Audi A4 2011: Une belle réussite

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2011

Entièrement redessinée il y a deux ans, la superbe A4 poursuit sa route en 2010 en proposant un look ravageur, une tenue de route devenue presque aussi sportive que celle d’une BMW et un confort aussi souverain que celui d’une Mercedes-Benz. Une réussite sur tous les plans ? Presque…

Le moins que l’on puisse dire c’est que la A4 a de la gueule, particulièrement dans le cas du modèle de type familiale qui est, à mon avis, encore plus réussi que la berline. La qualité d’assemblage est de premier plan tout comme celle des matériaux utilisés pour l’intérieur et, de ce côté, Audi fait encore et toujours figure de leader dans l’industrie automobile. C’est toujours la référence en la matière aussi bien pour les modèles de prix plus abordable que pour la très luxueuse A8. Le châssis fait montre d’un bel équilibre, surtout lorsque la voiture est équipée de l’option Audi Drive Select permettant de «personnaliser» les paramètres de performance des suspensions, de la direction, de la boîte automatique, ainsi que de la réponse à l’accélérateur par la voie de l’électronique. Aussi, le moteur turbo de 2,0 litres s’est maintes fois mérité une place dans la liste très sélecte des dix meilleurs moteurs au monde selon le réputé magazine spécialisé Ward’s Auto World. Évidemment, la présence du rouage intégral assure une parfaite maîtrise, peu importe les conditions routières. Il est difficile de trouver mieux.

Des prix corsés

C’est du côté des prix que ça se gâte pour la belle d’Ingolstadt, et c’est la faute de la concurrence directe. Au Canada, une lutte de tous les instants s’est instaurée entre BMW et Mercedes-Benz pour atteindre la première position en ce qui a trait à la quantité de véhicules vendus par année, avec le résultat que ces deux marques proposent maintenant de nombreux incitatifs pour tenter de damer le pion à la marque rivale, ces deux constructeurs étant plus à la recherche de parts de marché que de profits record. Jusqu’à maintenant, Audi a refusé de se prêter à ce petit jeu, préférant vendre ses véhicules au mérite, ce qui signifie que les prix des véhicules, de leurs options, ou encore leurs taux de financement sont souvent plus élevés.

La S4, un véritable « sleper »…

L’histoire récente du modèle S4 nous présente tour à tour une voiture animée par un moteur V6 de 2,7 litres et deux turbos qui a été délaissé en 2003 au profit d’un V8 atmosphérique de 4,2 litres, afin d’opposer une concurrence plus relevée à la BMW M3 de l’époque. Aujourd’hui, la mission première de la S4 n’est plus de rivaliser avec la M3, mais bien de se mesurer aux BMW 335i et Mercedes-Benz C350, entre autres. Voilà ce qui explique en partie pourquoi le V8 est maintenant remplacé par un V6 de 3,0 litres avec compresseur volumétrique développant 333 chevaux, soit 15 de moins qu’auparavant. Cependant, le V6 suralimenté offre plus de couple, consomme moins et surtout permet à la S4 de retrouver un meilleur équilibre, le V6 étant moins lourd que le V8, ce qui autorise une meilleure répartition des masses et une réduction de la tendance
marquée au sous-virage qui était le propre de la S4 de génération précédente.

Sur circuit, dès les premiers tours de piste, la S4 impressionne par son équilibre et par sa tenue de route grâce à son rouage intégral, mais surtout grâce à son différentiel arrière sport, qui est offert en option et qui achemine plus de couple à la roue arrière extérieure en virage, ce qui aide la voiture à mieux négocier les courbes en réduisant le sous-virage. De plus, ce différentiel autorise une légère glissade du train arrière en sortie de virage en accélération franche. Tout simplement génial. Pour les vrais amateurs de conduite sportive, voilà une option qui doit obligatoirement figurer sur la commande, tout comme le système « Audi Drive Select », qui permet non seulement au conducteur de calibrer la fermeté des suspensions et de la direction ainsi que la réponse du moteur à la commande des gaz, mais également de calibrer chacun de ces paramètres, indépendamment l’un de l’autre, afin de « personnaliser » la réponse du châssis. C’est alors un jeu d’enfant d’adopter le mode « confort » pour les routes balisées pour ensuite passer en mode «dynamique » sur le circuit ou simplement pour négocier une bretelle d’accès à l’autoroute en conduite de tous les jours.

Parmi les points faibles, on peut noter que la boîte manuelle à six vitesses n’enchante pas particulièrement en raison de la course un peu longue et « caoutchoutée » du levier. De plus, le V6 suralimenté exige que l’on soit toujours sur le bon rapport de boîte afin d’éviter le léger délai à l’accélération. La boîte à double embrayage S tronic est également au programme, et comme elle compte sept rapports plutôt que six et qu’elle les passe beaucoup plus rapidement que le conducteur ne pourrait le faire, il est facile de la recommander à l’acheteur.

Côté style, la S4 ne se démarque pas tellement de la simple A4, ce qui en fait un véritable « sleeper », et l’habitacle est presque en tous points conforme à celui de la A4, exception faite des sièges sport plus moulants et de certains détails de présentation. Comme toujours, Audi impressionne par le choix de matériaux de qualité pour la réalisation de l’habitacle, et la qualité d’assemblage demeure inégalée
dans toute l’industrie automobile.

Feu vert

Ligne élégante
Moteur performant
et économe
Rouage intégral performant
Qualité des matériaux et
de l’assemblage

Feu rouge

Prix élevés
Coût des options
Moteurs qui exigent
du carburant super

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