Au volant de l’Audi Sport TT Cup

En sport automobile, les succès de la marque Audi sont nombreux et sa domination aux 24 Heures du Mans dans les plus récentes années, avec 13 victoires entre 2000 et 2014, en est la démonstration la plus éloquente. Afin de préparer la relève pour l’avenir, la division Audi Sport a créé l’an dernier le championnat monotype Audi Sport TT Cup, où les jeunes espoirs peuvent se mesurer à armes égales au volant de voitures de course rigoureusement identiques développées sur la base du Coupé TT.

Au cours d’une brève séance d’essais réalisés sur le circuit d’entrainement du Centre Audi Motorsport de Neuberg en Allemagne, j’ai eu l’occasion de prendre le volant d’une voiture de cette série sous la supervision de Markus Winkelhock, pilote pour Audi en Série GT et coach des pilotes de la série TT, et de Marco Werner, trois fois vainqueur des 24 Heures du Mans. 

C’est du très sérieux…

Premier constat, l’Audi Sport TT Cup est une authentique voiture de course. La structure monocoque, composée d’aluminium et d’acier, est prélevée sur les chaînes de montage de la voiture de série, mais l’habitacle a été complètement dépouillé pour permettre l’installation d’une cage de sécurité, ainsi que d’un siège de compétition emprunté à la R8 LMS de course. Le cockpit est complété par un volant de course amovible, sur lequel on retrouve les principales commandes et les paliers de changement de rapports.

La motorisation est identique à celle du Coupé TTS avec le moteur quatre cylindres de 2,0 litres EA888 qui est jumelé à la boîte à double embrayage à six rapports. La voiture de course n’est cependant pas dotée du rouage intégral, c’est plutôt une simple traction qui dispose toutefois d’un différentiel à glissement limité provenant de chez Haldex.

On complète le tout avec un échappement de compétition, des suspensions modifiées, des freins de compétition et des jantes chaussées de pneus slicks de marque Hankook, et l’Audi Sport TT Cup affiche seulement 1 125 kilos à la pesée. Comme son moteur développe 310 chevaux, voire même 340 pendant 15 secondes lorsque le pilote appuie sur le bouton Push-to-pass, les sensations fortes sont garanties…

Une voiture presque vivante

Une fois bien sanglé à bord, il suffit d’actionner l’interrupteur-maître puis celui de l’allumage avant d’appuyer sur le bouton de démarrage pour une brève séance de cinq tours de piste. Dès la mise en marche, on perçoit tout de suite la sonorité du moteur qui est nettement plus présente, échappement de compétition oblige.

J’ai fait quelques tours de reconnaissance du circuit avec une R8 V10 auparavant, mais là, c’est carrément autre chose… J’effectue presque un tour complet pour découvrir les réactions et les sensibilités de la voiture en faisant monter les pneus en température, puis je me laisse prendre au jeu alors que la Audi Sport TT Cup se laisse apprivoiser et qu’elle m’incite à aller de plus en plus vite.

Au fil des tours, je découvre une voiture très agile et très équilibrée qui réagit instantanément à la moindre sollicitation. En relâchant les freins tout en plongeant vers le point de corde d’un virage, il est possible de provoquer une belle rotation de la voiture en faisant glisser légèrement le train arrière. Je ne l’ai pas réussi parfaitement à toutes les occasions, mais j’ai pris un sacré plaisir à chaque tentative…

Du bonheur à l’état pur…

Le circuit d’entrainement de Neuberg est à la fois court et serré, la vitesse maximale atteinte au bout de la ligne droite dépasse à peine les 160 kilomètres/heure, mais c’est la vitesse de passage en virage qui étonne. Aussi, le moteur livre son couple maximal à 5 500 tours/minute, donc il faut passer les rapports rapidement si l’on ne veut pas provoquer l’entrée en action du rupteur programmé pour 6 800 tours/minute. 

Vers le troisième tour, je me suis mis à penser que la courbe de couple de ce moteur rappelait un peu celle d’un moteur diesel. Pas de grosses envolées lyriques, juste une poussée linéaire et soutenue vers le prochain virage. Je commençais à peine à me sentir à l’aise lorsque Markus Winkelhock me signale à la radio que ma séance est terminée. Il n’y a que deux voitures de course disponibles aujourd’hui et nous sommes plus d’une vingtaine de journalistes en provenance de plusieurs pays qui ont été conviés à en faire l’essai…

Ce fut donc bref, mais très intense et je me sens privilégié d’avoir été le seul journaliste canadien invité à ce programme très sélect organisé par la division Audi Sport. Après tout, quoi de mieux que de faire l’essai sur circuit d’une voiture de course en étant guidé par des experts comme Markus Winkelhock et Marco Werner? Ça n’arrive pas tous les jours et je recommencerais n’importe quand…

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