopté une conduite différente, la CT200h a consommé 6,2 litres d’essence régulière tous les 100 km, ce qui, de prime abord, ne semble pas extraordinaire. Il convient toutefois de relativiser cette cote, bien loin des 4,6 litres annoncés par Lexus. Tout d’abord, les gens qui sont prêt à débourser une somme appréciable pour se déplacer au volant d’une hybride ont, habituellement, un comportement routier « vert », ce qui ne fut pas le cas lors de notre semaine d’essai. Aussi, le système de Toyota est avantagé par une conduite en ville et c’est à peine si nous avons parcouru 20% de nos 400 km en milieu urbain. Et, justement, 400 km, ce n’est pas suffisant pour établir une consommation moyenne réaliste.

Sur la route, on a affaire à une voiture confortable et silencieuse (sauf lors d’accélérations) et à la tenue de route très correcte à défaut d’être sportive. La direction, un tantinet trop légère à basse vitesse, devient plus intéressante lorsqu’on gagne en vélocité et sa précision s’avère dans les normes. Le freinage, par contre, est, à mon avis, moins réussi. Les premiers arrêts nous font passer pour un débutant puisqu’ils sont difficiles à doser, because le système de récupération d’énergie. Mais on s’habitue rapidement et les freinages suivants sont plus coulés. Cependant, lors d’un arrêt d’urgence, on est surpris par la dureté de la pédale qui ne transmet que bien peu de sensations.

À 31 000$, la CT200h, sans être l’aubaine du siècle, est une bonne affaire pour quiconque recherche une voiture économe en essence et luxueuse. Il faut toutefois faire attention pour cocher les bons groupes d’options. Car une CT200h à près de 40 000$, ça fait cher pour une Prius de luxe…

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