Kia Forte 2011: Sobre, mais compétente

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2011

Il n’y a pas si longtemps, Kia était surtout reconnu pour ses petites voitures vendues à bas prix, et dont la silhouette était correcte, mais sans plus. Comme on dit au Québec, c’était le constructeur des « p’tits chars drabes, pas chers et protégés par une excellente garantie. » L’an dernier, le constructeur coréen a dévoilé plusieurs nouveaux modèles tous plus élégants les uns que les autres et cette fois, ils étaient dotés d’une mécanique qui nous faisait oublier les véhicules d’autrefois.
La Forte est une berline compacte qui a été lancée sous un flot d’éloges de la part de nombreux journalistes. Je m’en souviens puisque certains sont revenus très excités du lancement. Plusieurs affirmaient qu’il s’agissait de la voiture de l’année. Ce ne fut pas le cas, ni dans notre pays, ni chez nos voisins du sud, mais il n’empêche que cette berline a beaucoup à offrir.

Une élégance discrète

Peter Schreyer a été embauché comme designer en chef de Kia.  Depuis, cet ancien styliste débauché de chez Audi a réalisé des merveilles. Toutes les voitures lancées depuis son arrivée recueillent des commentaires fort favorables, et la Forte a connu sa part de louanges. Il est vrai que la silhouette n’est pas spectaculaire, mais elle est élégante et bien équilibrée. Sur le plan visuel, le point principal est cette grille de calandre dotée d’un écusson Kia bien en évidence sur la partie centrale. Soulignons en passant que la version coupé (justement appelée Koup) est plus spectaculaire, mais elle ne cible pas la même clientèle.  L’acheteur de la berline, ou plutôt l’acheteuse, car plusieurs dames semblent craquer pour ce modèle, sont à la recherche d’une voiture jolie, mais pas nécessairement tape-à-l’oeil.  Les deux modèles, coupé et berline, se partagent le même tableau de bord et celui-ci mérite des éloges autant pour sa présentation que pour son ergonomie. Les commandes centrales sont placées dans une console verticale qui est surplombée par un petit tableau indicateur. Juste en dessous de celui-ci se trouve le bouton d’activation des clignotants de secours. Une excellente position, car il faut parfois chercher pour trouver cette foutue commande. Sont ensuite superposées les commandes audio et celles de la climatisation.  Comme c’est pratiquement devenu la règle maintenant, les réglages de la climatisation sont constitués de trois gros boutons circulaires, dont le principal est placé en plein centre pour le réglage du flot d’air dans l’habitacle. La console entre les deux sièges avant possède une prise de courant de 12 volts de même que des points d’accès pour les lecteurs iPod et MP3.

Ce n’est pas toujours le cas des voitures de cette catégorie, mais sur les trois branches du volant, on retrouve différentes commandes, que ce soit pour les réglages audio, le commutateur du régulateur de croisière et celui de la téléphonie. Enfin, la qualité des matériaux est bonne et la finition sérieuse pour une voiture de ce prix et de cette catégorie. Par ailleurs, la position de conduite serait meilleure si le volant était réglable en profondeur et pas uniquement à la verticale. Toutefois, compte tenu du prix demandé, il ne faut pas être trop exigeant à ce chapitre.

Par ailleurs, on accorde de bonnes notes aux sièges avant qui sont confortables, mais qui, comme toujours, manquent de support latéral. Les places arrière seront surtout appréciées par les personnes de taille moyenne. Un grand de six pieds s’y sentira à l’étroit.

Opinions diverses

L’an dernier, à la suite du lancement de ce modèle, la plupart des essayeurs avaient des propos dithyrambiques concernant le comportement routier et la tenue de route de cette voiture. Mes attentes étaient donc fort élevées lorsque je me suis glissé derrière son volant. Compte tenu de la motorisation disponible, je ne m’attendais pas à des performances spectaculaires, mais à un agrément de conduite relevé. Un peu comme cette nouvelle Mazda2 dont le moteur est moyennement puissant, mais qui se démarque par sa tenue de route. Je dois avouer que j’ai été quelque peu déçu au premier contact.

Mais au fil des jours, j’ai appris à découvrir les qualités de cette berline. Ce n’est pas la plus spectaculaire, ni la plus performante, mais elle offre quand même un excellent rapport qualité-prix. Si ce n’est que son comportement routier pourrait être un peu plus relevé, force est d’admettre que pour le reste, c’est plus que correct.  Le moteur des versions EX et LX est un quatre cylindres 2,0 litres produisant 156 chevaux et associé de série à une boîte manuelle à cinq rapports. Si vous voulez confier le passage des rapports à une boîte automatique, celle-ci est à quatre vitesses. Ce moteur offre des performances correctes, mais il est bruyant lorsque sollicité. Le modèle SX est pour sa part doté d’un quatre cylindres de 2,4 litres produisant 173 chevaux. La boîte manuelle est à six rapports et l’automatique en possède une de moins. C’est mieux en fait d’accélération et de douceur.

Soulignons en terminant l’arrivée en cours d’année d’une version cinq portes à hayon. Elle se démarquera par une nouvelle grille de calandre et une assise plus basse, et proposera une nouvelle transmission à six rapports. Les moteurs devraient demeurer les mêmes.

Feu vert

Excellente garantie
Silhouette élégante
Tenue de route correcte
Prix compétitifs
Finition sérieuse

Feu rouge

Pneumatiques moyens
Agrément de conduite mitigé
Moteurs bruyants
Sautillement de la suspension

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