Aston Martin Vantage 2011: Minimum 420, maximum 510

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2011

C’est une intéressante proposition que fait Aston Martin pour la cadette de la marque, à savoir d’en offrir deux versions animées respectivement par le V8 de 420 chevaux, qui était précédemment le seul moteur offert pour la Vantage, ainsi que par le V12 de 510 chevaux emprunté à la DBS. Équipée de ce moteur plus puissant, la Vantage se permet même de porter ombrage aux DB9 et DBS.

Pour 2011, Aston Martin remet la Vantage au goût du jour avec une édition spéciale appelée N420, qui a été créée afin de commémorer sa participation aux 24 Heures du Nürburgring. Le V8 demeure inchangé, mais son échappement a été modifié pour lui conférer une signature vocale encore plus frappante, et la voiture reçoit en dotation de série l’ensemble sport comprenant des suspensions plus fermes. La « plastique » de la N420 a également fait l’objet de subtiles retouches, puisqu’elle reçoit des bas de caisse ainsi qu’un bouclier avant reprofilés, de même que des roues exclusives à cette édition spéciale. De plus, l’ouverture de la calandre est cerclée d’une mince bande de couleur contrastante, tout comme sur les modèles de la marque, lorsque l’acheteur opte pour une peinture provenant du catalogue Race Collection.

L’épreuve du circuit

Sur le Circuit Mont-Tremblant, la V8 Vantage n’est pas aussi rapide qu’une Porsche 911, l’Allemande étant plus légère, ce qui a une incidence directe sur les performances en piste, le poids plus élevé de la Britannique affectant les distances de freinage, la vitesse de passage en virage de même que les ré-accélérations en sortie de courbe. De plus, la boîte Sportshift avec paliers de commande au volant ne dispose que d’un seul embrayage, plutôt que deux comme c’est de plus en plus la norme, et cette boîte ne
permet pas le passage au rapport supérieur si l’ordinateur détecte que l’angle du volant est encore trop prononcé en sortie de virage. Aussi, la V8 Vantage exige une bonne pression sur la pédale de frein avant que l’on ne ressente l’entrée en action des étriers de marque Brembo.

La plus petite sportive à moteur V12 au monde

Singulière distinction que celle qui est accordée à la V12 Vantage, soit celle de la plus petite sportive à moteur V12 au monde en raison de ses dimensions compactes, puisque sa longueur n’est que de 4,38 mètres. C’est donc un véritable tour de force qui a été accompli par les ingénieurs qui ont réussi à loger le le moulin de la DBS dans le compartiment moteur de la Vantage, puisqu’ils ont dû revoir les systèmes de lubrification et de refroidissement du, tout en optant pour un alternateur plus compact afin de réussir cet exploit. Comme le rapport poids/puissance de la V12 Vantage est plus favorable que celui de la DBS, la cadette de la marque s’avère plus rapide, quoique de peu, en accélération, et la présence du V12 a pour effet de littéralement transformer le comportement de la Vantage, qui offre alors un dynamisme épatant, en
raison du couple nettement supérieur du moteur plus puissant.

La boîte est une manuelle à six vitesses, développée par l’équipementier italien Graziano, dont l’engagement est rapide et précis, mais le pédalier de la Vantage n’est pas disposé de façon idéale pour le talon-pointe, ce qui pose problème en conduite sportive. Pour ce qui est des freins, les ingénieurs d’Aston Martin sont allés puiser dans le stock de pièces de la DBS pour équiper la V12 Vantage de freins en céramique de carbone.

Qu’il s’agisse de la Vantage à moteur V8 ou V12, l’ouverture des portières se fait de façon singulière puisqu’elles pivotent légèrement vers le haut, comme c’est le cas sur les autres modèles de la marque, et la cadette des Aston Martin partage aussi plusieurs éléments avec la DB9, dans le but de réduire les coûts de fabrication. Un modèle roadster à moteur V8 est également offert, mais la capacité de son coffre est réduite de moitié par rapport au coupé et ne se chiffre qu’à 144 litres. De plus, le modèle roadster doit composer avec un gain de poids de l’ordre de 80 kilos puisque certains éléments de structure ont dû être ajoutés à la
voiture afin de la rigidifier en raison de la perte du toit.

Du côté de l’habitacle, on note la présentation soignée et le souci du détail, mais la présence d’un écran de navigation qui se soulève pour qu’on puisse l’utiliser détonne un peu dans cet environnement cossu. Aussi, les Aston Martin ne démarrent pas au moyen d’une simple clé, mais plutôt à l’aide d’une télécommande faite de verre ainsi que d’acier inoxydable, désignée par Aston Martin avec les termes plutôt ronflants de Emotion Control Unit, que l’on doit insérer dans la planche de bord puis pousser pour mettre le moteur en marche. Quand on vend ses voitures à un prix aussi élevé, même la clé se doit de faire son cinéma…

Superbement dessinée, la Vantage partage une filiation évidente avec les DB9 et DBS, ce qui en fait l’un des sportives les plus élégantes actuellement, et l’arrivée du moteur V12 lui permet de jouer le grand jeu avec un dynamisme plus relevé. Le choix d’une Aston Martin confère à l’acheteur une exclusivité assurée, en raison de la production très limitée de la marque britannique, et le style intemporel de ces voitures ne laisse personne indifférent. Mais comme toujours avec ces belles Anglaises, leur caractère à part et leur fiabilité n’est pas toujours au rendez-vous. Mais pour plusieurs, c’est ce qui fait leur charme.

Feu vert

Silhouette superbe
Exclusivité assurée
Sonorité envoûtante
Disponibilité du V12

Feu rouge
Fiabilité aléatoire
Poids élevé
Visibilité vers l’arrière
Transmission peu concurrentielle

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