Mazda CX-9 2011: Confort à tout faire

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2011

Les dirigeants de la compagnie Mazda ne sont pas à court d’imagination et d’audace. En fait, ils font rarement les choses comme les autres et cela leur a valu beaucoup de succès, du moins sur notre marché. Pour Hiroshima, Mazdaland c’est le Canada mais surtout le Québec. La raison en est bien simple, la plupart des véhicules produits par ce constructeur offrent un petit quelque chose au niveau de l’agrément de conduite et un peu plus de sportivité que la majorité de la concurrence.

Cela dit, le CX-9 est le véhicule le plus bourgeois dans la gamme de ce constructeur. Ça ne veut pas dire que les ingénieurs ont concocté un multisegment à la suspension guimauve, à la direction entièrement déconnectée de la route et propulsé par un moteur anémique. Non, mais si l’on compare le CX-9 au CX-7, celui-ci est de plus petites dimensions, cela va de soi, mais il est plus nerveux, plus agile et son agrément de conduite est un peu plus relevé. Toutefois, le CX9 ne doit pas être ignoré, bien au contraire.

Espace et confort

Il est certain qu’un véhicule d’une telle dimension ne peut qu’offrir à ses occupants une habitabilité de bon aloi. C’est vrai pour les places avant et celles de la seconde rangée qui sont confortables et faciles d’accès. Mais cette Mazda propose également une troisième rangée de sièges qui est peut-être moins spacieuse que les autres, mais qui est relativement accessible par l’intermédiaire d’un siège médian coulissant qui permet de se hisser aux places arrière. Si le confort de ces dernières est correct, le dégagement pour la tête sera un peu juste pour les personnes de grande taille. Ce siège se replie facilement, dégageant ainsi un espace de chargement passablement spacieux. Ce n’est pas le plus important de la catégorie, mais pas le plus petit non plus.

Il faut souligner la qualité des matériaux et de la finition de ce véhicule. La présentation de la planche de bord est sobre, certains la jugeront même trop sobre. Mais mieux vaut avoir un minimum de commandes et une présentation logique que des boutons à gogo éparpillés un peu partout. Comme le veut la tendance actuelle, les commandes de climatisation sont l’affaire de trois gros boutons faciles à trouver et à opérer. Notre modèle d’essai était doté d’un système de navigation par satellite et donc d’un écran d’affichage passablement grand et simple à consulter. Par contre, à la partie supérieure de la console verticale, on retrouve un petit centre d’information qui est difficile à lire. La position de conduite est bonne et les sièges avant confortables bien que leur support latéral soit moyen.

Parfait pour les vacances

Cette Mazda offre un équipement complet, une présentation luxueuse et est propulsée par un moteur V6 de 3,7 litres dont la puissance est de 273 chevaux. Ce qui est suffisant pour boucler le traditionnel 0-100 km/h en moins de huit secondes. Certains lui reprochent un amour inconsidéré pour les hydrocarbures. Selon plusieurs, la consommation est d’environ 14,0 L/100 km. Cependant, j’ai eu l’occasion d’effectuer un essai long terme de cette même Mazda et la consommation observée a été d’un peu plus de 12,7 L/100 km, ce qui est très correct compte tenu des dimensions et du poids de ce véhicule. Par contre, si vous êtes un conducteur impatient qui aime accélérer à fond, vous allez en payer le prix c’est certain !

Selon les modèles et les options, il est possible de commander la traction intégrale dont l’efficacité est impressionnante. Tout comme la boîte automatique à six rapports qui fonctionne sans à-coup et en douceur. Ce groupe propulseur est donc fort adapté pour la conduite sur de longues distances. L’habitabilité est bonne, le confort excellent et ce moteur est d’une grande douceur et d’une grande souplesse, ce qui facilite les longues randonnées. Soulignons au passage la présence d’un indicateur de véhicules dans l’angle mort. Ce système fonctionne très bien et il est apprécié, surtout dans la circulation dense. On peut également s’en servir pour doubler plus facilement, car il indique si l’on est suffisamment dégagé de la voiture que l’on double pour se rabattre devant celle-ci.

Et il ne faut pas croire qu’il s’agisse uniquement d’un véhicule qui a sa place sur les autoroutes. Au fil de plusieurs essais, j’ai eu l’occasion de rouler sur des routes assez sinueuses et d’adopter une conduite sportive qui n’a nullement déséquilibré ce véhicule. Il n’a pas la même sensibilité et la même rapidité de réaction que le CX-7, mais sa tenue de route est bonne. Par contre, la suspension a paru sèche sur des routes dont le revêtement était fort détérioré. Ce qui est surprenant compte tenu de la vocation plus bourgeoise de la CX-9.

Bien que la catégorie des véhicules multisegment soit encombrée de véhicules fort compétitifs et tous aussi élégants les uns que les autres, la Mazda CX-9 connaît une bonne popularité et ce n’est pas le fruit du hasard. Son niveau d’équipement, sa silhouette, son moteur bien adapté, une tenue de route sans surprise et un bon niveau de confort, voilà autant d’éléments qui prêchent en sa faveur.

Feu vert

Moteur bien adapté
Traction intégrale efficace
Tableau de bord bien dessiné
Bon comportement routier
Bonne habitabilité

Feu rouge

Dimensions encombrantes
Pédale de freinage un
peu molle
Faibles capacités
de remorquage
« Museau » avant contesté

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